COURRIER DES LECTEURS
 
 
   
   
   
   
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A propos de l’article sur les Juifs messianiques, « Regards » n° 699

C’est parce que Géraldine Kamps préparait un reportage sur « Osé Chalom » mouvement des Juifs Messianiques, qu’elle était présente ce jeudi 15 octobre au Club Amitié.
Aussi, lorsque j’ai pris connaissance du texte rédigé, j’ai été surprise de voir mon nom et de lire des propos dans lesquels je ne me retrouve pas.
J’aimerais apporter quelques nuances à ce qui a été écrit.
Ce jeudi–là, nous avions organisé une table ronde entres les membres du club et les représentants du mouvement des « Juifs Messianiques » non pas pour « prendre connaissance des prophéties », mais parce que nous nous interrogions sur la double identité à laquelle se réfère le mouvement. Nous voulions comprendre la singularité de leur croyance, leur relation au judaïsme, le sens de leur engagement envers Israël…
Il y a quelques années, nous avons fêté Hanoucca ensemble. L’ambiance était si chaleureuse que depuis nous les invitons presque à chaque fois.
Ensuite je lis « Les Juifs » apprécient… ». Cette formule me blesse. Ceux qui me connaissent savent que ces termes ne font pas partie de mon langage, la généralisation non plus. Affirmer pareille certitude serait présomptueux de ma part. Par contre, je peux dire que les membres du Club et moi-même apprécions beaucoup leur répertoire musical et leur présence sympathique.

Anne Marie Carette,
Bruxelles, 26 novembre 2009
Responsable du Club Amitié

Anne-Marie Carette
24/11/2009

Retrouver famille que je ne connais pas

A ce jour, j'ai 45 ans. Je porte un nom qui n'est pas le mien et ceci m'est difficile à vivre au quotidien. Je connais le nom de mon vrai père "Hollander". Je ne nommerai pas son prénom par discrétion. Il est décédé depuis +-10ans et il avait préféré ne pas me reconnaître, je suppose par prudence, je l'ai compris assez tard. J'ai connaissance de ceci depuis l'âge de mes 20 ans, ma mère me l'a annoncé alors que nous étions en tête à tête au restaurant. Mon père était d'origine juive, il avait dû se cacher dans une ferme pendant la guerre avec son frère, dont je tais le prénom également. Je n'ose pas en parler librement à mon entourage, je recherche des personnes qui pourraient m'aider à faire des recherches en toute discrétion.

LYD HOLLANDER
13/9/2009

Regards n°688

Cher Momo,
Je te remercie de m’avoir incité à m’abonner à Regards pour me faire découvrir la richesse de la culture juive et le haut niveau des débats portés par cette revue.
La lecture du dernier numéro me le confirme.
En première page, la relation de l’interview d’Alexandre Levy sur son livre est un exemple d’honnêteté intellectuelle. Oui, il y a une part d’antisémitisme « de bas étage » dans la mort d’Ilan. Mais la principale raison de ce crime est crapuleux et trouve sa source dans le désert moral dans lequel ont été éduqués et vivent ses auteurs.
A l’approche des élections, pensons aussi au choix de société que nous voulons soutenir.
L’article de Nicolas Zomersztajn me semble aller à juste titre dans ce sens. Je le félicite du courage de ses propos.
Attention au développement du communautarisme politique et à l’importation en Belgique des problèmes liés à une situation pénible à vivre pour tous en Israël.
Très amicalement

Jean-Claude Bourmanne
26/5/2009

Oui aux drapeaux qui claquent à Auschwitz

Réponse à l’éditorial de Nicolas Zomersztajn paru dans le Regards n°687 (5/5/2009) sous le titre « Non aux drapeaux qui claquent à Auschwitz ».

Il est étrange que ceux-là même qui critiquent des visites occasionnelles de jeunes Juifs arborant le drapeau israélien à Auschwitz ne disent mot de la présence, par contre permanente depuis juillet 1988, c’est-à-dire depuis plus de vingt ans, d’une croix monumentale sur le site d’Auschwitz.
Il est étrange que ceux-là même qui, avec superbe, déclarent qu’il s’agit en l’occurrence « d’un élan de nationalisme qui porte atteinte à la signification même de ce site » ignorent la réalité de ce qui se passe en ce moment à la direction du musée d’Auschwitz.
Monsieur CYWINSKI, qui a succédé à Monsieur WROBLESKI, atteint par la limite d’âge, est un catholique intégriste convaincu, doublé d’une orientation nationaliste polonaise bien définie. Auschwitz est en Pologne, et la Pologne se doit d’honorer en priorité ses martyrs polonais.
Les tenants d’une orientation dissolvante connaissent-ils la réalité d’aujourd’hui à Auschwitz? Et celle de l’histoire d’Israël?
En 1948, j’ai rejoint l’armée d’Israël lors de la Guerre d’Indépendance. Versé dans une unité de jeunes « Sabras » issus du Palmach, je fus accueilli avec une certaine sympathie à laquelle était assortie, d’une manière inattendue pour moi, une méfiance certaine. Parce que je représentais pour eux un membre du Judaïsme de la Galouth qu’ils rejetaient avec force : celui qui, selon leurs dires, s’était laissé conduire à l’abattoir sans réagir…
J’étais trop jeune, à seize ans et demi, pour argumenter sur ce sujet. D’autant plus que j’appréciais mes nouveaux camarades. Dans les conditions extrêmement précaires dans lesquelles nous nous trouvions, j’estimais qu’il valait mieux en effet, pour conserver le moral indispensable, se croire être des supermen pour qui tout est possible.
Oui, n’en déplaise à certains, nous avons fait preuve à cette époque de nationalisme. Nous le revendiquons. Tout comme Moïse en son temps. Et ce n’est pas sans raison que nous, les combattants de 1948, croyons avoir été quelque peu les Moïse de notre époque pour avoir eu l’incroyable privilège de sortir notre peuple de deux mille ans de servitude.
Appelé par le Gouvernement belge à attribuer les subsides qu’il avait accordé au Musée d’Auschwitz, à l’instar d’autres pays européens, le comité « Sauvegarde d’Auschwitz » m’avait chargé de contrôler sur place les chantiers de rénovation de bâtiments et baraquements entrepris avec les fonds mis à la disposition du Musée. A raison de quatre fois par an, conformément aux clauses de l’Arrêté Royal régissant notre asbl. Et ce, pendant une douzaine d’années. Je pense être de ceux qui, parmi les représentants de notre communauté, se sont rendus le plus souvent à Auschwitz et en connaître bien tous les arcanes. Mais quel que soit le nombre de présences à Auschwitz, le même sentiment de désespérance, de dépression est toujours ressenti. Il n’a pu être contrebalancé pour moi que par la rencontre occasionnelle, au détour d’une allée, d’un groupe de jeunes israéliens arborant le Maguen David.
Quel bonheur ! Quelle merveilleuse réponse à l’entreprise d’extermination nazie ! Au-delà des discours, au-delà des écrits, au-delà des reportages, c’est la seule, je dis bien la seule réponse réellement significative. Surtout qu’elle se double du revirement total de la jeunesse israélienne dans sa perception de la Shoah par rapport avec celle que j’avais connue en 1948.
Aussi, marquant un temps d’arrêt dans mes préoccupations « professionnelles » sur le terrain, à Auschwitz, je m’isole à l’écart dans l’allée, je regarde passer le groupe de jeunes et leurs drapeaux. Je savoure ce moment précieux et, je l’avoue, les larmes me montent aux yeux…
Oui aux drapeaux qui claquent à Auschwitz. Et que Dieu fasse que cela puisse perdurer éternellement.

Lazard Perez
Coprésident du Comité « Sauvegarde d’Auschwitz ».

Lazard Perez
18/5/2009

Pape. L'intégrisme

Je me sens outré et en colère suite aux trois dernières déclarations publiques du Pape. La levée de l'excommunication des quatre évêques intégristes dont Williamson qui est publiquement négationniste. A propos du préservatif, en substance: "le préservatif aggrave le SIDA, tandis que la stabilité du couple et l'abstinence le résolvent". C'est en particulier en Afrique centrale que le SIDA fait des ravages et également où la foi chrétienne est grande. Il n'y a qu'une solution réaliste: informer des risques, convaincre d'utiliser les préservatifs et les distribuer. Et dans ces pays, ceci est déjà une tâche titanesque. Quoi? "la stabilité du couple, l'abstinence"? Et que fait-on de la compassion à l'égard de la faiblesse humaine, de la maladie, de la souffrance et de la mort? Contre l'avortement thérapeutique (c'est-à-dire lorsque la vie de la mère est en danger). Quid des droits de la femme et de son émancipation? Si on analyse globalement ces trois récentes décisions, on comprend qu'il y a une nouvelle doctrine du Souverain pontife et du Vatican: l'intégrisme, à l'instar de mouvements schismatiques d'autres religion.

Yves Rosenholz
23/3/2009

Bravo et merci

Bonjour,
Je tiens à souligner l'humanité , la tolérance manifeste de votre dernier numéro
Je suis très âgée, ancienne enfant cachée , belge depuis toujours mais l'éditorial de N.Zomersztajn
décrit parfaitement les réticences discrètes mais certaines de l'entourage...
Puisse 2009 se dérouler mieux qu'il n'a commencé !
Merci beaucoup.

Mona Goldstein Vve Nicolas
3/2/2009

Réflexion suite à l'article "Anvers Transit..."

L’être juif

C’est avec beaucoup d’amusement que j’ai lu l’article que Regards consacra à la communauté juive anversoise. Caricatural, ce compte-rendu a, certes, comme il sied à ce genre, le trait plutôt grossier mais non désobligeant (une des personnes citées estima nécessaire de présenter des excuses). Toujours est-il que l’intérêt de cet article se situe dans une lecture, non pas au premier, mais bien au second, voire au troisième degré. Car son contenu révèle avec acuité les différentes façons d’assumer l’identité juive. Problème pour les uns, vécu pour les autres, telles sont les polarités qui, en effet, sous-tendent tout juif dans sa relation avec la judéité.

Jusqu’à l’émancipation des juifs au 18e siècle, la question ne se posait pas, ou plus précisément, on ne se posait pas trop de questions. Le judaïsme était avant tout une religion, accompagnée toutefois d’une reconnaissance implicite que celle-ci définissait également un peuple, une nation. Cette singularité –peuple et religion englobés dans un concept - n’eut pas de répercussions sérieuses tant que perdura le temps des ghettos. Avec la fissuration de ses murs qui très rapidement volèrent en éclats, on dut néanmoins se rendre à l’évidence. Ni peuple, ni race, ni religion, le juif se situa essentiellement dans la différence.

