Les enregistrements de nos conférences

    • Thomas Gergely: les mécanismes généraux et spécifiques de la haine

      Cette activité s'est déroulée le Jeudi 13 Février 2020 à 20:00
      Réflexion et débat

      Par Thomas Gergely, Directeur de l’Institut d’Etudes du Judaïsme à l'ULBLes mécanismes généraux de la haine, ceux qui poussent à tuer des gens avec lesquels, jusqu’alors, on vivait généralement en bonne entente, se déclinent suivant un paradigme d’une dizaine de facteurs. Ceux qui portent à la haine antisémite en sont, très souvent, des cas particuliers qui constituent la spécificité de cette interminable animosité-la.Ce sont des mécanismes qu’au fil de l’exposé on s’attachera à élucider.Modérateur de la soirée: Nicolas Zomersztajn, Rédacteur en chef de "Regards".

    • Michel Kichka: Falafel sauce piquante (éditions Dargaud)

      Cette activité s'est déroulée le Jeudi 6 Février 2020 à 20:00
      Réflexion et débat autour d'un livre et de son auteur

      L'Israël dessinée dans les médias, trop souvent réduite au conflit israélo-palestinien qui exacerbe le monde entier ne correspond pas toujours à l'Israël de Michel Kichka dont il connaît le peuple. "Falafel sauce piquante" est le récit autobiographique romancé de son rapport à ce pays. Quarante et une années de vie adulte à Jérusalem racontées à travers ses rencontres, ses souvenirs, les événements politiques, une vie dans une Terre de conflits, mais aussi Terre de miracles.Michel Kichka est né en Belgique en 1954.Il est cartooniste, illustrateur et professeur aux Beaux-Arts de Jérusalem.Depuis 1995, il travaille comme caricaturiste politique à la télévision israélienne. Ses dessins sont publiés dans le monde entier.Il a publié deux albums de bandes dessinées chez Dargaud, "Deuxième génération" en 2012 qui raconte ses relations avec son père, rescapé des camps de concentrationset "Falafel sauce piquante" en 2018.Michel Kichka s'est également beaucoup investi dans des associations telles que Cartooning for Peace, aux côtés de Plantu.La conférence sera suivie d'une séance de dédicaces. Les deux BD de l'auteur seront en vente sur place.

    • Guy Haarscher : Existe-t-il une philosophie juive ? Introduction

      Cette activité s'est déroulée le Mercredi 5 Février 2020 à 20:00
      Atelier de philosophie politique

      DANS  LE CADRE DU 60ème ANNIVERSAIRE DU CCLJGuy Haarscher est professeur émérite de l’Université libre de Bruxelles et professeur au Collège d’Europe à Bruges. Il a enseigné durant de nombreuses années à la Duke Université (Caroline du Nord, Etats-Unis) et à la Central European University de Budapest.Guy Haarscher partira du livre de Maurice-Ruben Hayoun, Petite histoire de la philosophie juive, pour essayer de clarifier cette question, qui est loin d’être simple.Existe-t-il une philosophie juive, comme il existe une philosophie grecque ou une philosophie allemande? Pas vraiment, mais il existe, à n'en pas douter, différents systèmes qui ont tenté, au cours des âges, de fournir du judaïsme une description philosophique.L'Atelier sera suivi d'échanges et d'une séance de questions-réponses.

    • Rencontre exceptionnelle avec les Frères Dardenne ! - PODCAST

      Cette activité s'est déroulée le Vendredi 24 janvier 2020 à 19:30
      Réflexion et Débat autour d'un Film et de 2 Réalisateurs

      DANS LE CADRE DU 60ème ANNIVERSAIRE DU CCLJ. Dès 19H30 accueil par Isi Halberthal, Président du CCLJ et projection du dernier film des Frères Dardenne, « Le jeune Ahmed », prix de la mise en scène au Festival de Cannes 2019.(Drame, 2019, 1h24)Avec Idir Ben Addi, Olivier Bonnaud, Myriem Akheddiou Dialogue avec le public sous forme de questions réponses sur le film, sur le parcours et la filmographie de Luc et Jean-Pierre Dardenne. Modérateur de la soirée: Nicolas Zomersztajn, Rédacteur en Chef de RegardsJean-Pierre Dardenne a étudié l’art dramatique à l’IAD de Bruxelles. Luc Dardenne, de son côté, a étudié la philosophie et la sociologie.Ils réalisent des documentaires engagés dans les années 70. En 1994, ils fondent la société « Les Films du Fleuve ». Ils réalisent leur premier long-métrage en 1987, « Falsch », adaptation d’une pièce de théâtre se penchant sur le dernier survivant d’une famille juive exterminée par les nazis. Ce film marque un tournant dans leur carrière : le passage à la fiction.Ils attendront 1996 pour être découverts à la Quinzaine des réalisateurs à Cannes avec « La Promesse ». Ils remportent une première Palme d’or au Festival de Cannes avec « Rosetta » en 1999. Trois ans plus tard, Olivier Gourmet sera, lui aussi, récompensé par un Prix d’interprétation au Festival de Cannes pour son rôle dans «Le Fils». En 2005, ils gagnent une nouvelle Palme d’or pour le film «L’Enfant» rejoignant le clan très fermé des cinéastes doublement palmés. Avec « Le Silence de Lorna », drame sur l’immigration clandestine, ils remportent le Prix du scénario en 2008 et, en 2011, « Le Gamin au Vélo » remporte le Grand Prix à Cannes.Plus tard, ils réaliseront « Deux jours, une nuit » avec l’actrice Marion Cotillard et « La Fille inconnue » avec Adèle Haenel. En 2019, ils remportent le prix de la Mise en Scène au Festival de Cannes avec « Le Jeune Ahmed ». Le film raconte le destin d’un jeune adolescent musulman qui se radicalise.

