|
Le judaïsme laïque perpétue les traditions du peuple juif sans se référer à la croyance en Dieu ou à une pratique religieuse. Le judaïsme laïque développe une approche humaniste et libre-exaministe de la religion, de la culture et de l’histoire juives. Le judaïsme ne peut être réduit à une religion, il est aussi une conception du monde, une philosophie, une éthique, un mode de vie.
Une série d’éléments caractérisent cette identité juive laïque :
- l’attachement au peuple juif, à son patrimoine, à son histoire, à sa culture, sa mémoire, à ses traditions et aux valeurs d’ouvertures héritées de l’humanisme juif, c'est-à-dire les Lumières juives du 18e siècle,
- le refus du monopole de la représentativité du judaïsme par les rabbins,
- le refus de laisser à la religion juive le droit de définir qui est juif,
- le refus d’un monopole religieux sur les traditions et les textes sacrés du judaïsme,
- l’attachement aux valeurs associées à la laïcité en général : laïcité, égalité, mixité, fraternité, tolérance, humanisme, respect de l’autre - que cet autre soit un religieux, un non-Juif ou un étranger,
- la volonté d’échapper à tout emprise communautariste et à toute tradition étouffante,
- l’attachement à une identité juive plurielle et à une conception plurielle du judaïsme, y compris au sein du monde religieux,
- l’affirmation d’une identité juive moderne et ouverte sur le monde.
Le CCLJ affirme donc sa dimension communautaire mais réprouve le communautarisme : l'ouverture au monde, l'espace de dialogue et de rencontre de toutes les paroles sont aux fondements de ses principes. Le CCLJ affirme la primauté de l’individu sur la communauté, ce qui signifie que l’individu n’est pas prisonnier de son identité. Le judaïsme est une des composantes de l’identité mais certainement pas la seule.
Au CCLJ, est juif celui qui se sent juif, qui s’identifie avec l’Histoire, les valeurs éthiques, la civilisation, la communauté et le destin du peuple juif. Comme le dit Marek Halter : « On ne naît pas juif, on le devient… ».
|