Et pourtant, que d’efforts consentis à briser ce carcan. Les émules de Mendelssohn qui optèrent pour le baptême, les adeptes de la Wissenschaft des Judentum qui s’évertuèrent à prouver que le judaïsme est parfaitement “Salonfähig”, les mouvements de réforme qui s’appliquèrent à gommer toutes les aspérités particularistes contenues dans le rituel juif, rien n’y fit. Le juif est marqué du sceau de la différence quoiqu’il fasse, quoiqu’il soit.
C’est ce constat qui jeta les fondements du sionisme contemporain, constat que Leo Pinsker formula en ces termes saisissants :
“Aux yeux des vivants, le Juif n’a pas plus d’importance qu’un cadavre. Aux yeux des citoyens, il n’est rien qu’un étranger; aux yeux des sédentaires, un pauvre juif errant; aux yeux des riches, un pauvre; aux yeux des pauvres, un riche exploitant; aux yeux des patriotes, un déraciné; et aux yeux de tous – un concurrent exécré.”(Leo Pinsker, Auto émancipation, trad. d’A. Neher, Jérusalem 1956, p. 43).

Nulle intention de verser ici dans une histoire “lacrymale” des juifs qui indigna tant Hannah Arendt. Mais aussi,nulle contorsion intellectuelle ne peut oblitérer l’évidence suivante : le juif est Autre et est perçu comme tel.
Monothéiste parmi les païens, juif parmi les chrétiens, inexplicablement Autre dans la modernité, cette altérité est, au delà de ses multiples avatars et mutations, une remarquable constante cautionnée par plus de deux millénaires d’histoire juive.

Le juif est donc Autre. Que contient cette altérité? Rien, disent les uns. Tout, affirment les autres. Ces opinions diamétralement opposées sont toutes deux évoquées par, ô paradoxe, le père de l’existentialisme, Jean-Paul Sartre.

Le juif est celui qui est perçu comme tel. Cette célèbre définition, sartrienne par excellence, s’inscrit parfaitement dans cette optique matérialiste qui nie toute essence des choses, attribuant au seul existant la notion d’étant. Par conséquent, toute quête d’essence, de nature ou de singularité juive est par définition superflue puisque ces concepts n’existent point.

Vers la fin de sa vie, Sartre, suite à ses relations avec Benny Lévy, change d’opinion de fond en comble, et attribue au juif un caractère “métaphysique” avec le messianisme comme vecteur. (“Espoir maintenant”, entretiens de Benny Lévy et J.P. Sartre, ed. Verdier, 1980, p. 77).
Le fait est que ces deux positions avancées par Sartre résument entièrement les innombrables propositions qui entendent définir l’identité juive.

L’identité juive – un vécu

Il y a, bien entendu, ceux pour qui l’altérité juive est avant tout un vécu. C’est dire que ce singulier caractère métaphysique ainsi que l’espoir messianique qui lui est associé font partie intégrale de la conscience du “je”. Se nourrissant de la Bible et surtout du Talmud, car, comme le dit judicieusement Levinas, le judaïsme, c’est la Bible lue à travers le Talmud, cette conscience n’a de cesse de préserver, de cerner cette singularité qui porte tout juif religieux et qui constitue sa raison d’être. Inutile d’ajouter que dans cette perspective, le concept d’altérité devient une donnée prioritaire, une valeur première par laquelle tout se détermine.
Certes, cet alignement engendre souvent un mouvement de repli plus ou moins accentué qu’il s’agit de gérer en lui associant une dynamique d’ouverture sur la temporalité. Encore que la vigilance s’impose. L’histoire est là pour nous montrer que de tous ceux qui prônaient un esprit d’ouverture trop excessif, peu nombreux sont les enfants et petits-enfants à vivre pleinement cette métaphysique juive.

Ce sont ces considérations là qui animent les membres religieux de la communauté juive anversoise. Pour ceux-là, et j’en fais partie, le judaïsme constitue une source inépuisable de savoir, de culture, de pensées extrêmement enrichissantes dont l’acquisition nécessite une occupation quasi à plein temps. Et tout cela afin d’appréhender, autant que possible, les tenants et aboutissants, théologiques mais aussi séculiers, de cette altérité qui définit tout juif.

L’identité juive – un problème

Certes, ce vécu n’est possible que dans la Foi, et en l’absence de celle-ci, d’autres accommodations sont indispensables, prises, bien évidemment, en dehors de toutes considérations métaphysiques. Par conséquent, nous comprenons sans peine toutes les tentatives de ceux qui s’évertuent à trouver des ersatz “laïques” aux valeurs séculaires du judaïsme et qui estiment que pour changer le monde, il y a avantage à embrasser de carrières de député, d’échevin ou d’avocat au barreau.

A la limite, nous comprenons également ceux qui totalement inaptes à assumer l’altérité juive, consentent des efforts pathétiques afin de s’en départir. Pour ce faire, ils se conforment dans le politiquement correct, celui d’une gauche bien pensante comme il se doit, seule à leur yeux à être facteur de progrès.

Par contre, nous avons toutes les peines au monde à suivre l’itinéraire de ceux qui prétendent rejeter le judaïsme. Comment rejeter ce qu’on ignore? Comment parler de rejet à propos de valeurs dont on n’a aucun savoir? Car indiscutablement, la communauté juive bruxelloise accuse un déficit considérable en matière d’intellectuels juifs ayant une connaissance du judaïsme digne de ce nom. Un colloque réunissant, comme à Paris, des participants non- pratiquants autour d’un sujet éminemment juif est tout simplement impensable à Bruxelles. Je garde personnellement le souvenir ébahi d’une petite causerie organisée dans notre capitale avec comme sujet les fêtes juives. Sympathique mais surtout consternant tant les auditeurs se révélèrent totalement dénués de toute culture, juive s’entend.

Cette carence, cette acculturation doit devenir une source de préoccupation car génératrice de malentendus, la méconnaissance finit toujours par ériger un mur d’incompréhension.

La vertu ne s’accorde point avec l’ignorance, dit le Talmud. Autant savoir!

Henri Infeld
15/1/2009

Manifestation devant l'ambassade d'Iran

Bonsoir,
Je viens de rentrer de notre "manifestation" de ce mercredi 7 janvier 2009 devant l'ambassade d'Iran!
Je suis très décue, très triste et quelque peu scandalisée de l'attitude de notre communauté!
Quelle communauté? Elle n'existe pas, ou plus, pour moi! Nous sommes près de 40.000 Juifs en Belgique, regroupant je ne sais combien d'institutions différentes qui finalement ne font que se tirer les unes sur les autres.
Combien étions-nous présent ce soir? 500, 700, 1000 au grand maximum?
Si peu, pourquoi? Parce que certaines "institutions" n'ont pas voulu faire passer le mot d'ordre, ou pas soutenir, ou...................... ça n'a pas d'importance!
Vraiment, devant Israël, devant ces jeunes soldats qui combattent aussi pour nous, Juifs de la diaspora, car combien de Juifs en URSS, en Ethiopie ou ailleurs ont été sauvés par Israël, oui, devant Israël, devant ces soldats, de quoi avons-nous l'air?
Alors, certains diront: "oui, mais pas devant l'ambassade d'Iran", ou:"oui, mais on conteste telle ou telle personne", :"oui,mais, mais, ........... ET alors? Et alors? On devait être présents pour Israël, pour la paix, mais pas pour soutenir telle organisation ou tel président, ou n'importe quoi!
Ces considérations, on s'en fout, pardonnez moi!
Dans des moments aussi difficiles que traverse le peuple d'Israël et le peuple juif tout entier - a recrudescence de l'antisémitisme n'est pas un fantasme- on doit faire front, on doit se serrer les coudes. On peut ne pas être d'accord entre nous, mais on doit parfois savoir se taire dans un premier temps et discuter de nos divergences après.
Mettons de côté nos querelles, nos rancoeurs, nos regrets, nos aspirations.
Dans de telles situations,personne ne viendra vous demander: "à quelle institution appartenez-vous?" "de quel parti politique êtes-vous membres?", "de quelle ville venez-vous?", on sera juif et simplement juif!!!
Dans de telles situations, soutenons Israël.
A la manifestation de ce soir, j'etais en colère et pour une fois, j'ai voulu m'exprimer et je vous remercie de m'avoir lu.

Corinne  Lewkowicz-Las
12/1/2009

Anvers transit, destination Bruxelles

Comment se fait-il qu'un même article puisse être perçu de manière diamétralement opposée? Des lecteurs ont été choqués par les différents récits relatant le départ d'anciens anversois de leur ville d'origine, jusqu'à soupçonner des relents antisémites. Or, il s'agit de raconter une histoire personnelle d'il y a 20 ans, qui par définition n'a pas vocation à être objective ou à relater la réalité d'aujourd'hui.
A moins de considérer la communauté juive d'Anvers comme un sujet tabou, on peut aussi voir dans ces témoignages une des nombreuses facettes de cette communauté, une réalité parmi d'autres. Les nombreux jeunes qui, comme moi, ont ressenti le besoin de quitter Anvers l'ont fait pour de multiples raisons. Et si j'ai décidé d'y retourner après 20 ans, d'autres n'entendent pas faire ce choix. C'est de ces témoignages discordants qu'est fait notre richesse, notre patrimoine et notre force. Occulter une partie de cette réalité revient à noircir la facette d'une pierre précieuse. On n'y voit plus rien.

Didier Bloch
18/12/2008

Je vous présente Anvers ma ville

Je viens de lire votre article sur les Juifs anversois il m'a amusé il est comique mais j'aimerai vous parler d'Anvers de cette petite ville de province que la majorité de vos lecteurs ne connaissent meme pas. je suis née en 1946 et je me souviens de la force de l'engagement des membres vis a vis de la communaute. Anvers etait citée en example meme en Israël pour son incroyable implication face aux problemes communautaires en Belgique. Nous etions capables de soutenir toutes les institutions religieuses et profanes. Même Israël comptait sur cette petite ville qui se mobilisait sans compter pour le jeune Etat. A cette epoque, il y avait bien plus de Juifs a Bruxelles, mais on ne parlait que d'Anvers. Heureusement que les choses ont finalement changé à Bruxelles, et nous sommes ravis de voir que vous avez enfin repris la main après tellement d'années d'absence. Quant à nous actuellement la communauté d'Anvers traverse une crise difficile, mais j'ai bon espoir que cette communauté tellement active par le passé, tellement généreuse, retrouvera un jour la force de se remettre au travail et au soutien des plus démunis comme elle l'a tellement bien fait dans le passé. Nous sommes une petite communauté atypique qui a réussi le pari de vivre harmonieusement ensemble malgré sa grande diversité.
Respectueusement.

