Communiqué

Non à la reconnaissance du cercle BDS par l'ULB

Mardi 22 mai 2012 par Henri Gutman, Président du Centre communautaire laïc juif

 

Le Centre communautaire laïc juif déplore la décision prise par le conseil d’administration de l’Université libre de Bruxelles (ULB) de reconnaître BDS (Boycott, désinvestissement et sanctions) comme cercle universitaire. 

Cette reconnaissance aux conséquences désastreuses va à l’encontre des valeurs sur lesquelles se fonde l’ULB. Le libre examen n’implique pas que l’on préconise le boycott de professeurs, de chercheurs et d’étudiants du fait de leur nationalité : le boycott académiquevise des citoyens israéliens non pour ce qu’ils pensent, mais pour ce qu’ils sont.Cette dérive discriminatoire permet à des groupes de diffuser en toute impunité leur haine d’Israël et non leur hostilité envers une politique menée par un de ses gouvernements.

Cette décision du conseil d’administration va à l’encontre de la politique de coopération académique menée par l’ULB avec des universités et des centres de recherche israéliens. L’ULB ne peut simultanément mener une politique académique de coopération et de dialogue avec des universités israéliennes tout en laissant se déployer des efforts politiques pour boycotter Israël et ses universités. Tout ce que l’ULB aura à gagner avec cette situation lourde d’ambiguïtés, c'est l’image d’une université impliquée dans un boycott académique et culturel inadmissible.

La reconnaissance du cercle BDS est d’autant plus incompréhensible que les campagnes de boycott académique sanctionnent un secteur d’activités de la société israélienne où les militants de la paix sont particulièrement actifs et nombreux. Le boycott académique ne pénalise en rien les tenants de la politique d’occupation et des territoires palestiniens. Ce type de campagne est non seulement injuste mais complètement contreproductif.

Nous sommes convaincus que la coopération universitaire favorise le dialogue et le partenariat pour la paix. Si des professeurs et des chercheurs israéliens et palestiniens ont maintenu des contacts étroits envers et contre tout pour qu'une véritable coopération israélo-palestinienne soit engagée bien avant qu'un accord de paix ne soit signé, il est regrettable qu’une université belge laisse se développer sur son campus des cercles qui en appellent à une logique diamétralement opposée. 

Il ne s’agit pas pour le CCLJ de nier les problèmes engendrés par l’occupation des territoires palestiniens par Israël mais notre longue expérience dans le soutien au camp de la paix israélien nous conduit à condamner vigoureusement toute campagne de boycott qui se traduit en réalité par une tentative de stigmatisation d’un pays tout entier. Stigmatisation qui, par ailleurs, ne contribuera pas à améliorer la vie quotidienne et la situation des Palestiniens.

Henri Gutman, Président du CCLJ

  


 
 

Ajouter un commentaire

http://www.respectzone.org/fr/
  • Par Droits Humains ... - 22/05/2012 - 19:37

    Déplorez si vous voulez, ne pas être d'accord est votre droit le plus stricte, mais interdire la reconnaissance d'un cercle parce que vous ne partagez pas sa ligne politique, voici qui n'est pas digne d'un défenseur des « valeurs sur lesquelles se fonde l'ULB ». En reconnaissant le cercle BDS-ULB, le Conseil d'Administration n'a fait qu'officialiser la décision de la Commission Culturelle qui date de plus d'un an et va dans le sens de l'avis juridique que les autorités ont eux-mêmes commandé.

    Vous semblez par ailleurs méconnaitre ces principes que je vous rappelle : l'avis juridique lui-même n'a pu s'appuyer sur autre chose que l'article 3 des statuts organiques qui consacre les missions essentielles de l'ULB. Quant à la liberté académique, elle renvoie selon l'avis même à la « liberté à s'organiser, jusqu'à un certain point, à l'abri des influences extérieures » pour ce qui est de sa dimension collective qui garantie l'autonomie institutionnelle de l'Université, quant à sa dimension individuelle, elle rappelle le « principe selon lequel les enseignants et les chercheurs doivent jouir, dans l'intérêt même du développement du savoir et du pluralisme des opinions, d'une très grande liberté pour mener des recherches et exprimer leurs opinions dans le cadre de leurs fonctions ». Autrement dit, il n'est nullement question d'instituer la liberté académique comme une norme au-dessus du Droit International ou comme alibi pour sanctionner toute opinion politique qui tend à la restreindre.

