Concert

Un trio à cordes détonant !

Dimanche 7 novembre 2010 par Anna Stelkowicz

Le CCLJ propose un grand concert le vendredi 26 novembre avec trois artistes de talent, Michaël Guttman, Stijn Kuppens et Anne Leonardo, et un programme comprenant Bach, Beethoven, Martinu et Gideon Klein. En special guest : Tcha Limberger. A ne manquer sous aucun prétexte !

 
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    Diplômé de la Julliard School après avoir été le plus jeune violoniste jamais admis au Conservatoire de Bruxelles, Michael Guttman est loin d’être un inconnu pour la communauté juive de Bruxelles car Bruxelles est la ville où il est né, où il a fondé une famille. A l’image de son mentor, Isaac Stern, il a travaillé avec nombre de compositeurs israéliens. Salué par le New York Times comme « un violoniste avec une incroyable richesse de couleurs sonores » et proclamé par le Jerusalem Post « le Chagall des violonistes », Michaël Guttman joue en tant que soliste et en récital dans les salles les plus prestigieuses. Ses enregistrements des concertos pour violon révolutionnaires du 20e siècle avec le Royal Philharmonic et l’Orchestre Philharmonia ont été diffusés par la BBC dans 110 pays. 

    Artiste invité dans les festivals, il est actif en tant que directeur musical et chef ?d’orchestre. De nombreux ?orchestres à travers l’Europe l’appellent pour diriger ou jouer. Michaël Guttman est également le principal chef invité de l’Orchestre de chambre de Bruxelles, le leader du célèbre quatuor Arriaga String Quartet et de la Michael Guttman Tango.

    Anne Leonardo est, quant à elle, issue du Conservatoire royal de Bruxelles avec les plus hauts titres pour le violon et la musique de chambre. Elle est également graduée de la Chapelle musicale Reine Elisabeth et demi-finaliste au Concours Reine Elisabeth. Elle a fait partie d’ensembles prestigieux comme le Théâtre de la Monnaie, Het Nieuw Belgisch Kamerorkest, I Fiamminghi, l’Opéra Flamand et occupe actuellement la place d’alto-solo à l’Orchestre de chambre de Wallonie parallèlement à une carrière de chambriste, aussi bien en Belgique qu’à l’étranger.

    Reculer l’horizon

    Enfin, le parcours de Stijn Kuppens est attachant. Après avoir étudié le violoncelle pendant son adolescence, il a entamé des études universitaires. Devenu ingénieur commercial à 22 ans, il réalise que la musique lui importe plus que tout et nous fait part de l’émotion incontrôlable et inexplicable qui l’a submergé lorsqu’il en a pris conscience. « La musique s’est manifestée à moi au travers de son absence… elle s’est imposée par le manque », nous confie-t-il. Il réoriente sa vie, s’inscrit au Conservatoire royal de Bruxelles. Il obtient les premiers prix de violoncelle, musique de chambre, solfège, analyse musicale et le diplôme de méthodologie pour le violoncelle. Tout en poursuivant la carrière de violoncelliste professionnel, il se perfectionne dans l’écriture musicale au Conservatoire royal  de Bruxelles. Les voyages l’amènent à donner des concerts un peu partout en Europe, au Japon et en Chine. 

    Aussi intéressé par le jazz, la musique pop, la musique contemporaine que la musique de chambre, aucune forme musicale ne lui est étrangère. Il tente d’ailleurs de créer une complicité entre elles. Actuellement, il focalise son attention sur la création de compositions contemporaines. En tant que violoncelliste d’orchestre, il joue régulièrement dans les orchestres du nord et du sud de la Belgique. Il est co-manager et co-soliste du Brussels Chamber Orchestra.

    Initiateur et coordinateur artistique de la série de concerts ?« Obbrussel Musica » à Saint-Gilles autour desquels il veille à ajouter un caractère social en attirant l’intérêt du public pour des lieux particuliers (Musée Horta, Maison Pilgrims, Porte de Hal, etc.), le musicien s’est intéressé au CCLJ.

    A l’écouter, on entend le bonheur qu’il éprouve à jouer avec ses partenaires. Il poursuit : « La musique classique, si fragile et subtile soit-elle, contribue à transmettre une force positive dans le monde ». Une positivité qu’il partage avec plaisir avec son partenaire Michaël Guttman. « Créer de la musique », affirme encore Stijn Kuppens, « c’est ouvrir une réflexion et élargir l’écoute dans tous les sens du terme ». C’est reculer l’horizon.

     

     


     
     

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