Aujourd'hui plus que jamais : « la haine, je dis non ! »

Mardi 17 mars 2009

 

Vendredi dernier, dans une école bruxelloise où il témoignait du cauchemar qu’il a vécu pendant la Seconde Guerre mondiale, Henri Kichka, déporté juif belge de 83 ans, s’est trouvé confronté à des propos négationnistes d’un enseignant contestant la réalité de son expérience concentrationnaire et de la Shoah. Cette négation est très inquiétante. Que faire face à des enseignants niant le génocide des juifs devant l’un de ses rescapés ? Que faire pour éviter que l’histoire soit instrumentalisée, politisée, récupérée au profit d’intérêts personnels ou communautaires ? Georges Orwell l’avait bien dit : « Qui contrôle le passé, contrôle le futur ». Quel futur voulons-nous ?
Le CCLJ condamne et déplore ce qui s’est passé et, avec plus de détermination que jamais, va continuer à s’investir dans l’éducation et la formation des jeunes, pour le mieux vivre-ensemble et contre les replis identitaires. Parce que nous voulons une Belgique meilleure, composée de jeunes adultes libres, informés, ouverts à l’autre et avertis des dangers toujours latents des totalitarismes et du racisme…
Le CCLJ tient à saluer publiquement le courage inlassable et la dignité sans faille d’Henri Kichka, ainsi que toutes les initiatives qui, à l’image du décret « Mémoire », sont mises en place pour lutter contre toutes les dérives négationnistes.
Le CCLJ prend un engagement solennel : nous ne faillirons pas à notre mot d’ordre : « La haine, je dis non ! »


 
 

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