    Vous présentez par ailleurs une idée du boycott qui est complètement tronquée, manifestement, vous ne vous êtes même pas donné la peine de lire les statuts du cercle qui font une page en tout et pour tout ! Le boycott académique ne vise nullement les individus, encore moins les étudiants ou les chercheurs, c'est du niveau institutionnel qu'il s'agit, c'est un moyen politique et non une fin en soit, vous n'êtes pourtant pas sans savoir, ferme opposant à la colonisation que vous êtes, qu'il existe des universités établies dans des colonies ! Difficile d'être critique dans ces conditions !

    En outre, il n'est nullement question d'une « tentative de stigmatisation d'un pays tout entier », puisqu'il est complètement faux de dire que « le boycott académique vise des citoyens israéliens non pour ce qu'ils pensent, mais pour ce qu'ils sont » la campagne BDS se fait aussi l'écho des appels d'universitaires israéliens qui font partie du mouvement Boycott From Within et qui font l'objet d'intimidation. La ligne directrice est la collaboration avec la colonisation qui est un crime selon le droit international. Quant à votre accusation infamante de « diffuser en toute impunité leur haine d'Israël », en deux ans d'existence sur le campus, je vous défie d'apporter la moindre preuve de ce que vous avancez si légèrement ! Je souligne au passage que le cercle partage entièrement le combat de L'UPJB sur la question du boycott, organisation qui a été l'une de nos invitées en décembre 2010 entre autres associations belges à un débat sur la question.

    Finalement, la solidarité des cercles politiques étudiants, des Etudiants Administrateurs et des représentants des différents corps au CA a été décisive. Ce cercle est donc reconnu après un an de déboires, et pour la symbolique, quelques jours à peine après l'octroi du titre de docteur Honoris Causa à Angela Davis. Les mots qu'a prononcé le Président du CA lors de la cérémonie raisonnent encore dans mes oreilles, un discours courageux qui poussent les étudiants ainsi que toute la communauté universitaire à s'engager, margé le sous-financement de l'enseignement, malgré la crise, malgré les pressions. Je suis on ne peut plus fier d'être étudiant à l'Université Libre de Bruxelles.

  • Par Michel Bossut - 23/05/2012 - 12:45

    Je suis outré de l'attitude qu'a eue le le conseil d'administration de l'ULB !
    Je suis un ancien étudiant de l'ULB qui était très attaché à cette université.
    Je le suis beaucoup moins depuis lors !

  • Par ramuncho - 23/05/2012 - 17:41

    Ce n'est pas principalement les universités Israélienne qui sont victimes de ce boycott ( Bien qu'elles soient plutôt Chalom Archav ), c'est l'état d'Israél en entier qui est visé.

  • Par Théodore - 24/05/2012 - 9:22

    1° Aucun argument juridique ne permettait de refuser ce cercle, liberté d'expression (et d'examen) oblige.
    2° L'administration de l'ULB a été très claire sur ce qu'elle pensait d'un boycott académique d'Israël.
    3° Un groupuscule antisioniste n'engage pas toute une université.

  • Par Avinou - 24/05/2012 - 11:03

    Bonjour,

    J'adhère à 90% au communiqué d'Henri Gutman pour le CCLJ, que j'aurais pu cosigner.

    A chacun son rôle et le CCLJ n'a pas à faire de l'anthropologie sociale. Les 10% restants, c'est effectivement ce que je pense sur le fond des "militants" idiots de cercles tels que ce fantômatique BDS. Et de leur utilité dans les grandes manoeuvres mondiales et les petites ambitions locales : "speak global, think local".