Solange Tache
13/12/2008

Anvers transit, destination Bruxelles

On aurait souhaité que les quelques Anversois interviewés ne se soient exprimés qu’à titre individuel, et n'aient aucunement l'envie de voir généraliser leur propos.
Chacun a droit à ses souvenirs d'enfance. Ceux-ci peuvent être porteurs de petites ou de grandes blessures liées à nos expériences passées.
Aucune contestation quant au droit d'élire domicile où l'on veut.
Mais Anvers ne mérite pas le procès qui lui est fait et que l'on peut lire au travers des propos tenus.
Nous faisons partie de ces Juifs, traditionnels, non pratiquants, anonymes, ne cherchant pas particulièrement à se mettre à l’avant-plan.
Nous avons peut-être moins qu'à Bruxelles le besoin d'affirmer notre appartenance à une obédience quelconque.
Nous sommes tout simplement des Juifs ayant chacun suivi une évolution personnelle, en contact étroit avec le monde extérieur. Pour certains d'entre nous, être multilingue n'est nullement une souffrance mais un état de fait, voire un atout.
Certains d'entre nous appliquent les enseignements éthiques du judaïsme en travaillant dans le domaine social, prennent position en politique, vont au-delà des clichés folkloriques (couverture du Regards, magnifique photo du reste).
Les expériences et les apprentissages de notre enfance ont aidé à faire de nous les hommes et les femmes que nous sommes : à l'écoute des nouveaux proscrits de cette terre, des demandeurs d'asiles, des enfants battus, du quart-monde etc… Nous sommes à l'écoute de toutes les injustices et sommes alertes à toute forme d'antisémitisme.
D’autres participent activement et de manière bénévole à la chaîne de solidarité humaine. Si pour les quelques témoins interviewés, le vécu de leur expérience anversoise se résume au sentiment d’oppression et d’étouffement, pour d’autres, la mise en activité d’une importante entraide sociale propre à notre communauté permet d’apporter la chaleur et le soutien nécessaire à toute personne en situation de détresse physique, financière ou psychique.
L’insertion dans le monde professionnel non juif représente pour le Juif orthodoxe une difficulté certaine. L’aménagement d’un horaire de travail adapté aux prescriptions religieuses est souvent incompatible. Une tenue vestimentaire ou un « accent nasal ou francophone » entraînent chez certains des idées préconçues. La volonté d’intégration des Juifs anversois représente souvent une lutte active contre les préjugés.
Conscients d’un revirement économique, un nombre croissant de Hassidim entreprennent des formations professionnelles et suivent des cours d’informatique, de néerlandais ou de gestion.
Beaucoup de nos amis qui visiblement se définissent comme religieux, sont reconnus comme d'excellents professionnels dans le monde non juif.
Il n'est pas à nous d'énumérer les corps de métier dans lesquels ils où elles font carrière.
Ce qui est sans doute le plus triste, c'est qu'à 40 Km de chez nous, Bruxelles ne connaisse plus guère Anvers.
Et Regards qui a été à la pointe de tant de combats pour la liberté, n'a pas réussi à se libérer de ses préjugés.
Ginette Marinower
Marianne Katz

Marianne Katz
13/12/2008

Anvers transit, destination Bruxelles

S’il est vrai que je suis partie car je ne me voyais pas suivre une voie qui semblait toute tracée pour moi, j’ai gardé cette ville dans mon cœur et je suis toujours très respectueuse de ses habitants en général et de sa communauté en particulier. Quand j’ai occupé des fonctions communautaires, j’ai toujours veillé à maintenir des liens cordiaux, respectueux et je dois préciser, même chaleureux.
Les extraits publiés ne reflètent donc ni l’attachement que j’ai pour cette ville, ni le bonheur que j’ai régulièrement à venir m’y promener, y manger ou simplement y venir pour les fêtes.
Je regrette les raccourcis qui semblent exprimer de ma part un rejet ou une agressivité alors qu’au contraire, j’ai expliqué que les années passant, la nostalgie aidant, j’ai vraiment beaucoup de tendresse pour ce milieu qui m’a vu grandir et m’a tant donné du point de vue du Judaïsme. Une communauté à nulle autre pareille et qui gardera toujours une place dans mon cœur.

Viviane Teitelbaum
10/12/2008

Anvers transit, destination Bruxelles

C'est le sourire encore aux lèvres que je viens de terminer la lecture de l'article du Regards 5 kislev 5769 (ou dois-je dire 2.12.2008 ?) à propos de la communauté Juive anversoise. Comment ne pas sourire à lire ces quelques lignes réductrices et caricaturales, nous Juifs, citoyens du monde, qui connaissons le danger d'être réduits à quelque cliché que ce soit, et surtout, comment s'expliquer la mise en place d'un tel article ? Quel est son objectif ?

Veut-on réellement, à la veille de l'an 2009, apprendre au lecteur curieux de Regards que Viviane Teitelbaum (députée bruxelloise) tout au long de sa vie anversoise, s'est sentie oppressée par l'idée saugrenue qu'il y a un schéma typiquement anversois qui veut que la femme anversoise n'aurait que deux options dans la vie "devenir femme ou secrétaire de diamantaire" ?
Est-il intéressant pour quiconque de nos deux communautés de savoir qu'Isi Halbertal (échevin de l'enseignement et de la culture à Etterbeek) s'est senti à Anvers étouffer dans un vase clos ?
Doit-on savoir qu'Avi Schneebalg (avocat au barreau de Bruxelles) s'y est senti coincé comme dans un utérus où il manque d'étouffer malgré le sentiment de sécurité ?

Je vis dans cette communauté juive anversoise depuis ma naissance et je peux comprendre la frustration de ces ex-Anversois. En effet, il doit être plus aisé de se forger une identité juive laïque à Bruxelles, surtout aussi grace au phénomène linguistique. Le Juif anversois laïque qui s'y sent bien et qui est en harmonie avec son environnement a mille fois plus de mérite que le Juif bruxellois. C'est un réel défi de trouver sa place et son identité à Anvers, et ce n'est pas donné à tout le monde.
Je trouve cependant regrettable que malgré le petit eldorado qu'offre Bruxelles à sa communauté juive, on puisse encore tant être en contact avec ces plaies ouvertes, ce sentiment d'échec mal digéré et toutes les frustrations des ex-du-shtetel !

Alors cet article, avec quel objectif, pour quoi faire et pour quoi dire surtout ? Les trois quarts des informations sont incorrectes et ne correspondent pas (ou plus) à la réalité. Aujourd'hui, les Juifs laïques ici n'ont plus aucun compte à rendre aux Juifs religieux et vivent leur laïcité en toute liberté. D'autres communautés se sont ajoutées à celles qu'ont connues vos 5 "témoins". Nous avons la communauté des Juifs géorgiens (ne parlent pas encore le français) et nous avons la communauté de Juifs israéliens (attention, là certains ont des petites notions de français et pourraient avoir lu Regards:-). Même le phénomène linguistique a changé.

La fin de l'article démontre bien l'objectif, les personnes interrogées disent toutes avoir eu "un rejet et une révolte à l'égard de la vie juive anversoise", l'article pourrait servir à un défoulement d'ordre d'individuel. Mais la question est de savoir pourquoi Regards se veut complice d'un tel contenu ?

Muriel Evens
9/12/2008

Anvers transit, destination Bruxelles

Cher Monsieur Zomersztajn,
Votre article sur les juifs d’Anvers immigrés à Bruxelles, m’a laissé un goût amer.
J’ai vécu dans les deux villes et je pourrais facilement vous faire la caricature des deux communautés juives respectives.
Je ne vais pas m’étendre sur mon expérience, je tiens seulement à vous dire que votre article relève plus du domaine personnel (familial et psychologique) que sociologique.
Si certains propos des intervenants utilisant la généralisation s’étaient retrouvés dans un journal flamand, celui-ci aurait été qualifié d’antisémite.
Je suis déçue que vous n’ayez pas trouvé d’autres choses à écrire sur Anvers, qu’un article où l’on se demande qui joue aux « Desperate Housewives ».

Patricia Ramet
8/12/2008

Anvers transit, destination Bruxelles

Cher Monsieur Zomersztajn,

J'ignore ce qu'Anvers vous a fait.

Que de clichés dans cet article... Comment s'y retrouver? Je fais partie de ces juifs non-religieux (je préfère ce mot à laïque), qui n'ont pas quitté Anvers et n'en sont pas plus dépités que çà. Mais qui, s'ils avaient dû la quitter auraient, au moins, reconnu que c'est davantage pour des raisons personnelles auxquelles ni la ville ni le Yichouv ne peuvent rien.

"Tous diamantaires ?" nous ne le sommes pas... loin de là, pour démentir ce lieu commun, il ne faut pas regarder bien loin; l'auteur de la photo, qui sert d'illustration à votre article fait partie des 4 photographes juifs que je connais à Anvers.

Certes, il y a des Juifs anversois qui ont quitté Anvers pour s'établir à Bruxelles, certes il y a, parmi vos interlocuteurs certains qui m'avaient en son temps avoué qu'avant 18 ans, ils n'avaient jamais parlé à un goy... (à qui la faute ?), je puis comprendre que leur arrivée à Bruxelles fut un choc. Pourtant, faisant partie de la même génération que ceux que vous citez, je croise tous les jours des Juifs anversois, médecins, avocats, professeurs d'université, juges, sans parler de banquiers, épiciers, marchands de schmattes, galeristes d'art, artistes peintres, décorateur d'intérieur ou agents immobiliers... chacun d'entre eux faisant exception aux clichés provocants de votre article.

Quant à cette laïcité que vous brandissez comme porte-drapeau, laquelle est-elle ? et en quoi est-ellle differente à Anvers, lorsque l'on sait que la majorité de ces juifs non-religieux (dont je fais partie) ne fréquentent pas la synagogue, même pour les fêtes majeures... le problème de s'y rendre en voiture, devenant alors... secondaire.

Sont-ils moins "cultivés" que vous ? quelle prétention que de l'affirmer... même en déguisant celà sous le terme de "Déficit culturel".

En grandes lignes, vous nous retracez quelques réminiscences de la déception de quelques quinqua et sexagénaires déçus de cette ville, qu'ils ont quittée, pour la plupart, il y a plus de quarante ans... des souvenirs épars, moroses nés, sans doute, de quelque dépis juvéniles... certes pas de quoi alimenter un article objectif.

Peut mieux faire !

