Isy Pelc : "L'ami psy"

Mercredi 27 octobre 2010 par Géraldine Kamps

Isy Pelc a occupé la chair de psychologie médicale de l’université libre de Bruxelles. Psychiatre, il a été clinicien pendant 40 ans à l’Hôpital Brugmann où il a également dirigé un laboratoire de recherche. Le voici à présent auteur et éditeur. Il viendra nous parler de L’ami psy au CCLJ le 28 octobre à 20h30. 

 
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    « Je dédie ce livre aux personnes qui m'ont confié leur souffrance et m'ont appris combien les particularités humaines viennent s'ajouter à tous les enseignements ». Voilà comment Isy Pelc, avec la science et la simplicité qu’on lui connaît, présente son tout premier livre L’Ami psy, aux éditions Psymédic qu’il dirige par ailleurs.
    « Je me
    suis rendu compte à quel point les patients sont perdus dans la jungle de toutes les matières psy : faut-il aller voir un psychologue, un psychiatre, un psychothérapeute ? Certains souffrent aussi parce qu’ils ne comprennent pas ce qui les fait souffrir, et c’est dans cette optique-là que j’ai écrit cet ouvrage ». A l’attention du grand public, du simple quidam « parce qu’on est tous un peu névrosé » sourit Isy Pelc, à toutes les professions confrontées à ceux qui ont des problèmes de santé (enseignants, policiers, juges, médecins généralistes…), et bien sûr à l’attention des personnes angoissées, dépressives, anorexiques, toxicomanes, alcooliques, ce livre donne toutes les clés pour aller mieux.
    L’ami psyest là pour écouter les plaintes, pour les décoder et voir si elles font partie de la difficulté de vivre. « Parvenir à les exprimer clairement est déjà un bon pas en avant, pour aller mieux et même pour guérir » affirme le psychiatre. Déculpabiliser et rendre le psy familier, c’est aussi un de ses objectifs. « On peut être aussi un ami des gens, leur raconter la santé mentale, la pathologie, les difficultés qu’ils pourraient avoir et très simplement, pour se faire comprendre. Mais ne vous précipitez pas non plus chez les psychiatres » prévient Isy Pelc. « Parler de ses problèmes avec son entourage, sa famille, ses collègues de travail est un début de solution. Ce n’est que si la pathologie dure, que l’on continue à souffrir et que cela handicape la vie au quotidien qu’il devient utile de consulter un psy ».
    Si « aller chez un psy » est presque en effet devenu « tendance » à l’image de la société de consommation, le sujet peut rester paradoxalement encore tabou. « Il ne faut pas attendre une catastrophe pour intervenir, et pour des enfants de 6-8 ans déjà qui présentent des difficultés, il n’est pas mauvais de consulter » relève Isy Pelc. « Ce n’est pas toujours facile à accepter parce qu’il s’agit de problèmes qui font partie de la vie privée et qu’aller parler à quelqu’un de sa vie privée et de choses dont on n’a jamais osé parlé, sexualité, relations amoureuses, pulsions agressives qu’on a en soi et qui ne sont pas faciles à exprimer, suscitent une certaine pudeur. Mais il faut savoir qu’on n’accuse plus personne, même si cela s’est fait à une époque. On essaie aujourd’hui de comprendre les uns et les autres et de les aider à se comporter peut-être autrement en leurs donnant des conseils ».
    Aux personnes souffrantes comme à leur entourage, L’ami psy envoie un message très positif : « Notre appareil psychique est bien fait », souligne le psychiatre, « et même quand on a des problèmes depuis des années, si on s’accroche et qu’on s’oriente vers la technique de soins la plus appropriée, le salut est au bout du chemin ».

     
     

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