    Partons du commentaire précédént, signé par un certain "droits humains pour tous " qui revendique le pluralisme des opinions (à l'université) et le droit international comme norme pour la reconnaissance du cercle et se met sous le haut patronage d'Angela Davis. Typique des inquisiteurs modernes des latitudes tempérées.
    Le droit international ? Un mantra auquels ils se réfèrent à géométrie variable. Est-il pour un boycott du régime syrien ? Ne parlons pas des universitaires syriens, déjà baillonnés depuis longtemps, pas besoin de nos comitards. Les mêmes (ou à peu près, selon les générations) ont été d'un assourdisant silence protestataire quand les muslmans d'ex-Yougoslavie se faisaient massacrés par milliers. Cela s'est passé près de chez vous.Le génocide au Rwanda ? N'en parlons même pas : une invention anglo-saxone. Reconnaissons dans ce dernier cas le mérite de Pierre Galand d'être monté au front de l'indignation.
    Pour revenir à notre objet. Je suppose qu'il faudrait un petit cours de géopolitique et d'histoire contemporaine pour expliquer à notre contempteur d'Israël que les limites des territoires dit "occupés" s'arrêtent à la ligne verte (armistice de 1949) et que l'essentiel des universités israéliennes est du côté... d'Israël. Mais reconnaît-il cet Etat, "monsieur droits humains qui pleure devant la vierge" ?
    Quant à la "stigmatisation" (on se croirait à un procès religieux) d'un pays tout entier et à la haine d'Israël, je pense qu'Henri Gutman est bien en-deça de la vérité dans son communiqué. Cela existe, je connais personnellement des "militants anti-israéliens" de ce genre de comité (ou des sympathisants). Ils ont la haine chevillée au corps (parfois inconsciemment) multipliée par la médiocrité. Ils se réfèrent systématiquement, indéfinniment aux mêmes slogans, aux mêmes groupes israéliens d'extrême-gauche pour se dédouaner de tout antisémitisme. A Stéphane Hessel, voire à Henri Goldman ou à Simone Susskind, quitte à déformer ou manipuler leurs propos. J'ai des amis juifs, disent-ils.... Mais valent-il seulement ces quelques lignes?

    Pour illustrer le cas de ce comité, comment le processus se met-il en branle ? Interogeons nos amis d'ULB Culture ou du Conseil d'Administration pour savoir qui dans les commissions introduit le loup dans la bergerie, en échange de quoi (quelles menaces) ?

    Allez, bonne semaine ensoleillée à tous et à toutes !

  • Par KOESTLER - 27/05/2012 - 10:18

    Il est plus que temps d'arrêter de larmoyer.
    Il faut tirer les conséquences des prises de position répétées des autorités de l'ULB et de leur "efficacité".
    Puisque l'ULB tolère un boycott raciste et antisémite, les mesures suivantes s'imposent :

    1°) Plus un étudiant juif à l'ULB;
    2°) Gel de la coopération des universités israéliennes avec l'ULB;
    3°) Intervention auprès de l'ADL (USA) et des universités américaines pour leur demander une action de boycott de l'ULB
    4°) Dépôt d'une plainte auprès de l'UNESCO (aucune illusion mais pour voir comment elle sera traitée);
    5°) Demande d'un positionnement clair de l'U.A.E. sur cette décision du C.A. de l'U.L.B.

  • Par Théodore - 28/05/2012 - 9:07

    Il faut en finir avec toute cette hystérie complètement aveugle face aux réalités juridiques!
    L'ULB ne pouvait pas faire autrement que d'autoriser la création de ce cercle. Aucun argument juridique ne permettait de s'y opposer et, jusqu'à nouvel ordre, nous vivons dans un Etat de droit. La liberté d'expression et d'association est garantie à tous et les règlements de l'ULB ne contiennent aucun alinéa permettant d'interdire un cercle qui ne contrevient pas aux lois limitant la liberté d'expression, en tout cas a priori. Au cas où ce cercle déraperait, il sera toujours possible d'engager des poursuites à son égard.
    La direction de l'université a été assez claire sur ce qu'elle pensait de l'idée d'un boycott académique et c'est cela qui compte. La plupart des université américaines ont en leur sein des organisations prônant le boycott, on n'a vu personne appeler au boycott de ces universités.