Henri Schongut
8/12/2008

Témoignage

Anvers le 17 septembre 1939
Je me permets de vous soumettre par celle-ci la requête suivante!!
Je suis en possession d'une feuille de route modèle b n°A328/016 valable jusqu'au novembre 1939.
Je suis divorceé, j'ai un enfant âgé de 18 mois et je suis enceinte de 9 mois. Je suis fiancée a un homme depuis 1 an dont j'attends cet enfant (l'enfant, c'est moi)!!!!
Nous ne pouvons pas encore nous marier (car pour nous les refugiés, ceci est très difficile).
Mon fiancé est depuis le 13 septembre 1939 en possession d'une feuille de route n°318.376 du 7 septembre 1939 dans laquelle il écrit qu'il a 48 heures pour quitter le pays. Il lui est toutefois impossible de donner suite à cet avis car il est apatride(les papiers sont à l'hôtel de ville d'Anvers, 20 il ne possède pas de documents de voyage en plus toutes les frontières sont hermétiquement fermées!!!!!!!!!!
Je me permets d'attirer votre attention sur le sort des étrangers, moi-même avec mon enfant de 18 mois et en plus sur le point d'accoucher, je suis seule, je n'ai personne et vous comprendrez que pour mon fiancé, il est impossible de donner suite à l'expulsion, car nous voulons nous marier tôt ou tard, dès que nos efforts pour émigrer (Amérique) auront réussi.
Je vous demande encore respectueusement de bien vouloir examiner ma requête et je suis toujours disposée à vous rencontrer personnellement à Bruxelles.
Je pourrai vous produire une attestation médicale de ma grossesse si vous le voulez!!
Je vous prie encore de tenir compte de ces circonstances et je signe Madame Naschelski
P.S. Découverte de cette lettre le 22 août 2007. Ce communiqué ce document très émouvant illustrant l'immense détresse de ma chère Mère et de mon cher Père avec lequel elle a voulu vivre!!!!!!!!!!!!!!
Ma mère s'est trouvée devant un mur d'incompréhension et en face de la guerre qui s'annonçait!!!!!
Tous deux furent déportés à Auschwitz par le premier convoi, le 4 août 1942.

Esther Naschelski
5/12/2008

En mémoire à ma famille

Je tiens à remercier tout particulièrement Maîtres Michèle Hirsch et Adélaïde Lemaire qui m’ont permis d’obtenir en quelques mois, et après avoir été laissée sur une voie de garage pendant près de cinq ans, la rente Flahaut à laquelle j’avais droit. Une rente qui m’a d’abord été refusée en 1999 et en 2003, avant la modification de la loi.
Cet argent ne me rendra certes jamais ma famille disparue dans les camps, mais il s’agit pour moi d’une reconnaissance morale. Pour que mes petits-enfants sachent que l’on n’a pas oublié le terrible vécu de leurs arrière-grands-parents.

Betty Frida Ajzenberg
12/9/2008

Réponse apportée à Thérèse Snoy, députée fédérale écolo ce mercredi 11 juin sur son site internet

Madame, je n'ai pas le plaisir de vous connaître et je m'en tiendrai donc aux propos qui furent vôtres cette triste journée de mai. Nous sommes habitués depuis tout un temps aux dérapages verbaux émanant de groupes politiques de gauche, se revendiquant d'un humanisme politique complètement dévoyé, mélangeant le bon et le méchant, la vérité et le mensonge (viols de femmes palestiniennes ???) sans jamais prendre le temps de la réflexion sur le prêt-à-penser que vous avalez sans sourciller (cfr Durban).
La vérité, c'est que vos propos et les commentaires de justification qui s'en suivent torpillent encore un peu plus la volonté de ceux qui, réellement, souhaitent voir ce conflit évoluer favorablement.
Des slogans, des mensonges, des lieux communs (mauvais israéliens, gentils palestiniens), parallèles ignobles que vous soutenez (juifs pendant la shoah, palestiniens à Gaza) sonnent comme un vent mauvais chez les vrais démocrates (non dogmatiques) qui savent qu'on ne milite pas pour la paix en simulant des rafles brutales, hurlantes, sans possibilité aux personnes incriminées de réfuter ce que vous qualifiez de "vérités".
Qu'aurait-on dit si les juifs avaient reconstitué dans les rues de Bruxelles la spoliation, le vol de tous les biens et l'exil des juifs des pays arabes et de tous les peuples chassés, maltraités, assassinés.
Le démocrate que je suis est abasourdi de l'acceptation qui est vôtre de jouer le rôle d'"idiot utile" sans rechigner, favorisant des personnes mal intentionnées à qui votre naïveté profite. Je citerai Aurélie Filipendule, ancienne porte-paroles des Verts en France qui, sans renier son engagement en faveur d'une paix juste et durable en Palestine, se disait écoeurée des propos résolument antisémites proférés lors de certains rassemblements altermondialistes.
Vouloir la paix par des moyens brutaux dans le langage, tel fut votre choix et celui de monsieur Flahaut ce jour-là. Et un recul de plus, un !!! J.-M. Finn

Jean-Marc Finn
11/6/2008

Victimes oui, mais pas belges...

Madame, ai-je bien lu? Oui, je suis sûr d'avoir bien lu, moi qui connais bien les Administrations en général !...
477 € PAR AN. Je fais grâce des centimes au Trésor Belge...
Cela mérite un recours judiciaire, dusse-t-il coûter une fortune!
Sans Vergogne... Décidément, ce pays ne vaut guère davantage que la France aux nauséabonds relents vichystes...
Cordialement.
Dr Jacques Borek
Lyon

Jacques Borek
10/6/2008

« Survivre avec les loups » : une imposture !

Me voilà confrontée avec une histoire non vécue, une escroquerie! J'écris mon histoire, mes parents tous deux furent déportés à Auschwitz!
Je ne sais quoi penser d'une histoire non vécue que celle de Mischa!! Pourquoi mentir, alors que beaucoup ont souffert et ne peuvent parler de leur souffrance!

Esther Naschelski
10/3/2008

Une injustice de plus

Bonjour,
J'espère qu'un jour la Belgique reconnaîtra aussi sa responsabilité historique dans la discrimination "raciale? ethnique?" au Rwanda avec la création de la carte d'identité qui a conduit au génocide des Tutsi. Cette dernière a été un des premiers outils de mort par excellence. Mais je ne crois pas qu'une victime rwandaise naturalisée belge aura un jour quelque chose à dire à propos de la réparation. Les juifs de Belgique étaient Belges, je ne comprends pas comment on peux nier cela aujourd'hui pour moins de 500 euros par mois avec tout ce qu'ls ont perdu. Ce n'est même pas égal au minimex. C'est misérable.

Décevant.

Yolande Mukagasana

Yolande Mukagasana
7/12/2007

Juifs d'Irak

Je me présente: je m'appelle Antoine Safar. Je suis un chrétien du Liban. En 1967, lors d'une visite d'affaire à Bagdad,je suis entré en contact, par hasard, avec certaines personnes de la communauté juive (c'était juste après la guerre des Six-Jours). J'ai vu de mes propres yeux des familles entière tremblantes de peur. Elles croyaient que je faisais partie de la police irakienne venant les arrêter. Un rabbin m'a dit textuellement: "Ne remettez plus vos pieds chez les Juifs d'Irak. Vous ne savez pas qui vous espionne: est-ce la standardiste de l'hôtel? est-ce le chauffeur de taxi qui vous accompagne? est-ce le cireur de souliers qui est en face de ma maison?"... Bref, mon histoire est un peu longue... En 1969, alors que j'étais à Londres, j'ouvre un jour un journal et mes yeux tombent ahuris sur un entrefilet intitulé comme suit : "Accusés d’espionnage au bénéfice d’Israël, plusieurs personnes pendues à Bagdad". Il y avait la liste des suppliciés. J’en ai reconnu une dizaine (il n’y avait pas que des Juifs, il y avait aussi des chrétiens et des musulmans). Cette nouvelle m’avait beaucoup ébranlé et m'avait décidé à aller témoigner partout du martyr des Juifs d’Irak. Installé à Paris depuis 1976, le souvenir des pendus de Bagdad a soudain surgi dans ma tête lorsque une quinzaine de Juifs et non-Juifs furent arrêtés en Iran pour les mêmes raisons. Ma conscience m’incita à diffuser un peu partout un témoignage que j’ai polycopié. Je suis passé à plusieurs reprises sur radio J. Un jour, une idée germa dans ma tête : faire planter une forêt en leur nom en Israel. J’entrai en contact par le truchement d’un ami juif,avec le KKL et commençai à collecter des chèques si bien qu’au bout de quelques mois je réussis à faire planter un premier bosquet composé de 2000 arbres à Maale Adoumim (il y a déjà une plaque gravée en leurs noms et portant le mien. Non content de ce bosquet je me fixais un objectif :f aire planter 10.000 arbres. Je suis fier de vous informer que j’ai déjà atteint le prix d’un second bosquet. Certains amis m’ont suggéré d’écrire un livre à ce sujet. Un livre ? qu’à cela ne tienne. Bien que je sois pas un écrivain, j'ai pris mon courage à deux mains et j’ai écrit ce livre en y ajoutant des documents d’archive que l’ambassade d’Israel a mis aimablement à ma disposition. L’Alliance israélite m’a fourni d’autres documents en anglais que j’ai traduits en français. Malheureusement, les différents éditeurs que j’ai contactés m’ont expliqué que mon livre n’était pas assez volumineux donc non publiable. Ayant décidé de reverser mes droits d’auteur au KKL afin d’atteindre mon but : toute une forêt de 10.000 arbres. Aussi, je lance un appel à toute personne disposé à m’aider. Fournissez-moi autant que possible des histoires ou des articles concernant les Juifs d’Irak en général. J’en ai besoin pour étoffer mon bouquin. Si vous êtes sur Paris, appelez-moi au numéro de téléphone suivant : 01 45 67 46 21 ou bien envoyez-moi un e-mail à Antoine.safar@free.fr. Merci d’avance.
Cordialement
Antoine Safar

Antoine SAFAR
22/3/2007

Les Bienveillantes de J. Littell - La mémoire mise au travail

Il est possible que ce roman, les Bienveillantes , soit un des premiers grands livres du XXI ème siècle. Dans notre monde post-moderne, il est comme un"retour du refoulé", venu de ces temps modernes où la technique a fabriqué des cadavres dans des chambres à gaz. C'est un livre trés difficile à lire, même si le lecteur s'accorde du temps et du courage. En changeant de siècle et de nouvelle économie psychique , en passant de la névrose à la perversion, on est passé de l'ère de la victime à l'ère du bourreau. Le récit, dense, aride parfois, pourrait engendrer, une fois encore, la fascination pour la barbarie. En transposant dans son roman l'immense documentation qui existe sur cette époque, J. Littell suscite l'envie de savoir, le désir d'Histoire, la volonté de comprendre l'une des pages les plus complexes et les plus prégnantes du siècle passé. Les lecteurs pensent trouver ce qu'ils cherchent dans Les Bienveillantes, car J. Littell revendique un implacable et irréprochable réalisme historique. Si l'Histoire est convoquée, c'est la magie de l'écriture qui opère. Le lecteur qui voudra en savoir plus devra se mettre au travail.