    • Dis, c'est quoi les théories du complot ? par Sébastien Chonavey

      Cette activité s'est déroulée le Vendredi 17 janvier 2020 à 20:00
      Cycle de réflexion sur la question du complotisme

      Auteur : Sébastien Chonavey
      Préface : Emmanuelle DanblonModératrice : Nadia Geerts« L’attaque du 11 septembre a été organisée par les services secrets israéliens », « l’homme n’a pas été sur la Lune, tout a été filmé dans un hangar par Stanley Kubrick », « des hommes lézards extraterrestres dirigent le monde »... On ne compte plus le nombre de nouvelles versions alternatives qui revisitent l’histoire sur Internet. Ce phénomène en expansion est qualifié de « théorie du complot ».Que recouvre exactement cette notion à la mode ? Est-ce un véritable concept ou un fouillis idéologique servant à disqualifier certains protagonistes du débat public ? Les théories du complot ne constitueraient-elles pas, au fond, les signes avant-coureurs d’une crise sociétale beaucoup plus profonde ? C’est à ces questions (et bien d’autres) que cet ouvrage tente de répondre à l’aide d’un dialogue équilibré, une large documentation et un outil commun plus précieux que jamais : l’esprit critique.Sébastien Chonavey est professeur dans plusieurs écoles de Bruxelles. Diplômé d’un régendat en français - morale à la Haute École de Bruxelles puis d’une maîtrise en Langue et Lettres françaises et romaines à l’Université libre de Bruxelles, il s’intéresse aux théories du complot depuis ses premiers contacts avec des élèves.Nadia Geerts, agrégée de philosophie, a été longtemps professeur de morale non confessionnelle. Aujourd'hui, elle est maître-assistante en philosophie et en morale à la Haute Ecole de Bruxelles. Militante laïque, elle est également républicaine, féministe et antiraciste. D'une plume acerbe et sans langue de bois, elle est notamment l'auteure de « Fichu voile », « École, profs, élèves : la neutralité n'est pas neutre » et "Dis, c'est quoi le féminisme".

    • Islamisme à Bruxelles, l'expérience d'une Maroxelloise

      Cette activité s'est déroulée le Mercredi 15 janvier 2020 à 20:00
      Réflexion et débat

      L'islamisme a une histoire. Fadila Maaroufi nous explique comment, en tant que maroxelloise, elle a observé et vécu la montée de l'islamisme de l'intérieur à Bruxelles. Pour son mémoire de master, elle a mené une enquête anthropologique durant laquelle elle a rencontré des femmes et des jeunes femmes qui avaient besoin de reconnaissance, à qui on donnait l’occasion de prendre leur revanche. Elles sont devenues celles par qui l’Islam se propage dans la société. Leur mission, c’est la « dawa » : faire du prosélytisme pour Allah....Fadila Maaroufi a 43 ans. Elle est belge d'origine marocaine de troisième génération. Elle a travaillé durant 15 ans dans l'associatif comme éducatrice de rue. Après avoir obtenu un master en anthropologie, elle donne des formations sur la radicalisation. Elle a mené une enquête de terrain dans le cadre de ce master sur la radicalisation des femmes musulmanes à Bruxelles.

    • Santiago H. Amigorena : Le Ghetto Intérieur - PODCAST

      Cette activité s'est déroulée le Mercredi 8 janvier 2020 à 20:00
      Réflexion autour d'un livre et de son auteur

      Buenos-Aires, 1940. Des amis juifs, exilés, se retrouvent au café. Une question : que se passe-t-il dans cette Europe qu’ils ont fuie en bateau quelques années plus tôt ? Difficile d’interpréter les rares nouvelles. Vicente Rosenberg est l’un d’entre eux, il a épousé Rosita en Argentine. Ils auront trois enfants. Mais Vicente pense surtout à sa mère qui est restée en Pologne, à Varsovie. Que devient-elle ? Elle lui écrit une dizaine de lettres auxquelles il ne répond pas toujours. Dans l’une d’elles, il peut lire : « Tu as peut-être entendu parler du grand mur que les Allemands ont construit. Heureusement la rue Sienna est restée à l’intérieur, ce qui est une chance, car sinon on aurait été obligés de déménager. » Ce sera le ghetto de Varsovie. Elle mourra déportée dans le camp de Treblinka II. C’était l’arrière-grand-mère de l’auteur.Santiago H. Amigorena raconte le « ghetto intérieur » de l’exil. La vie mélancolique d’un homme qui s’invente une vie à l’étranger, tout en devinant puis comprenant la destruction de sa famille en cours, et de millions de personnes. Vicente et Rosita étaient les grands-parents de l’auteur qui écrit aujourd’hui : « Il y a vingt-cinq ans, j’ai commencé un livre pour combattre le silence qui m’étouffe depuis que je suis né ». Ce roman est l’histoire de l’origine de ce silence.Modératrice de la soirée: Claire Rozen

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