  • Par Droits Humains ... - 31/05/2012 - 11:26

    Yo

    tout à fait dac avec "Théodore", pas la peine de taper sur l'ULB, le pauvre Recteur a fait ce qu'il pouvait pour bloquer la reconnaissance, maintenant sioniste ou antisioniste, tout le monde a le droit de s'exprimer..

    Etudiant à l'ULB, je suis choqué par la réac du CCLJ parce que c'est le CCLJ et pas une organisation de farfelus.. sortir un communiqué avec des contrevérités. Je rappelle encore s'il le faut que je ne discute pas le fait d'être en désaccord, mais de demander à l'ULB d'interdire = censurer !! et ce pour le respect de la liberté et des valeurs de l'ULB!!

    Venir avec une présentation du boycott en toute contradiction avec les statuts du cercle, non seulement ce n'est pas honnête, mais c'est du procès d'intention puisqu'on accuse à tout va de prêcher la haine et je ne sais quoi... je comprends la condescendance et le mépris (je m'attend pas à un oscar) mais pas la calomnie !

    Malgré que j'ai exposé ce que c'est le boycott selon les statuts dans le poste précédent, les mêmes accusations continuent...

    Il est certes réconfortant de penser que le cercle BDS rassemble dfes antisémites tous arabes par ailleurs animés par la haine de la liberté... dans ce cas y a pas de discussion possible, surtout en temps d'examens...

    Je puis vous assurer que les fanatiques ne sont pas de ce coté, puisque le BDS est un moyen politique, pas une fin...

  • Par Théodore - 31/05/2012 - 15:48

    Précisons, pour éviter toute confusion avec l'intervenant "Droits humains.." que je suis opposé au boycott et particulièrement au boycott culturel et académique et que j'ai les plus grandes inquiétudes quant aux motivations profondes des membres du cercle BDS et ce, quelles que soient les positions qu'ils défendent officiellement.

  • Par jeanmarc - 31/05/2012 - 17:57

    <p>Ben voil&agrave; !&nbsp;Il conviendra dor&eacute;navant d&#39;envisager ce qui est devenu n&eacute;cessaire voire obligatoire par les temps qui courrent : repr&eacute;ciser le cadre dans lequel la libert&eacute; d&#39;expression peut avoir lieu car clairement : le boycott est avant tout la manifestation d&#39;un groupe de pression qui cherche &agrave; peser non pas dans le d&eacute;bat ou le dialogue, mais comme la manifestation d&#39;une opinion et le passage &agrave; des mesures de r&eacute;torsion qui ne visent en aucunes mani&egrave;res la rencontre et l&#39;&eacute;change. L&#39;ULB deviendra donc par la force des choses une tribune o&ugrave; se confronteront des prises de position, mais dans lequel le d&eacute;bat est exclu. Qui peux encore aujourd&#39;hui, sans rire, croire que l&#39;ULB est l&#39;universit&eacute; du libre examen ? Le libre examen va de pair avec le d&eacute;bat, loyal et d&eacute;mocratique, entre divers d&eacute;fenseurs d&#39;opinion aussi radicales soit-elles. Mais les &eacute;v&eacute;nements plus ou moins r&eacute;cents : jeune fille juive insult&eacute;e et agress&eacute;e par d&#39;autres &eacute;tudiantes voil&eacute;es pour sa seule appartenance et sa volont&eacute; de &quot;nuancer quelque peu&quot; ce qui se passe en Palestine en plein&nbsp;cours de sociologie, check-points simul&eacute;s dans l&#39;enceinte de l&#39;universit&eacute;, conf&eacute;rence interrompue, boycott autoris&eacute; au sein m&ecirc;me de l&#39;universit&eacute;. Bref, chacun jugera du &quot;libre examen&quot;, du &quot;d&eacute;bat loyal&quot;, d&eacute;fendu par &quot;Droits pour tous-tes&quot;. Et les arguments juridiques agit&eacute;s par certains ne sont que la manifestation d&#39;un Conseil d&#39;Administration qui ne sait plus o&ugrave; il va, pourquoi il y va, pour qu&#39;y faire et avec qui...</p>