Le Roman de Jonathan Littell est le récit, pour faire littérature, d'un homme pas trés ordinaire, né en Alsace en 1913 , de père allemand et de mère française, qui va traverser, en bureaucrate serial killer, l'histoire et la géographie de la Mitteleuropa pendant les années du nazisme , la guerre de 1939-1945 et prendre part à l'extermination de tous les ennemis de l'Allemagne nationale socialiste (les juifs de tous les pays occupés, les soviétiques, les tziganes, malades psychiatriques) et à la solution finale du problème juif ( Endlösung der Judenfrage ) : les groupes mobiles de tuerie ( Einzatgruppen ) , les exécutions «à ciel ouvert», les camps d'extermination , les chambres à gaz , les crématoriums, les marches de la mort.

Cet homme est Maximillien Aue. Son roman familial infiltre ses réflexions, ses attitudes et actions criminelles. Il est amoureux de sa soeur jumelle, Una, et homosexuel dans ses choix. L’image d’un homme torturé s’installe dans l’esprit du lecteur. Intelligent , cultivé, esthète, obstiné, il sera un bon juriste allemand officier de la SS , un homme courageux qui aura bien de la chance malgré les situations les plus graves et les plus terribles de sa vie, une sorte de Forrest Gump nazi qui écrit des rapports à la chaine, omniprésent sur les chantiers de la mort . Ce thanatologue participera au judéocide européen , sans que ses paroles traduisent un antisémitisme haineux , présent lors des tueries massives en Ukraine , en Russie, en Hongrie. Il sera le témoin des horreurs de la guerre et acteur de l'organisation des camps d'extermination en Pologne. Il vivra aussi l'effondrement du III ème Reich. Plus qu'un personnage de roman il s'agit d'une figure du génocide.

La parole de Max Aue est une parole vraie qui peut révéler ses propres abîmes. Il laisse à ceux qui l'entendent, la tâche impossible d'une interprétation. Le roman de Littell ne livre pas à ses lecteurs le «pourquoi» de l'holocauste. Claude Lanzmann nous mettait en garde contre les exercices académiques qui promettent une explication de la Shoah. Ces abstractions, en effet, n'ont souvent réussi qu'à émousser ou à travestir l'événement oblitérant la réalité sans parvenir à clarifier quoi que ce soit. On ne fouille pas aisément la psyché des exécuteurs. Lanzmann lance cet ultime avertissement en citant Primo Levi qui, détenu à Auschwitz, entendit un garde S.S. proférer « Hier ist kein Warum » («Ici, il n'y a pas de pourquoi»).

J. Littell écrit en français , en imitant cette langue du III ème Reich, en Lingua Tertii Imperii (LTI) , mais sans la connaissance intime de la langue allemande, que l'ensemble des judaïsmes de la Mitteleuropa avaient tous placée en position de langue supposée du savoir
( Wissenschaft - Judentumswissenshaft ) . Le texte est avant tout un objet littéraire. C'est d'abord un travail d'écrivain. L'habillage historique est quasiment sans faille, saturé par la masse documentaire ( à comparer, par exemple, au chapitre VII du livre de Raul Hilberg - La destruction des juifs d'Europe : Les opérations mobiles de tuerie - ) . L'histoire personnelle subjective de Max Aue, est fragmentée, dispersée à travers tout le livre. C'est le moteur du roman, branché directement sur l'inconscient de l'auteur et celui du lecteur. Les faits intimes sont contradictoires, changeants , rêvés , fantasmés, hallucinés, refoulés.

Ce roman est comme une tentative d'approche du Réel . La notion de « réel » a souvent été employée pour expliquer l'impossibilité d'expliquer . C'est un lieu symbolique où jamais aucun humain n'a, n'a eu, ni n'aura accès. C'est l'endroit où se trouvent archivés à foison tous les outils nécessaires à l'exercice de l'art. C'est la demeure des trois grands "A". L'Art, l'Autre et l'Amour. On y trouve en nombre infini, toutes les lettres nécessaires à l'écriture d'un roman… Plus vous en utilisez, plus il y en a !
Site complet et pages éclairantes : http://members.aol.com/lyonelb/bienveillantes.html

Lyonel Baum
22/12/2006

Regards 625: dossier Iran

Dans votre numéro 625 de «Regards», vous consacrez 3 pages à l'Iran.
Concernant l'article sur l'exposition de caricatures liées à l'Holocauste, je n'ai aucun commentaire sur le fond. Par contre, on peut se poser la question si finalement le silence n'était pas la meilleure réaction à ce "non-évènement", à l'instar de la Communauté juive de Téhéran qui a préféré ne pas réagir. Etant à Téhéran au moment de l'exposition, j'ai pu constater que très peu d'Iraniens étaient au courant de l'exposition et encore moins intéressés par elle.(...)
M'étant rendu à plusieurs reprises en Iran au cours des 2 dernières années, j'ai pu entendre l'opinion du "peuple" sur les Juifs en général et les Juifs iraniens en particulier. Certes il existe des clichés, tels que la puissance "occulte" des Juifs, leur sens du commerce - et donc de leur richesse supposée. Mais à aucun moment, il ne m’a été tenu des propos visant implicitement à l'expulsion ou à l'anéantissement physique des Juifs.

Armandt Schmidt
6/12/2006

Les Bienveillantes

Bonjour,
Votre article sur "Les Bienveillantes" est d'excellente qualité.
Je ne suis qu'à la page 150 du livre, mais il me plaît autant qu'il me donne des frissons dans le dos.
Il me plaît car ici, par le talent littéraire de Jonathan Littelon on est loin de la cariture, on entre dans la profondeur du nazi, avec toute sa perspective humaine.
Les SS, au-delà de leurs actes monstreux, ne sont plus si loin de nous.
Et là, il n'y a vraiment plus moyen d'éluder la question : Et moi, qu'aurai-je fait en de telles circonstances ?
Parfois, cela va même plus loin : Et maintenant, qui suis-je ?
Plus qu'un grand livre sur l'Allemagne d'Hitler, c'est un grand livre tout court.

Nora Picard
30/11/2006

Le don de Mala-Léa, biographie de David Susskind

Bonjour. J'ai 25 ans, j'ai été baptisée mais je ne suis pas du tout croyante ou presque pas... C'était un jour vers 13h20, je fus interpellée par ce que racontait une personne qui était interviewée sur RTL-TVI. Je pense qu'il s'agissait de l'ecrivain mais je n'en suis plus sûre.
Il nous parla d'un livre que je fus empressée de lire.
C'est comme cela que j'appris l'existence de ce journal et de David Susskind.
Ce livre a été captivant.
J'ai 25 ans et bien sûr, je connais pas mal de choses sur la guerre mais à travers ce roman, j'ai pu ressentir les douleurs et les épreuves qu'à traverser votre peuple.
Je voulais terminer en félicitant Monsieur Susskind pour tout ce qu'il a entrepris dans sa vie et lui dire que peu de personne ont le courage d'assumer ses pensées et ses actes comme il l'a fait.

Laura VERJANS
11/7/2006

Recherche mon père André Nakache

Bonjour,
Je me permets de vous écrire, car je suis à la recherche de mon père André Nakache.
Sa famille est originaire de Tunisie.
J'ai créé une page perso, concernant cette recherche. Si vous voulez consulter cette page, et diffuser son contenu, cela multiplierait mes chances de le retrouver.
Merci de votre aide.
Cordialement Yvan Kautzmann
http://pageperso.aol.fr/kautzmannyvan/NAKACHE.html

Yvan Kautzmann
2/3/2006

Résistances Asbl - Résistances fondues

L’interview de Manuel Abramowicz (Regards n° 606) n’apporte strictement rien au débat sur l’extrême droite et le racisme, sauf peut-être à introduire son nouveau livre. Son association, Résistances, se distancie de l’esprit critique des temps difficiles de la résistance antinazie. Est-ce la proximité des associations alter- et tiers-mondistes? En effet, étudier l’organisation, les paramètres socio-économiques et électoraux de l’extrême droite et de son électorat, prôner une action éducative n’est pas suffisant; sauf à cautionner sans mémoire des partis de gauche.
Il est vital de prendre conscience du terreau culturel dans lequel se perpétue l’extrême droite belge, et singulièrement flamande, en particulier le nationalisme et la xénophobie, également présents dans des formations démocratiques… Voir les projets autour du Musée de Malines!
Une réflexion similaire peut être faite sur le déni, chez des antiracistes, de reconnaître les convergences avec l’islamo-fascisme et l’ultra-nationalisme arabe, pourtant très violents, antisémites et bien implantés dans notre pays! Ces mouvances antidémocratiques complètent, au moins objectivement, la marche de la droite extrême et de l’ultra gauche en Europe. Le Cclj, dans son combat laïc et progressiste, n’est évidemment pas mis en cause. Un combat de la gauche démocratique et anti-totalitaire que l’on peut retrouver à la lecture de Michael Walzer et de ses camarades de la revue «Dissent».

Alain Reisenfeld
25/1/2006

Réponse à Jacques Aron

«Propos ignobles» : qui délire?
Bien que sujet au délire, selon mon aimable correspondant, je n’en suis pas encore à me prendre pour Sartre. Il n’y aura donc pas de polémique Aron-Hollander comme naguère, il y eut le conflit Aron-Sartre.
D’abord parce que mon Aron, si je puis dire, n’a rien de commun- en dehors du patronyme- avec le penseur libéral, lucide, ouvert et toujours policé qui signa notamment «L’Opium des Intellectuels». Ensuite, parce que la polémique me paraît généralement stérile et n’intéresse que le fan club des protagonistes.
Cela étant, la réaction rageuse et si disproportionnée de Jacques Aron à la chronique que m’a inspiré son ouvrage Karl Marx, antisémite et criminel? (Regards n°605) m’a amené à relire ce qu’il appelle élégamment «la prose de Hollander».
J’avais le sentiment d’avoir été plutôt positif en attirant l’attention du lecteur sur un livre dont on a trop peu parlé, en y reconnaissant «une analyse érudite, une pensée claire, un travail dont on ne peut nier l’ampleur». A propos des textes antijuifs d’un Marx de 25 ans, j’écrivais même : «Jacques Aron a bien fait de replacer dans une perspective historique ces quelques pages que Marx ne reprendra plus dans une œuvre qui va en compter des milliers».
Il est vrai que j’ai aussi perçu dans le livre le reflet d’une idéologie anti-israélienne et relevé l’utilisation curieuse, à mes yeux, de la formule assassinat ciblé d‘une communauté stigmatisée et isolée pour qualifier l’Holocauste. Sur ce dernier point, je reconnais une maladresse, pas une malhonnêteté. Et certainement pas de quoi alimenter l’accusation de diffamation ainsi que cette coulée de termes choisis : propos délirants, scandaleux procès d’intention, obsessions de l’auteur de l’article, procédé ignoble, insinuations mensongères... Si Jacques Aron s’est senti désigné comme «un défenseur du terrorisme ou du Hamas, un partisan de la disparition d’Israël», c’est dans sa tête que cela s’est passé, pas dans la mienne.
Il se peut que, comme il le note avec finesse, mon cerveau a gelé mais que penser de l’effervescence du sien? Que penser de celui qui voit «un procédé ignoble» dans une critique qui, même si elle l’indispose, était dépourvue de la hargne qui caractérise son «droit de réponse»?
Enfin un mot sur l’antisémitisme de gauche dont Jacques Aron conteste ou réduit la portée. Personne n’a oublié la politique et les discriminations dont ont été victimes les Juifs en URSS et dans les démocraties populaires. Mais déjà au 19e siècle, certains pères fondateurs n’y avaient pas été avec le dos de la cuiller :
- Nous savons bien que la race juive, concentrée, passionnée, subtile, toujours dévorée par une sorte de fièvre du gain (…) nous savons bien qu’elle manie avec une particulière habileté le mécanisme capitaliste de rapine, de mensonge, de corset, d’extorsion.
(Jean Jaurès 1898. Cité par B. Poignant, président de la délégation socialiste au Parlement Européen qui précise aussi : Jean Jaurès finira dreyfusard mais il n’a pas commencé comme cela.)
- Juifs. Faire un article contre cette race qui envenime tout, en se fourrant partout, sans jamais se fondre avec aucun peuple. Demander son expulsion de France, à l’exception des individus mariés avec des françaises(…). Le juif est l’ennemi du genre humain. Il faut renvoyer cette race en Asie ou l’exterminer… Proudhon - Carnets 1847.
Il reste que la balance n’est pas égale : l’antisémitisme a été autrement plus fréquent, plus mortifère à droite qu’à gauche. Mais dans la mesure où la gauche se réclame des valeurs de justice et de générosité qui lui ont assuré l’adhésion de tant de Juifs, les agressions qui nous viennent de ce côté-là nous surprennent toujours et inspirent bien plus d’amertume.
Jacques Aron et moi, nous nous connaissons depuis… plus d’un demi-siècle. Jamais jusque là, nous n’avions été en mauvais termes. Il aurait pu prendre son téléphone, non? Mais puisque je délire, autant lui rappeler cet avertissement de Nietzsche (un autre grand délirant) : «ce n’est pas le doute qui rend fou, c’est la certitude».

