COMMUNAUTÉ : BRUXELLES
 
 
   
   
   
   
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Le portrait du mois

Tamar Samash, S.E. Madame l’Ambassadeur

>> Mise en ligne le 5/12/2007

© Gaby Farkas
© Gaby Farkas

Bientôt installée dans ses nouvelles fonctions, le nouvel ambassadeur d’Israël pour la Belgique et le Luxembourg nous a accordé une interview. L’occasion de nous révéler son optimisme, sa curiosité et la teneur de ses objectifs. De nous raconter un parcours qui n’annonçait pas forcément une carrière de diplomate.

Née en Israël en 1951, après avoir passé une grande partie de son enfance en France, suivant son père, lui-même diplomate, la voie aurait pu sembler toute tracée pour Tamar Samash. Mais après son service militaire, la jeune fille choisit de faire à Jérusalem une licence en études bibliques et en littérature française, une maîtrise en science-fiction, et une thèse qui sera finalement interrompue faute de temps. Passionnée depuis toujours par l’histoire, l’art et la science-fiction, Tamar Samash passera également six mois à la Sorbonne pour étudier la société française.
« C’est en 1975 que je suis entrée comme cadet au Ministère des Affaires étrangères » raconte-t-elle. « Je travaillais à l’époque à la radio israélienne, animant une émission sur la France. Mon mari m’a alors proposé de répondre à cette annonce de recrutement du Ministère. C’est grâce à lui que j’ai finalement suivi la voie de mon père… ».
Après une formation en interne de trois ans, Tamar Samash prendra en charge le Desk Moyen-Orient (constitué alors de la Grèce, de la Turquie et de l’Iran), en pleine révolution iranienne « qui rendra mon travail passionnant » se souvient-elle. Comme vice-consul ensuite, elle rejoindra Montréal pour trois ans, avant de revenir à Jérusalem. Puis de partir pour Bucarest, comme 1er secrétaire de l’ambassade. Une nouvelle période intense puisque le pays connaît lui aussi sa révolution.
Devenue en Israël adjointe du porte-parole du Ministère des Affaires étrangères, Tamar Samash vivra au cœur des événements la Conférence de Madrid, les pourparlers de paix avec la Jordanie… tout en tentant de concilier vie professionnelle et vie privée.
Après avoir quelque peu levé le pied, elle partira quatre ans à Marseille comme consul général, avant d’être nommée à Jérusalem, au sein du Ministère des Affaires étrangères, responsable des relations avec le Vatican.

Un autre Israël
Depuis un an, en vue de son départ pour Bruxelles, où elle accède pour la première fois au poste d’ambassadeur, Tamar Samash a soigneusement épluché la presse belge et appris les « quelques » spécificités de notre pays. « Les problématiques qui séparent les différents partis sont si différentes des problèmes vitaux qui existent en Israël, cela m’étonne et me passionne à la fois ».
Ses objectifs ? « J’aimerais faire découvrir aux Belges un Israël différent de ce qu’ils ont l’habitude de voir dans les médias. J’aimerais leur montrer la vie quotidienne des Israéliens, la normalité israélienne, renforcer nos relations autour de centres d’intérêt que nous partageons, comme la danse, la recherche… ou de ce point commun qu’est la quête d’identité. Développer les relations économiques et culturelles pour avoir de bonnes bases entre les deux pays lorsque la situation sera réglée chez nous ».
Déléguée de la condition féminine aux Affaires étrangères, d’autant plus fière d’avoir un poste peu accessible aux femmes, Tamar Samash reste bien consciente de ses responsabilités. « J’ai eu la chance d’être la fille d’un diplomate à une époque où Israël était perçu comme un miracle. C’est beaucoup moins facile aujourd’hui. Cela demande d’y croire vraiment, de ne pas avoir peur d’affronter la critique, de connaître surtout les réponses et de chercher d’autres voies, même si l’on n’est pas toujours ouvert à notre discours ».

***

Au revoir, Excellence

Après une mission de près de cinq ans en Belgique, S.E.M. Jehudi Kinar a quitté ses fonctions à la mi-novembre. Nous lui souhaitons un bon retour au pays. Peu de temps avant son départ, il nous avait fait parvenir un courrier évoquant ses rapports avec le CCLJ. Nous en livrons ici un bref extrait.

« Au cours de mon mandat, j’ai appris à connaître et à apprécier le travail et le dynamisme du CCLJ, dont le rayonnement s’étend bien au-delà de votre communauté. Votre engagement inlassable pour promouvoir la culture juive et pour la faire connaître à l’extérieur mérite tout le respect. Il en va de même pour votre engagement fidèle aux côtés d’Israël et votre combat en faveur d’une paix au Proche-Orient. Ce qui caractérise par-dessus tout le CCLJ, c’est son esprit d’ouverture. Votre centre a prouvé dans le passé qu’il était capable d’initier de grandes choses et de déplacer des montagnes. En cela, je pense qu’il est unique et qu’il a sa place, non seulement au sein des institutions communautaires, mais bien au-delà ».

Géraldine Kamps

 

 
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