  • Par jeanmarc - 27/02/2015 - 13:28

    <p>Ben voil&agrave; !&nbsp;Il conviendra dor&eacute;navant d&#39;envisager ce qui est devenu n&eacute;cessaire voire obligatoire par les temps qui courrent : repr&eacute;ciser le cadre dans lequel la libert&eacute; d&#39;expression peut avoir lieu car clairement : le boycott est avant tout la manifestation d&#39;un groupe de pression qui cherche &agrave; peser non pas dans le d&eacute;bat ou le dialogue, mais comme la manifestation d&#39;une opinion et le passage &agrave; des mesures de r&eacute;torsion qui ne visent en aucunes mani&egrave;res la rencontre et l&#39;&eacute;change. L&#39;ULB deviendra donc par la force des choses une tribune o&ugrave; se confronteront des prises de position, mais dans lequel le d&eacute;bat est exclu. Qui peux encore aujourd&#39;hui, sans rire, croire que l&#39;ULB est l&#39;universit&eacute; du libre examen ? Le libre examen va de pair avec le d&eacute;bat, loyal et d&eacute;mocratique, entre divers d&eacute;fenseurs d&#39;opinion aussi radicales soit-elles. Mais les &eacute;v&eacute;nements plus ou moins r&eacute;cents : jeune fille juive insult&eacute;e et agress&eacute;e par d&#39;autres &eacute;tudiantes voil&eacute;es pour sa seule appartenance et sa volont&eacute; de &quot;nuancer quelque peu&quot; ce qui se passe en Palestine en plein&nbsp;cours de sociologie, check-points simul&eacute;s dans l&#39;enceinte de l&#39;universit&eacute;, conf&eacute;rence interrompue, boycott autoris&eacute; au sein m&ecirc;me de l&#39;universit&eacute;. Bref, chacun jugera du &quot;libre examen&quot;, du &quot;d&eacute;bat loyal&quot;, d&eacute;fendu par &quot;Droits pour tous-tes&quot;. Et les arguments juridiques agit&eacute;s par certains ne sont que la manifestation d&#39;un Conseil d&#39;Administration qui ne sait plus o&ugrave; il va, pourquoi il y va, pour qu&#39;y faire et avec qui...</p>

  • Par Théodore - 1/06/2012 - 9:42

    Le CA de l'ULB applique strictement le droit et s'il ne le faisait pas, on le le lui reprocherait. A considérer que le droit n'est que la "manifestation" d'une politique (ou d'une non-politique), on se retrouve sur les arguments de l'ultra-gauche (pro-palestinienne entre autre) qui rejette le droit en tant que "langage" fabriqué et instrumentalisé par la classe dirigeante.
    Par ailleurs, l'ULB n'est pas responsable de la présence en son sein de certains courants de pensée ou de nouvelles populations radicalement pro-palestiniennes. De même, et il faut aussi le reconnaître, qu'une bonne partie des étudiants juifs, formés dans les écoles et mouvements de jeunesse juifs, sont radicalement et sans nuances pro-israéliens.