Emmanuel Hollander
10/1/2006

Questions, pour y apporter ensuite commentaires.

Bonjour,

J'aimerais savoir si l'auteur de l'article sur les Khazars, d'une importance capitale, Gaelle Smet et l'équipe participe à ce site très intéressant, idem tous ceux qui ont envoyé un courrier sont Ashkénazes et/ou Séfarades ? Connaissez-vous le pourcentage en population des uns et des autres ? Si possible depuis l'année 1800 en Europe et dans le monde entier. Le recensement par pays, éventuellement?

Savoir si on est Khazar part du nom avant tout, je pense, pour différencier, exemple BAUER alias ROTHSCHILD, aussi Mordechai Marx Lévy alias Karl MARX, Madeleine Korbel -dont le père Tchèque était diplomate communiste- ex épouse ALBRIGHT, etc.

Merci pour votre réponse.

Mireille GERU
23/12/2005

Au-delà du Cercle polaire, le cerveau gèle

Réponse aux propos délirants d’Emmanuel Hollander.
In cauda venenum, disaient les Latins : le venin est dans la queue. Dans son compte rendu de lecture de mon livre Karl Marx, antisémite et criminel?, Emmanuel Hollander a fidèlement appliqué l’adage. Le dernier paragraphe contient un scandaleux procès d’intention basé sur un rapprochement que le livre ne permet à aucun moment et qui ne trahit que les obsessions de l’auteur de l’article. Et pour mieux accréditer cette idée qui n’appartient qu’à lui, Emmanuel Hollander se permet de dénaturer de la même manière un autre passage de mon livre.
Je me contenterai de confronter la prose de Hollander à de courts extraits du texte original ; le lecteur sera seul juge.
Hollander : «Cependant, ce qui réduit la portée du livre de Jacques Aron, c’est l’idéologie anti-israélienne (sic) dont l’auteur ne se départit guère, et qui l’entraîne à céder aux excès et aux anachronismes qu’il reproche à Misrahi. Ainsi, lorsqu’il qualifie les massacre des Juifs au cours de la Seconde Guerre mondiale d’«assassinat ciblé d’une communauté stigmatisée et isolée». Assassinat ciblé? C’est la dénomination employée par le gouvernement israélien lorsqu’il ordonne l’assassinat du Cheik Yassine ou du responsable du Hamas, et des groupes qui ont mis la destruction d’Israël en tête de leur programme et font sauter les civils dans les bus, les bars, sur les marchés».
Aron : «Le deuxième événement, majeur celui-là, est la Seconde Guerre mondiale, un cataclysme qui précipite les peuples les uns contre les autres de l’Atlantique au Pacifique. Et qui, pour nous en tenir à notre sujet, inscrit dans son déroulement meurtrier l’assassinat ciblé d’une communauté stigmatisée et isolée. Parmi les peuples directement touchés par la guerre, les Juifs paieront un tribut disproportionné : six millions de morts environ, près du tiers de leur population estimée dans le monde. Ce traumatisme affecte de façon fondamentale tous les rapports internes de la judéité en même temps que l’ensemble des rapports que celle-ci entretient avec son environnement. (p. 12)».
Je condamne le procédé ignoble qui tendrait à faire de moi un défenseur du terrorisme ou du Hamas, ou un partisan de la disparition d’Israël. Je mets au défi quiconque de trouver dans les nombreuses pages que j’ai déjà consacrées au sujet ou dans mon livre Le judaïsme n’est pas le sionisme, une seule ligne qui justifie cette insinuation mensongère.
Hollander : «De même (sic), le refus de J. Aron d’accepter l’idée qu’un antisémitisme de gauche ait existé montre, elle, que les dogmes ont la vie dure, même chez les marxistes».
Aron : «Jamais il n’a existé un antisémitisme de gauche, au sens où la droite, puis l’extrême droite en ont imaginé la notion raciste pour pouvoir s’en servir à refouler, exclure ou éliminer les Juifs de la vie économique, religieuse, politique ou culturelle de leur pays, pour asseoir leur pouvoir et galvaniser leurs hordes national-socialistes. […] Jamais aucun parti politique socialiste ou communiste, se réclamant d’une manière ou d’une autre des idées de Marx, n’a développé un antisémitisme au sens où la droite en a fait, parfois à lui seul, un objectif politique en soi. Ceci ne signifie évidemment pas que des individus appartenant à ces formations n’aient pas été porteurs de préjugés souvent issus d’une histoire séculaire. Même la Russie stalinienne, si elle n’a pas hésité à instrumentaliser politiquement ces préjugés bien ancrés, a -hélas- fait preuve à l’égard de ses citoyens juifs du même arbitraire que celui dont ont été victimes quasi toutes les minorités nationales, et a commis contre elles les mêmes exactions».
Un peu de rectitude intellectuelle, s’il vous plaît!

Jacques Aron
8/12/2005

Simon Wiesenthal

Bonjour,
Je suis fort étonné par la briéveté de l'hommage rendu à Simon Wiesenthal dans votre revue. Quelques lignes et on passe à autre chose. Pour un homme qui a envoyé Eichmann devant le tribunal du peuple juif c'est un peu court,non? Le devoir de mémoire n'a rien gagné à cette"short story".
Bien à vous,

Philippe Lachman
28/10/2005

Retrait de la bande de Gaza : Merci Monsieur Sharon

Quel que soit le jeu politique qui sous-tend l'action d'un retrait israélien de la bande de Gaza, nous ne pouvons qu'apprécier et applaudir une telle décision. Il s'agit incontestablement d'un fait rare dans l'Histoire des hommes et des pouvoirs qu'ils représentent au coeur de notre Humanité. Un retrait volontaire, efficace et réussi aux yeux des observateurs nombreux représente une action qui, à mon sens, ne s'est quasi jamais produite ou alors si peu dans le processus complexe de l'Histoire des peuples.
Comment donc ne pas se manifester à cet égard et exprimer son approbation pleine et entière? Pour aller plus loin et comme on dit, saisir la balle au bond, pourquoi ne pas proposer aujourd'hui à Monsieur Sharon de créer, en lieu et place d'un mur ignominieux, un véritable centre de développement israélo-palestinien où des techniciens d'Israël viendraient en nombre initier les Palestiniens à un processus dynamique et positif afin de rendre la population palestinienne beaucoup plus heureuse qu'elle ne l'est actuellement. Utopie, sans doute ou peut-être mais pourquoi pas, que diable, saisir cette occasion unique pour aller avec un réalisme magnifique vers une terre de pacification concrète qui serait en même temps un haut lieu exemplaire non seulement pour Israël et la Palestine, mais aussi pour tous les peuples du monde qui puiseraient dans cet exemple même une énergie pour vivre enfin un vrai scénario de développement. Les prémisses sont posées. Pourquoi donc ne pas les poursuivre dans un sens extraordinaire? Encore une fois, en attendant, merci Monsieur Sharon.

Michel Le Haen
29/9/2005

Hommage particulier à un couple exceptionnel en France

Le samedi 4 juin 2005 à Sèvres –ville tangente à l’ouest de Paris- un hommage a été rendu à un couple exceptionnel. Hommage qui, compte tenu de sa nature, peut intéresser les lecteurs de Regards.
Ce couple exceptionnel, Yvonne et Roger Hagnauer, a créé en 1943, en pleine guerre et géré jusqu’en 1971, la Maison d’Enfants de Sèvres, internat pour enfants en difficulté. Cette institution fut financée à ses débuts par le Secours national. Mais il faut tout de suite ajouter ce fait remarquable, car hors du commun, Madame Hagnauer et son mari n’ont pas hésité à cacher, pendant la guerre, dans cette maison d’enfants qu’ils dirigeaient, des exclus du régime de Vichy : enfants juifs (deux tiers de la centaine d’enfants pensionnaires en 1943), enfants de résistants et résistants, et notamment le mime Marceau. Ils bénéficiaient de bienveillantes complicités : le maire fournissant des pièces d’identité, le commissaire de police, le curé émettant des certificats de baptême. Le couple Hagnauer a fait preuve d’un courage et d’un sang-froid extraordinaires pour mener cette lourde tâche à bien. Par ailleurs, autre fait original, la direction et les enseignants se faisaient appeler par des noms de la nature. Madame et Monsieur Hagnauer furent toujours désignés par tous les enfants comme Goéland et Pingouin, mais il y avait aussi Gazelle, Kangourou, Wapiti, Jabiru…
Mais un autre aspect de la Maison d’enfants de Sèvres mérite d’être cité : ses méthodes pédagogiques fondées sur les travaux de personnalités connues, telles Montessori, Freinet, Bronsky et Decroly. Dans les activités scolaires, les enfants étaient amenés et encouragés à faire des recherches en groupe par centre d’intérêt. Ainsi, des techniques très diverses propres à toutes les écoles nouvelles sont utilisées : imprimerie, pipeau, chant choral, tissage, danse, tournage, décoration, dessin, modelage, linogravure, marionnettes, etc. Elles furent considérées comme «moyens d’expression» propres à maintenir chez l’enfant le sens de la création et le désir de l’expression libre.
Madame Hagnauer sera nommée chevalier dans l’Ordre de la Légion d’Honneur en 1959. Et en 1975, Israël lui décernera la «Médaille des Justes».
Le 4 juin dernier, le Maire de Sèvres a dévoilé une plaque commémorative et un médaillon, un des jalons du parcours historique de Sèvres, synthétisant l’œuvre des époux Hagnauer. Fait remarquable, au sein du public, une centaine d’anciens de la Maison d’Enfants de Sèvres, venus de France, mais aussi de Belgique, de Suisse, du Canada et des Etats-Unis, assistaient à cette cérémonie. Ils se souvenaient, 30, 40, 50 voire soixante ans après leur passage, de ce que la Maison des Enfants de Sèvres leur avait apporté. Reconnaissants, ils ont tenu, par leur présence, à rendre hommage aux qualités humaines et pédagogiques exceptionnelles de Goéland et Pingouin.
Un site Internet pour plus d’informations : http://www.lamaisondesevres.org/

Sylvain Wolf
14/6/2005

Transmission de l'histoire, devoir de mémoire, dites-vous ?

