Gourmandises

Kleinblatt, incontournable à Anvers

Vendredi 2 novembre 2012 par Une sélection de Hannah Tol
Publié dans Regards n°765

Tout le monde en a entendu parlé, beaucoup l’ont adopté, mais peu ont déjà visité ses ateliers. Gros plan sur cette boulangerie qui existe depuis 1903 et en est à la 5e génération de propriétaires. Attention : les gourmands devront rester vigilants.

Nous serons parmi les derniers à profiter des délicieuses couques aux myrtilles, puisque la saison se termine. C’est dommage, mais on se rattrapera : sur l’appelstruddel (gâteau aux pommes), le kezkikhen (gâteau au fromage), les pralines ou plus récemment les macarons pour les amateurs de sucré, sur le pletzel aux oignons, le pumpernickel, les ferfelle ou les pâtes pour les plus salés.

Si le quartier a quelque peu changé, la vitrine du plus célèbre boulanger-pâtissier de la communauté juive n’a rien perdu de son pouvoir d’attraction. Marc Nejman en assure depuis plus de seize ans la gestion quotidienne, « chargé de satisfaire aussi bien les patrons que les clients ». Ici, tout est fait maison, et de façon artisanale, « ce qui justifie les prix ». Le silo à grains se déverse directement dans l’atelier boulangerie, qui accueille aussi deux fours d’une capacité de 24 pains. A côté des sandwichs et autres bagels, on coupe les pâtes, on prépare les vermicelles pour le bouillon, on emballe les ferfelle. A l’étage, couques et gâteaux, cake à la vanille ou Sacher se partagent l’espace avec la chocolaterie.

Tout est aussi gladcasher (strictement casher), garanti comme tel par le mashguiah du Marsik Hadass, la communauté orthodoxe d’Anvers. Cet inspecteur de la casherout, rémunéré par le rabbinat -un gage d’indépendance-, vient chaque matin casser les 1.000 œufs nécessaires aux préparations et allumer les fours en fin de journée.

Deux fours -un pour les recettes à base de lait, l’autre pour les recettes parve-, deux lave-vaisselle, des plateaux et des couverts distincts pour contenir l’un et l’autre, mais aussi des habitudes à respecter, viennent s’ajouter aux conditions d’hygiène strictes imposées par l’Etat belge.

Employant quelque 25 personnes à la vente et en atelier, ouvert de 6h du matin à 18h30 (16h au plus tard le vendredi, selon l’heure du Shabbat), Kleinblatt livre à une vingtaine de magasins (à Bruxelles : Shoresh, Gel tov, Gaudron…).

« Pour la qualité de son pain blanc, Kleinblatt a été reconnu n°1 par Test-Achat en 2010 », rappelle Marc Nejman, qui précise encore que les jeudis et vendredis, les diabétiques peuvent profiter de gâteaux au fromage et d’appelstruddel sans sucre. « Les patrons font aussi une mitzva (bonne action), puisque le vendredi après la fermeture, le reste des halot, gâteaux et pains est distribué aux familles juives dans le besoin ».

Enfin, sachez qu’un parking de dix places est à la disposition des clients. Régalez-vous !

Kleinblatt, Provinciestraat 206, 2018 Anvers - Tél: 03/233.75.13 - www.kleinblatt.be


 
 

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http://www.respectzone.org/fr/
  • Par Charles Wildstein - 17/06/2015 - 20:19

    Et pas seulement apprecie par la clientele Juive , des non Juifs y venaient aussi , et pas uniquement ceux habitant le quartie , pour les delicieux "koffiekoeken" et fin decembre pour les "buches de Noel" kasher ! Il me semble que la boulangerie a ete cree en 1903 , en Pologne , et s'est etablie a Anvers plus tard