  • Par Avinou - 3/06/2012 - 18:36

    Notre contempteur d'israël - le ci-devant Droits Humains pour tous-tes - étudiant ou pseudo-étudiannt, semble pas comprendre ce qui nous dérange dans son discours... Ayant royalement dépassé l'âge des premiers émois étudiants, je connais par coeur le petit jeu de "vous refusez le dialogue", nous ne sommes pas antisémites (et pas arabes, si je le lis bien), nous n'attaquons que la forme, pas le droit à l'existence des gens, etc. Bref, un dialogue de sourds: enfin, des "opinions" exprimées sur un forum.
    Appeler à la légitimation par les instances académiques d'un statut, à la référence au libre-examen (y compris pour le CCLJ), c'est exactement faire ceci : utilser les structures démocratiques pour imposer une idée par essence anti-démocratique : boycotter les intellectuels en fonction de leur origines. Quel que soit l'emballage de ce boycott (les universités israéliennes,...). Je me répète : si cela passe, toute personne consciente devra dès lors s'inquièter à l'avenir pour sa liberté d'opinion, Ici.
    Quant à Théo, il a tort de dissocier la forme juridique de l'intentionnalité des instances scientifiques. Les campus américains, dans un pays ou Israël n'est pas un gros mot, sont déjà sous la menace permanente de minorités, activites pro-boycott et "légalistes". Cette forme de boycott n'a évidemment pas été testé en Corée du Nord ou en Arabie Séoudite mais en démocratie !

  • Par laurent joseph smurf - 11/04/2015 - 18:22

    Un ami à moi vient de me faire découvrir une chose importante.

    Le boycott d’Israël, est en soit illégal, car ces discriminations n'entrent pas dans le cadre des législations commerciales entre pays alliés, là ou seuls les pays en conflit utilisent l'embargo.

    Ce boycott est organisé par des Européens sous les ordres directs de leurs employeurs, qui sont : les dictatures du moyen Orient qui financent, en somme se payent à grand coup de pétrodollars deux ou trois beatnik en solde et si bêtes qu'ils utilisent le gauchisme et l'humanisme pour faire le jeu des dictatures.

    Dans ce sens, ces superpuissances antidémocratiques de la charia, diversifient les tentacules idéologiques. Les frères musulmans sont le gros du gros, car martelant sur les ondes un islam rétrograde et la plus sauvage des ses interprétations, comme la non égalité entre les homme et les femmes, ils assurent le tissu social d'une libido injuste et glauque et synchronisée avec les malfaisances de leurs maîtres dictatoriaux, consolidant à l’intérieur le saccage généralisé et à présent, l'exportant. Il y a mille raisons à cette internationalisation de la charia des dictateurs, mais l'une d'entre elle est le fait que vague après vague d'immigrés, le nombre de moyen orientaux vivant en Europe est tel que ceux ci pourraient, c'est un fait, revenir dans leur pays d'origine et renverser les dictatures, mais surtout, occidentaliser et moderniser le moyen Orient avec pour socle fort une élite démocratique habituée au mode de vie moderne et démocratique.

    Les frères musulmans en Europe ont donc cette mission, faire en sorte de conserver les immigrés Européens dans l'arrièrisme du moyen orient. Ensuite d'autres branches naissent, comme l'achat de clubs de foot Européens, ou là, le but est de consolider l'arrièrisme propre à cette Europe minable, de beaufs, de prolos incultes, de machos en Jogging, d'attardés de la vignette à collectionner, de cerveaux mous et aigres, en somme de créer des ponts reliant les laideurs intercontinentales, des affinités de difformités, des synergies de pourrissement.

    Et, grâce à l'anticolonialisme et ses réseaux historiques forts, une autre branche est le gauchisme, qui n'a plus de penseur et va piocher dans ses anciennes luttes aujourd’hui hors sujet, s'embourbe dans le populisme et fondamentalement est tantôt une forme de débilité immature adolescente pleine de bonne intention prémâchée dans la vanité et l’auto-adulation, tantôt une sclérose de vieux crétins acides et tue l'amour n'ayant jamais élargi l’éventail de leur réflexion. En somme des pleutres hyper manipulables, du petit lait, c'est simple, aujourd'hui beaucoup de Juifs disent que l'extrême gauche, et de plus en plus la gauche, sont antisémites et l'immaturité de l'extrême gauche fait qu'elle ne dément même pas, n'y voit pas, sinon l’intérêt, le devoir.

