Yagel Harel : du sacré au profane

Lundi 7 juin 2010 par Anna Stelkowicz

Le vendredi 18 juin à 20h30, au CCLJ, Yagel Harel vous plongera dans une soirée de rythmes et de chants israéliens. Rencontre avec ce musicien yéménite passionné, qui a fait de ses racines une véritable richesse.

 
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    Parler avec Yagel Harel, c’est plonger dans un monde de sons, de rythmes et de spiritualité. Yagel Harel est né dans une famille yéménite à Katzrine, une ville du nord d’Israël entourée d’une nature verdoyante. Enfant, il commence à jouer de la trompette en apprenant par lui-même, comme il le fera pour les autres instruments. C’est au travers de sa passion pour la musique qu’il retrouve ses racines. Ainsi un jour, soufflant dans le shofar de son grand-père décédé, il obtient un son qui l’émeut et dont le pouvoir l’étonne. Le grand voyage a commencé : du petit shofar, instrument traditionnel ancestral alliant mystique et énergie kabbalistique, Yagel Harel va passer au grand shofar, celui dont la modulation lui permet de transmettre des sons loin, très loin, des sons qui contournent les collines, se glissent le long des wadis et se propagent bien au-delà… pour connecter le monde en une rencontre spirituelle. Il considère le shofar (corne d’antilope) non seulement comme un moyen de transmission de la fibre juive mais aussi comme un outil thérapeutique qui permet d’approcher l’âme humaine et de progresser. Il est bon de se souvenir que le terme Shofar  vient du verbe hébreu leshaper qui signifie améliorer, donc dans le meilleur des cas : élever l’âme.

    C’est à Tel-Aviv, sur la plage, que Yagel Harel a découvert la magie des percussions. Avec ces battements, il partage avec le public un climat de joie, les grands coups de la batterie rejoignant les petits battements de cœur des participants. Car Yagel Harel a besoin des autres pour être heureux, il doit partager. Il organise « des ateliers de sons sacrés » afin d’expliquer le shofar en intégrant le chant sacré hébraïque. Il explique : « Cela débute par un petit concert, une courte explication, ensuite les djembés sont prêtés au public, pour terminer par un concert collectif ».

    Une rencontre  marquante dans le parcours de Yagel : celle d’Eyal Davidoff qui a contribué à professionnaliser sa passion pour la musique. Depuis 2000, Yagel et Eyal jouent, animent des fêtes, des événements publics et privés, organisent des stages.

    La combinaison des percussions tribales et du shofar a permis à Yagel de s’imposer sur les scènes musicales israéliennes et internationales et de collaborer avec des grands musiciens et compositeurs, tel le violoniste catalan Jordi Savall. Il n’hésite pas à introduire le shofar dans la musique klezmer et parcourt Israël avec des groupes.

    Après avoir créé une animation de percussion et shofar destinée à l’Agence juive (Taglit), il sillonne le monde. Du Lincoln Center à New York à l’Opéra national de Bordeaux, du Fanal à Paris au Festival d’Israël de Jérusalem, en passant par le Festival de Fez au Maroc et par Bozar où il s’est produit en février dernier dans le cadre d’un projet musical pour la paix et le dialogue interreligieux, Yagel Harel est porteur d’un message de paix. Il s’accorde parfaitement avec la jolie définition exprimée par Mozart « la musique, ce sont deux notes qui s’aiment ».

    N’hésitez pas à découvrir ce musicien plein de talents et à participer à la soirée du 18 juin organisée au CCLJ. Les rythmes de Yagel Harel devraient vous envoûter. 

     


     
     

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