Coronavirus/Recherche

L'Institut Weizmann en première ligne pour combattre le coronavirus

Mardi 14 avril 2020 par La Rédaction

L’Institut Weizmann des sciences de Rehovot a lancé le Weizmann Coronavirus Response Fund. Ce fonds vise à lever environ 25 millions de dollars pour la dotation urgente d’un soutien aux scientifiques qui travaillent en première ligne pour trouver des solutions afin de combattre l’épidémie.

 

En capitalisant sur la renommée mondiale de l’Institut Weizmann en science fondamentale, le Fonds contribuera à accélérer les solutions à la menace mondiale du SRAS-CoV-2, qui cause la maladie COVID-19. 

Accompagnant toute une série d’efforts de nombreux scientifiques qui se mobilisent pour rechercher des solutions de toute urgence, le Fonds accordera la priorité à trois domaines : l’augmentation de la capacité de test, le suivi des épidémies en cours de réalisation et l’avancement d’initiatives de recherche prometteuses vers des traitements et des vaccins potentiels.

Les scientifiques ont entamé une course contre la montre pour trouver un traitement, de nouveaux outils de diagnostics et un vaccin pouvant prévenir une future propagation de cette infection.

Voici trois projets en cours financés par le Weizmann Coronavirus Response Fund

Une approche générale développée par le professeur Sarel Fleishman, du département de science biomoléculaire de l’Institut Weizmann des Sciences, a récemment démontré la faisabilité d’un protocole qui pourrait accélérer le développement d’anticorps thérapeutiques, et ultérieurement d’un vaccin contre le coronavirus. Cette approche, fondée sur plusieurs outils de conception de protéines par ordinateur développés dans le laboratoire du professeur Fleishman, pourrait représenter un moyen d’arrêter la pandémie actuelle et sauver des vies.

Le docteur Diskin a lancé dans l’urgence un programme visant à la mise au point d’un traitement de la COVID-19 et reposant sur une toute nouvelle stratégie, imaginée et développée dans son laboratoire, pour lutter contre les virus transmis des animaux à l’homme.

Avec son équipe, le docteur Diskin a conçu un leurre ayant pour but d’empêcher un groupe de virus d’origine animale appelés arenavirus de se fixer aux cellules qu’ils attaquent, empêchant ainsi l’infection. Ils ont appelé cette nouvelle molécule Arenacept.

Sous la direction du Professeur Nir London, des scientifiques de l’Institut Weizmann des Sciences sous la direction du Professeur Nir London collaborent avec des chercheurs de l’Université d’Oxford, et de nombreux autres centres de recherche à travers le monde afin de développer une nouvelle approche basée sur l’intelligence artificielle et le tri à haut débit dans le but de créer de petites molécules ciblant une protéine clef du SRAS-CoV2 qui pourraient stopper et neutraliser ce virus. En intensifiant suffisamment ces recherches, on devrait pouvoir obtenir un médicament anti-COVID-19 en quelques semaines seulement.

Actuellement 30 molécules ont été identifiées comme pouvant servir de départ prometteur à de nouveaux médicaments. Une coopération internationale a été mise en place pour que tous les aspects de la mise au point d’un médicament se fassent dans un temps record. Neuf instituts, universités, entreprises privées travaillent de concert pour atteindre ce but.

Enfin, une méthode permettant de prévoir la propagation de l’épidémie de coronavirus a été conçue et développée par les professeurs Segal et Geiger de l’Institut Weizmann avec le professeur Yuval Dror de l’Université Hébraïque de Jérusalem. Cette méthode pourrait permettre aux autorités sanitaires de concentrer leurs efforts sur les zones touchées ou qui vont être touchées par l’épidémie et de prendre des mesures moins contraignantes ailleurs.

Cette méthode consiste à surveiller les symptômes d’une population en utilisant les données recueillies dans un questionnaire auquel ont répondu des personnes en bonne santé ou contaminées.

Pour ce faire, un outil appelé PredictCar a été développé. C’est un sondage qui demande quotidiennement aux individus d’indiquer leur localisation (y compris la rue et le quartier) ainsi que les symptômes associés à une infection au SRAS-Cov-2, le virus qui cause Covid-19. A ce jour, plus de 75000 Israéliens ont répondu à ce questionnaire. Les réponses permettent de suivre la propagation des symptômes causés par le virus et l’analyse repose sur les algorithmes de Big Data et de l’intelligence artificielle. Tout est fait pour garantir l’anonymat des réponses.

Si vous souhaitez apporter votre soutien à ces projets, vous pouvez faire un don en ligne sur https://www.weizmann-france.com/faire-un-don-a-l-institut-weizmann-des-sciences/#don


 
 

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