    La colonisation, était le saccage des maîtres Européens qui souhaitant posséder plus que leurs populations éreintées, voulaient d'autres chairs à soumettre, posséder et maltraiter, et les moyens de navigation et l'armement moderne, leur ont offert le monde, transformant des griots virtuoses en homme singe fouétable au grès du sadisme, sacrée myopie !

    Israël est tout l'inverse de la colonisation et Israël le prouvera de plus en plus et je suis heureux de savoir que les gauchistes ne livreront pas les Arabes aux dictatures, que leur manque de lucidité ne créera pas cette catastrophe, et qu’Israël, en gagnant, gagnera pour tous, dans l'effort et la ligne juste.

    Mais revenons au Boycott, celui ci est généralisé, si par exemple un artiste Israélien de gauche, est, cela existe, pro palestinien, il sera lui aussi boycotté, en effet le boycott ne concerne pas que les produits, mais aussi les individus dont les artistes Israéliens. J'ai beaucoup d'amis Juifs d’Israël qui ne m'aiment plus trop parce que je défend le sionisme sur tout l'éventail et que je le fais avec force compte tenu de la parade qu'il faut effectuer devant la remontée de l'antisémitisme Européen, eux aussi, mes amis artistes Juifs qui me boudent, sont Boycottés. Ici, tout les Juifs sont mis dans le même pack de détestation. Ce n'est plus une question d'individu ou d'idéologie mais la lutte contre un peuple dans sa totalité. Les Juifs que je connais, haïssent la misogynie, la barbarie, la violence, les dictatures, et dans le même temps et en toute cohérence, ils sont prêt à se battre pour pouvoir entendre une Oum Kalsoum, lire un Salman Rushdie, regarder un Abbas Kiarostami. A contrario les Boycotteurs bannissent tout ce qui est Juif Israélien. On reconnait ce radicalisme, on sait qui l'inspire et le but global. Il suffit d'une seule ville Française à 100% humaniste et parfaite pour que tout le pays soit remis en question. Il suffit d'un seul pays démocratique et non misogyne dans le moyen orient, pour que tout soit remis en question, de l'indécrottable libido glauque qui profane le socle familial, aux multiples injustices constitutionnelles Arabes. Il suffit d'une seule bougie lumineuse pour éclairer la plus noire et profonde des nuits.

    Si les Français prolos incultes adhèrent, c'est parce qu'ils ne comprennent pas que l'anticolonialisme est passé et qu'aujourd'hui la lutte d'un cœur intelligent est la démocratisation mondiale, ou l'Europe et chaque partie du monde ne sont pas parfaits mais à améliorer. Du coup, les gauchistes prolos aident à tord des dictatures qui leur montrent la culpabilité réelle colonialiste. Évitant le complexe colonialiste, ces gauchistes choisissent la suggestion antisémite, alternant entre un mal et un mal et oubliant littéralement que le bien existe. Et qu'il s'appelle justement Israël ou le peuple Juif, depuis 3 500 ans et sans jamais faillir, continu sa ligne cohérente, même accablé de toutes parts et par les pires démons, dans les privations, les pogroms et la Shoah et aujourd'hui votre Boycott d’Israël qui n'est qu'une autre forme de mépris antisémite, la pluie acide de la saison gâché, ironie du sort, insufflé par les dictatures, ironie du sort, soutenu pas la gauche antifasciste qui renie ses fondamentaux, quel macabre jeu de chaise folle, c'est comme demander au Ché Guevara, à Gandhi, à Gavroche, aux résistants, d'aider Hitler en muselant des artistes. La gauche a dit oui, se disloquant à jamais, n'ayant plus aucun repère ni penseur et de plus en plus coupée de la pensée Juive, en somme se Chariaisant en s'engluant aux affinités électives des monstres.

    Drôle de voir qu'en plus, Israël qui est à l'avant garde mondiale, crée tant et tant d'outils incontournables, dont les processeurs d'ordinateurs.