Dimanche 17 avril 2005, à 18 heures, le CCOJB organisait au Mémorial d'Anderlecht la commémoration du 62e anniversaire du soulèvement du Ghetto de Varsovie et de l'arrêt du 20e convoi à Boortmeerbeek.
Présents: 40 adultes et 2 enfants!
Où était la communauté juive?
Où étaient nos rabbins, députés juifs, présidents, dirigeants ou délégués des organisations juives affiliées?
Où étaient les représentants des mouvements de jeunesse?
Mordehaï Anielewicz ne serait-il plus à l'honneur dans son propre mouvement?
Où étaient les annonces dans nos revues communautaires?
En ces temps où l'on se souvient avec émotion de la 60e année de la libération des camps, on ne cesse d'entendre les discours redondants des responsables juifs de toutes tendances, nous rappelant l'importance du travail de mémoire, du devoir de transmettre...
Comment parler d'éducation citoyenne, de civisme, de responsabilisation quand on est absent??
Sans parler de la tristesse de constater le peu d'intérêt accordé aux résistants tombés pour notre liberté et au sentiment de solitude des derniers survivants!
Quand on sait qu'il n'y a que deux grandes manifestations relatives à la Shoah :
l'une à Malines avant Roch Hachana, l'autre au Mémorial aux alentours du 19 avril, est-il si difficile d'accorder les agendas pour se libérer ces jours-là?
Désolés, ce n'est pas ainsi que le flambeau de la Mémoire passera!

Jacques et Annie Szwertag
19/4/2005

Développement: quid donc du principe de substitution?

Les guerres et le trafic des armes qui se propagent se veulent à la pointe d'un combat funèbre en termes de développement, celui qui enrichit des ploutocraties hyper-sélectives au nom, hélas, de l'idéal démocratique.
Quelle lamentable erreur lorsque nous savons que la guerre est un triste cadeau empoisonné. Notre F Nationale se veut en tête d'une super-affiche avec comme excuse ou justification la politique du plein emploi des femmes mais pas d'accord à propos des moyens utilisés ou subtilisés!
Il ne peut y avoir de développement avec la complicité du crime. Alors?
Alors, il serait temps et grand temps de suggérer à notre précieuse FN de s'initier aux vrais produits du développement tous azimuth. Notre FN pourrait par exemple se spécialiser dans la manufacture d'une série de produits made in Belgium et devenir, pourquoi pas, le must des produits via les pays en voie de développement depuis la pompe à eau jusqu'au groupe électrogène en passant par toute la gamme des objets solides nécessaires à l'installation d'un bien-être en faveur des pays tiers.
Ce jour-là verra un autre rayonnement pour notre petite planète, notre FN, notre pays et ce qui n'est pas une mince affaire, enfin, une belle avancé pour la démocratie d'ici et d'ailleurs.

Michel Le Haen
8/4/2005

Les compagnies d'assurances et l'Holocauste

Chère Wesmaster (esse),
mon grand-père avait une police d'assurances que des compagnies qui ont été absorbées par Axa, ne lui ont pas payé en 1940.
La commission ad hoc a retrouvé ça et Axa a fait une offre de remboursement. Pour la période de 1940 à 2002, ils ont offert 8 x la valeur de la police alors qu'ils auraient dû utiliser un multiplicateur fixé par la méthode BEG de 1940 à 1969 et ensuite multiplier cette somme par 8, ce qui n'est évidemment pas la même chose.
BEG = Bundes Entschädigung Gesätz cad les réparations.

Je suppose qu'il y a de nombreux ayant-droits qui vont tomber dans le panneau. C'est fait au milieu de beaucoup de pages et si tu ne fais pas le calcul avec la connaissance des taux d'inflation et/ou de l'indice des prix... tu es déjà content d'accepter ce qu'ils t'offent, mais en réalité, c'est probablement le double ou le triple qu'ils te doivent.
Amicalement
jh

Jean Helft
31/1/2005

Les hochets

Aux petits enfants pour les calmer, l'homme inventa le hochet.
Pour certains Juifs pour mieux les manipuler, les politiques inventèrent le hochet institutionnel.
A d'aucuns on attribue un titre de baron, c'est chic et cela ne peut pas leur coûter gros, à d'autres on attribue le hochet électoral, un titre de député, sénateur(plus rare) et le Juif est pied et poing liés à la merci du parti, le hochet de président d'associations juives, cela peut rapporter gros, surtout si le président reste sourd et aveugle aux dangers qui se dressent en face de la communauté.
Certains croient trouver la solution en épousant un chrétien, d'autre préfèrent penser qu'ils sont assimilés.
Un jour ou l'autre, la réalité rattrapera le présent et personne avec ou sans son hochet sera épargné.

sara zajdenband
23/1/2005

Présentation de Dieudonné par le Théâtre de Poche.

À l'attention du directeur du théâtre et au responsable du texte présentant Dieudonné.
Je viens de recevoir votre mailing l'Echo du bois, présentant le spectacle de Dieudonné et nous encourageant à réserver, car il y aura foule.
Je ne ferai pas campagne pour empêcher votre spectacle du bouffon Dieudonné, ce chantre de la haine, ce Le Pen noir.
Mais je réfute la manière dont vous le présentez, en reprenant la prose de journalistes ignares (?) ou malhonnêtes, à moins que ce ne soit les morceaux choisis par vous qui sont malhonnêtes.
Voici ce qu'écrivit Éric Marty, professeur de littérature française contemporaine à l'université Paris-VII, dans LeMonde (06.03.04)
"Le scandale Dieudonné se dit en trois temps. Le premier est son apparition à l'émission de Marc-Olivier Fogiel en juif orthodoxe, avec les accessoires du terroriste palestinien et criant "Isra... Heil !" : la victime juive devient ici le corps réel de ses deux bourreaux.
Le deuxième temps, ce sont des déclarations politiques où il apparaît que les Juifs sont des "négriers reconvertis dans la banque" et qu'Israël a "financé l'apartheid et ses projets de solution finale" (Le Journal du dimanche du 8 février).
Troisième temps : l'apparition sur de nombreux médias, en criant au complot, et particulièrement sur Canal+, par exemple samedi 28 février au soir ("7 jours au Groland"), où il joue le rôle du banni, et dont il ressort que ce bannissement atteste qu'il dit une vérité que tout le monde veut taire.
Cette farce antisémite en trois actes est aisément reconnaissable tant elle a été déjà jouée dans l'histoire jusqu'à ne plus exister que sous une forme parodique dont le dernier acteur en date était, jusque-là, Jean-Marie Le Pen.
(…)Toute la substance du propos de Dieudonné tient donc en trois points : 1) dénier la qualité de victimes aux Juifs en leur attribuant les signes de leurs propres bourreaux; 2) faire des Juifs les artisans du martyr noir et de l'esclavage; 3) se donner soi-même comme victime "nègre" : "Je ne suis qu'un pauvre nègre. On me lynche, on me frappe -Le Journal du dimanche-."
Fin de citation.
Puis-je vous rappeler que le 26 mai dernier : (AFP) - L'humoriste français Dieudonné a été condamné mercredi par le tribunal correctionnel d'Avignon à une peine d'amende de 5.000 euros pour "propos racistes" et "injures raciales" visant les Juifs rapportés dans un entretien paru dans le journal Le Monde en janvier.
À l'audience, Maître Mazarian n'aura, en fait, pas de mots assez durs pour qualifier les propos tenus par Dieudonné : " C'est du Céline, moins le talent littéraire. Et l'on sait à quel point ce type d'ouvrages a pu influencer l'inconscient collectif et mener au désastre que l'on connaît. (…) Ses propos sont du même niveau que ceux pour lesquels M. Le Pen avait été condamné. "
Le ministère public a semble-t-il approuvé leur démarche : " Elle [la manière de faire insidieuse de Dieudonné] consiste à instiller un poison qui corrompt les esprits et la société toute entière. L'Histoire et l'actualité nous rappellent les effets désastreux d'une telle démarche. (…) M. Dieudonné connaît le poids et le sens des mots, leur fonction et leur impact. Les mots, c'est son métier. (…) Ses propos ne correspondent pas à un dérapage ponctuel, mais sont l'expression d'un message réfléchi. " Du coup, le Procureur de la république d'Avignon a sollicité une amende de 5.000 euros, en reconnaissant que selon lui l'infraction était parfaitement constituée.
Dans cet entretien que Dieudonné avait accordé au site blackmap, entretien rapporté par le journal Le Monde et propos pour lesquels Dieudonné a été condamné le 26 mai, il disait entre autres:
"Étant donné que le Noir dans l'inconscient collectif porte la souffrance, le lobby juif ne le supporte pas, parce que c'est leur business ! Maintenant, il suffit de relever sa manche pour montrer son numéro et avoir droit à la reconnaissance…"
Le 4è temps du scandale est plus récent, à l'émission de Thierry Ardisson, Dieudonné n'a pas hésité à cautionner la chaîne de télévision Al-Manar et le point de vue qu'Israël aurait diffusé le sida en Afrique.
Voilà celui que vous présentez fort aimablement de la manière suivante avec vos morceaux choisis :
"Militant et engagé, Dieudonné reste ce fou du roi accro à l’ironie salutaire. Prêt au débat, prêt à gratter toutes ces frontières virtuelles qui divisent l’humanité" Le Soir
"Dieudonné parvient à faire rire avec des choses graves et choquantes. Mais il parvient aussi à faire réfléchir" La Dernière Heure
"Il le fait avec talent, déployant les qualités de comédien, le sens de la formule, l’art des mimiques et l’efficacité dans l’humour qu’on lui connaît" Le Parisien
Notons qu'il a un jour déclaré qu'il se torchait le cul avec le drapeau israélien. Les forces gouvernementales soudanaises ont massacré 2 millions de Noirs, Dieudonné ne se torche pas le cul dans le drapeau soudanais. Les Russes tuent des centaines de milliers de Tchétchènes, Dieudonné ne se torche pas le cul dans le drapeau russe. Si Dieudonné s'était torché le cul dans ces deux drapeaux en plus du drapeau israélien, j'aurais dit que Dieudonné a un humour pénible. Comme Dieudonné se limite à se torcher dans le drapeau israélien, j'en déduis que Dieudonné est antisémite.
Je ne doute pas que certains accourent à votre spectacle et que vos caisses se rempliront : grâce à tous ceux, comme Dieudonné, pour qui l'antisionisme n'est qu'un cache-sexe de leur antisémitisme.
Après Dieudonné, pourquoi ne concoctez-vous pas un spectacle avec un condensé des émissions de la chaîne de télévision Al-Manar? Je suis sûre que vous remplirez tout aussi bien votre salle.
Yvette Kanarek-Rauwers


