Biden & Harris 2020

Cette Amérique que nous aimons

Mardi 10 novembre 2020 par La Rédaction

Avec la victoire du ticket démocrate Joe Biden-Kamala Harris, nous pouvons enfin revoir l’Amérique telle qu’elle nous inspire et nous fait rêver.

L'homme qui n’a fait que bafouer ce qui fait la grandeur des Etats-Unis va quitter la Maison Blanche. Non seulement, Trump a érigé en qualités les pires défauts (cupidité, mensonge, impolitesse, grossièreté, vulgarité, sexisme, mépris de la culture, etc.) qu’un bon père de famille s’efforce de ne pas inculquer à ses enfants, mais il a exacerbé les haines et les divisions en affichant son soutien à des mouvements suprémacistes, racistes, antisémites et complotistes.

Ce n’est pas du tout cette Amérique qui a fait rêver tant d’immigrants juifs d’Europe orientale pour s’y installer et s’y faire une place en tant que citoyens libres et égaux.

Trump, cet homme qui se moque des soldats morts au combat (« losers » et « suckers »), n’a jamais incarné cette Amérique généreuse qui se bat pour défendre la liberté. Son Amérique, c’est America First, comme le proclamait fièrement Charles Lindbergh, cet antisémite admirateur d’Hitler.

Et surtout, Trump ce n’est pas, et ce ne sera jamais, celle de la lutte pour les droits civiques à laquelle tant de Juifs ont participé.

Cette Amérique tolérante, démocratique et respectueuse des minorités a été si bien chantée par un de ses meilleurs ambassadeurs, Frank Sinatra en 1945 dans The House in live in. Dans ce court métrage de dix minutes, Sinatra, qui semble jouer son propre rôle, réussit en quelques phrases à expliquer à un groupe d’enfants d’origines différentes la stupidité du racisme et de l’antisémitisme.

Faisant une pause lors d’une séance d'enregistrement, Sinatra sort pour fumer une cigarette dans la cour devant le bâtiment du studio. Il voit une dizaine de garçons poursuivre un garçon juif pour le tabasser. Sinatra intervient pour raisonner ces enfants : « Ecoutez les gars, l’origine n’a pas d’importance sauf pour un nazi ou qu’qu’un d’aussi stupide ». Et d’ajouter : « Mon père vient d’Italie, mais je suis américain. Je devrais détester votre père parce qu’il est né en Irlande, en France ou en Russie ? Est-ce que je ne serais pas un sombre idiot ? ».

Ce qui lui permet de leur rappeler que « nous sommes tous les Américains, que le sang d'un Américain est aussi bon que celui d'un autre et que toutes nos religions doivent être respectées de la même manière ».

Pour enfin interpréter la chanson The House in live in (That is America to me), un hymne à l’égalité américaine qu’il réinterprétera en 1985 à l’occasion du centenaire de la Statue de la liberté.

« Qu'est-ce que l'Amérique pour moi,

Un nom, une carte ou un drapeau que je vois,

Un certain mot, démocratie,

Qu'est-ce que l'Amérique pour moi,

La maison dans laquelle je vis,

Une parcelle de terre, une rue,

L'épicier et le boucher,

Ou les gens que je rencontre,

Les enfants dans l'aire de jeux,

Les visages que je vois,

Toutes races et religions,

C'est l'Amérique pour moi, … »

Le film a été réalisé par un metteur en scène juif, Mervyn Leroy et le scénario a été écrit par Albert Maltz, également un Juif qui sera ensuite blacklisté par Joseph McCarthy et sa mal nommée sous-commission des activités anti-américaines.

Plus de 75 ans après sa sortie, le message d’espoir que The House I live in véhicule est à nouveau à l’ordre du jour avec l’élection de Joe Biden et de Kamala Harris.

Voici la vidéo de cette belle chanson qui exprime bien le projet porté par le président élu, Joe Biden : https://www.youtube.com/watch?v=_PlK1XPa1dc


 
 

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  • Par Daniel donner - 10/11/2020 - 12:44

    Comme la prssse du monde entier. Il est tout noir Trump et Biden tout blanc.

    Je crois moi que le monde est gris et Trump a eu du bon comme Biden aura du beaucoup moins bon.
    Mais soyons Juif et prions pour qu arrive enfin un monde meilleur. Que les lendemains chantent enfin. Esperons que Biden en sera et ne sera pas une deception.

  • Par Henri Tcherniakowski - 10/11/2020 - 13:31

    C'est curieux cette défiance obsessionnelle envers la presse. Comme si Trump avait réussi à accréditer l'idée que les médias qui le critiquent ou lui posent des questions embarrassantes sont des menteurs.
    On peut voir que le poisson a bien mordu du côté des adeptes de la lutte contre la désinformation" et de la mise en place d'une "réinformation". Une petite musique très soutien inconditionnel au gouvernement ... quel qu'il soit...
    Henri

  • Par Amos Zot - 10/11/2020 - 18:33

    Trump a tenu tête à la Chine et à l'Iran, a fait avancer la paix au Moyen-Orient et entre la Serbie et le Kosovo .Il a obtenu que les pays européens payent une plus juste part dans le coût de leur défense. Sous son impulsion, le taux de chômage dans les minorités hispanique et noire n'a jamais été aussi faible.
    La critique est aisée mais l'art est difficile.

  • Par Maurice e. - 12/11/2020 - 1:23

    Daniel Donner, Amos Zot

    Personne ne nie que l'administration Trump a réalisé des avancées intéressantes notamment en politique étrangère et même ait présidé à la bonne santé de l'économie américaine (déjà en voie de rétablissement sous Obama après la crise financière)
    Le problème est que Donald Trump a démontré pendant ses années de pouvoir son dédain total des valeurs de la démocratie et de la vérité.
    Aujourd'hui encore , en refusant d'admettre sa défaite incontestable en propageant des mensonges éhontés, il démontre en quoi il représente tout ce qu'il y a de détestable dans l'humanité.