Israël

Netanyahou et Gantz forment un gouvernement d'union nationale

Mardi 21 avril 2020 par AFP/DPA

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou et son principal adversaire Benny Gantz, se sont accordés pour former un gouvernement d'union et d'urgence, mettant fin à la plus longue crise politique de l'histoire du pays en pleine pandémie de Covid-19.

 

Après 16 mois de gouvernement de transition, trois élections législatives et des rebondissements les plus improbables et parfois les plus désespérants pour certains Israéliens, MM. Netanyahou, 70 ans, et Gantz, 60 ans, se sont retrouvés en soirée juste avant le début de Yom HaShoah, le « jour de la Shoah », qui se tient du coucher du soleil depuis ce lundi et jusqu’à la tombée de la nuit ce mardi.

« Un accord pour la formation d'un gouvernement national d'urgence a été signé » par MM. Netanyahou, chef du Likoud (droite), et Gantz, le dirigeant du parti Bleu-Blanc (centriste), ont indiqué les formations des deux hommes dans un communiqué.

A l'issue d'élections législatives le 2 mars, le président Reuven Rivlin avait confié à Benny Gantz la tâche de former le prochain gouvernement.

En pleine pandémie de nouveau coronavirus, M. Gantz avait causé la surprise en ouvrant la voie à un gouvernement « d'union et d'urgence » avec Benjamin Netanyahou inculpé pour corruption dans une série d'affaires, reniant ainsi son engagement de ne pas partager le pouvoir avec le Premier ministre sortant, tant que ce dernier n'avait pas réglé ses démêlés avec la justice.

L'espoir d'un accord de gouvernement pointait ainsi à l'horizon pour de nombreux Israéliens, d'autres reprochant toutefois à M. Gantz, ancien chef d'état-major de l'armée, d'avoir rendu les armes.

Mais la semaine dernière, le mandat de Gantz avait échu et le président israélien avait mandaté la Knesset de proposer, d'ici un peu moins de trois semaines, un nouvel élu pour tenter de former un gouvernement.

En parallèle, les camps de MM. Gantz et Netanyahou, qui disposent ensemble d'une majorité de voix au Parlement, avaient poursuivi leurs pourparlers en vue de la formation d'un gouvernement d'union.

Un accord en ce sens a été signé par les deux hommes, selon une communication commune.

Cette décision controversée met fin à une impasse politique qui a mené à la tenue de trois scrutins et a laissé Israël aux mains d'un gouvernement de transition durant plus d'un an.

De son côté, l'Autorité palestinienne a condamné la formation d'un gouvernement qu’elle juge favorable « à l'annexion » de pans de la Cisjordanie occupée et menaçant ainsi la « solution à deux Etats ».


 
 

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  • Par ezekiel - 21/04/2020 - 17:19

    Sans vouloir me prononcer sur l'accord en lui-même, je constate que le premier ministre israélien a fait preuve d'une grande magnanimité en acceptant de voir Benny Gantz entrer dans le futur gouvernement. En effet si de nouvelles élections avaient du avoir lieu, personne ne doute qu'il les auraient gagnées haut la main tant il a géré de manière extraordinaire la crise sanitaire. Il n'aurait pas eu besoin de composer avec l'opposition et aurait été capable facilement de constituer seul un gouvernement.

    Cela prouve donc à suffisance que Monsieur Netanyahou est un grand homme d'état et on ne peut que se féliciter tous ensemble de l'avoir comme dirigeant Israël.

    Enfin, réjouissons nous tous ensemble de voir la Judée Samarie très bientôt possession éternelle de l'Etat d'Israël.

    Prenez bien soin tous de vous

    E.M.

  • Par Maurice e. - 23/04/2020 - 1:08

    A Ezekiel

    Il semble que vous ayez une foi quasi religieuse en Netanyahu. Contrairement à ce que vous écrivez, ce n'est pas par grande magnanimité qu'il a conclu un accord avec Gantz, car il sait bien qu'en allant encore une fois aux élections, il risque que les sondages peuvent se tromper vu le grogne qui monte dans le pays.
    En signant cet accord, il a la quasi certitude de se maintenir au pouvoir pendant 18 mois et d'éviter une condamnation par le tribunal pendant cette période.
    Et en ce qui concerne la Cisjordanie, rien n'est moins certain que son annexion et si c'"était le cas (bien improbable) les citoyens d'Israel n'auraient sûrement pas en s'en réjouir

  • Par Reine - 24/04/2020 - 10:36

    Bonjour Maurice,

    La Cisjordanie n'existe pas.
    Veuillez nommer ce territoire "Judée-Samarie" qui est son véritable nom historique.

    Chabbat chalom et prenez soin de vous

    Reine Polak

  • Par Maurice e. - 25/04/2020 - 20:42

    Reine,

    Pour info, l'appellation française "Cisjordanie" (version française de l'appellation anglophone "West Bank") n'est que la traduction géographique de la partie de Palestine mandataire annexée en 1949 par la Transjordanie.
    Ce territoire qui est contesté d'après les normes de loi internationale est aujourd'hui appelé par Israël "Judée et Samarie".
    Gageons que ce n'est pas sa dernière appellation et qu'i faudra attendre un accord entre Israël et des représentants légitimes des Palestiniens pour obtenir une appellation reconnue de tous.
    Je vous rappelle que l'appellation "historique" de la France est la Gaule.