Yvette Kanarek
15/12/2004

A un prince-marionnette, je préfère un prince-citoyen

Un prince a osé. Ce prince est un citoyen.
Ce prince a dit ce que beaucoup pensent sans oser le dire.
Un prince s'est exprimé librement en qualité de citoyen.
C'est l'un de nos princes qui a osé s'exprimer. Enfin!
Mais la question reste entière dans la mesure où entre le dire et l'agir, le fossé reste immense. Le prince, notre prince, a sans doute des propositions intelligentes et intéressantes autant que des remèdes à communiquer. Et pourquoi pas?
Notre démocratie devrait permettre à un prince de s'exprimer en toute liberté sans encourir les foudres ou les faveurs des uns et des autres.
Pourquoi donc notre Constitution ne se montrerait-elle pas plus précise en cette matière d'opinion qui est l'attribut de tout citoyen pour ne plus prêter à des interprétations faisant apparaître une simple figuration?
A ce sujet, notre parlement fédéral ne pourrait-il pas imaginer la création d'un conseil consultatif susceptible d'enregistrer et d'examiner des propositions ou des projets d'initiatives dignes d'intérêt? Cela aussi appartient à la démocratie.

Michel Le Haen
8/12/2004

A.J.B. Collaborateurs volontaires ou Collaboration obligée?

Quelques réflexions suite à la conférence donnée au CCLJ.

Bien que n'ayant aucune sympathie particulière à l'égard de l'A.J.B., j'en
suis venu à me demander si derrière la magistrale démonstration de J.P. Schreiber et Mr.Van Dorsselaer ne se profile pas une tentative de déculpabilisation ou de minimisation de ce que fut le rôle du gouvernement belge durant l'occupation concernant la déportation des Juifs de Belgique.
La question à se poser serait plutôt peut-on déclarer que l'A.J.B. était responsable d'actes commis consciemment et appliqués librement, ou était-elle enfermée dans une logique de force majeure.
Rationnellement, et pour ma part, j'assimilerais volontiers l'attitude de
l'A.J.B. à un acte de recel et pour cause, le recel est un acte commis après la perpétration du DELIT PRINCIPAL, étant entendu que je ne vois pas comment le gouvernement de notre pays pourra se révaloir de sa non-implication via ses administrations dans la déportation des Juifs de Belgique, et du DELIT PRINCIPAL qui est la collaboration.
Il me parait en effet assez réducteur de faire porter la responsabilité des déportations sur les notables Juifs en place durant l'occupation, ceux-ci faisant partie d'un système en fonctionnement par la volonté de l'occupant, et aidé en cela par les administrations et le gouvernement belge de l'époque.
Nos familles et parents pour la plupart émigrés et refugiés en Belgique trouvèrent ici une terre d'asile, et espéraient bénéficier de la protection qui est due à tous les citoyens, l'assistance à personnes en danger constitue ou constituait une obligation morale qui prend sa source dans le devoir de secourir toute personne en danger, nous savons ce qu'il en fut.
Bien à vous,
M.Zalc

Marcel Zalc
4/11/2004

Il est urgent de réagir

Monsieur le rédacteur en chef,
s'il y a un sujet de discussion qui, ces jours-ci, mérite l'étiquette proverbiale du "sexe des anges", c'est bien si le tracé du fameux mur respecte la frontière d'avant 1967, s'il faut évacuer Gaza ou non. Est-ce
qu'on se rend compte que si la paix au Moyen-Orient, avec la création d'un Etat palestinien viable, ne se réalise pas RAPIDEMENT, c'est un engin nucléaire sur Tel-Aviv auquel on peut s'attendre, lancé depuis le Pakistan qui sera devenu islamiste et ceci, c'est horrible à dire, avec les applaudissements du Tiers-Monde et les lamentations hypocrites de l'Occident? Aidons-les Israéliens à voir plus loin que le présent immédiat, bon Dieu!
Bien à vous

Hugo et Josiane van Swinderen-Taïeb
13/5/2004

Droit de réponse : Le tailleur de pierre

Le sénateur belge Pierre Galand, dans un droit de réponse à Joël Kotek, (Regards n°562) se défend d’être un antisémite. En effet, on ne s’imaginerait pas que le leader caritatif et pacifiste de la gauche démocrate et chrétienne depuis 30 ans, dirigeant des amitiés belges et palestiniennes (ABP), nommé enseignant universitaire, adoubé «Juste» et enfin «candidat d’ouverture» des Socialistes, coopté sénateur, soit un antisémite. Dans sa courte interview (Regards n°558), notre ami Joël Kotek nous peignait les racines antisémites de l’anti-sionisme européen, aux confins de la pensée chrétienne et de la vulgate marxiste ou vice et versa; certes, il l’a fait à grands traits impressionnistes; le sénateur Galand a quant à lui été cité en exemple parce qu’il se trouve lui-même à la croisée du courant anti-mondialiste et des groupes de pression de la cause palestinienne historique, lieux où plane le fantôme de la théorie du complot. En riposte, on n’a retenu que sa défense du sionisme et par glissement de sens polémique et injuste, de la politique gouvernementale israélienne.
Profitant de ce droit de réponse, il tient un discours taillé sur mesure (ou le pense-t-il) pour des Belges de gauche mais juifs d’origines. Lecteurs avertis, nous savons bien que le malaise ne vient pas de la littéralité des mots mais bien de l’ambiguïté du discours, des non-dits, de l’understaitment, du lapsus. Au-delà de son jargon un peu spécieux, les exemples d’élision fourmillent dans son texte. Ainsi, la proximité des Dom Helder Camara, Desmond Tutu ou Commandante Ortega dédouane-t-elle un homme d’anti-israélisme, voire d’anti-judaïsme? Juge-t-on un homme sur ses actes ou sur ses réseaux? Il nous affirme, pour légitimer et relativiser son combat contre Israël, que celui-ci n’est pas le pire des Etats et qu’il croit en l’Etat de droit et aux principes progressistes de l’ONU, contre les guerres et les occupations : quand a-t-il seulement critiqué les régimes de Damas ou de Bagdad, sans parler de ceux de La Havane ou de Pyongyang! Il nous déclare se battre «(en coordination) avec les mouvements israéliens anti-colonial (sic) et anti-guerre»; ajoutons : «et anti-sioniste», un peu comme si un Soviétique s’était vanté d’avoir collaboré exclusivement avec des mouvements belges communistes orthodoxes. Surfant sur une vague porteuse, il dit ne pas être contre la nation mais contre «le gouvernement Sharon (…), allié privilégié de George W. Bush». Où est sa vérité? Je pense qu’il avait la même attitude envers les gouvernements israéliens précédents, y compris au plus fort du processus de paix dit d’Oslo. Dans un éditorial de novembre 2001, il annonçait que le prochain grand combat pour la cause palestinienne sera de neutraliser l’influence du lobby israélien à Washington : une forme de perestroïka de l’Empire à la bannière étoilée? Mais peut-être que je suis moi aussi dans l’erreur…
Je crois cependant avoir un peu raison. Il faut voir les peuples dans leurs réalités, au-delà des clichés millénaristes et des slogans tiers-mondistes : les Palestiniens ne sont pas les paysans de la Parousie, mais dans leur majorité, des citadins informés du monde; les Israéliens ne sont pas une armée de démons, mais dans leur majorité, des citoyens ouverts sur le monde. Nous devons tous œuvrer avec ardeur pour une paix démocratique au Moyen-Orient, ce qui est aussi la position ferme de la Belgique et de l’Europe.

Alain Reisenfeld
23/4/2004

Les plus grand ennemis des Juifs sont les Juifs eux-mêmes

A force de se mépriser et de ramper toujours à la traîne d'une opinion publique à l'autre, les Juifs se confinent dans le rôle que leur a imposé les nations.
Entre les collabos, les lâches et les imbéciles, reste une petite minorité qui n'ose plus parler.
Pour recevoir les miettes que les non-Juifs leurs accordent, certains Juifs vont jusqu'à renier leurs frères, se convertir ou s'assimiler en épousant de préférence des non-Juifs. Ils croient se libérer de leur race en attaquant Israël et seraient prêts à l'anéantissement du pays pour leur tranquillité et le bien-être de leurs
finances.
Pitoyable, jamais 6.000.000 de Juifs n'auraient été raflés et liquidés sans l'assistance des dignitaires juifs de l'époque qui ont ainsi cru sauver leur peau et leurs avoirs.
Jamais Israël ne serait dans cette situation désastreuse sans la complicité de dignitaires et politiciens juifs européens.
A plusieurs reprises, j'ai fait part de mes angoisses et des attaques que j'ai subies en tant que Juive ,tant physiques que finançières. Aucune réponse, je dirais plus le président de la communauté m'a renvoyée en me traitant d'affabulatrice et menteuse et refusé de me venir en aide. Mon grand père avait l'habitude de dire en yiddish "comme on fait son lit, on se couche".
Ne vous étonnez donc pas que votre couchette soit dans l'avenir vraiment inconfortable.

Sara Zajdenband
19/4/2004

La paix entre Palestiniens et Israéliens

Un texte important est discuté en ce moment par des gens épris du désir de paix entre les deux communautés. Il me semble que associations, particuliers,gouvernement, l'Union Européenne toutes les forces vives de notre pays devraient les soutenir par de grands rassemblements, manifestations,pétitions avec le soutien de la télévision et de la presse. Le temps est largement dépassé du soutien pour la Palestine ou pour Israël, mais un seul mot d'ordre : la paix dans le respect de chacun, dans la clairvoyance des faits , les droits de chacun à la vie dans l'état choisi, assurer la garantie par la communauté internationale de l'application des accords.

Esther-Maria Zwiller
11/12/2003

 
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