Les enregistrements de nos conférences

    • Viviane Teitelbaum : " Je ne suis pas antisémite, mais..."

      Cette activité s'est déroulée le Jeudi 18 Février 2016 à 20:00
      Présentation du livre & débat

      Rencontre animée par Jean-Pierre Martin, grand reporter à  RTL-TVI. Ni Merah, ni Nemmouche, ni Coulibaly ne sont nés par génération spontanée. Ils se sont construits sur un échafaudage de haines, de confusions, de préjugés et de généralisations qui leur ont donné bonne conscience. Même au moment de tuer d’une balle dans la tête une petite fille de 7 ans à Toulouse. Car, aussi provoquante que soit cette réalité, il faut le dire : ce qui est inquiétant n’est pas seulement que l’on tue des Juifs, c’est aussi qu’on le fasse en pensant agir ainsi au nom du bien ou de la justice. Avec le soutien de la Région de Bruxelles-Capitale.Dans les mois qui ont suivi ces crimes, la situation a continué à se détériorer. Entre insultes, tags, menaces, agressions verbales, physiques et cris de morts aux Juifs, profanations de sépultures, glorification des assassins sur les réseaux sociaux ou sur les murs de nos villes, le nombre de violences antisémites n’a cessé d’augmenter.Cet ouvrage présente les différents visages de ce nouvel antisémitisme.Livre paru aux Editions Luc Pire.

    • Delphine Horvilleur : "Comment les rabbins font les enfants : Sexe, transmission identité dans le judaïsme" PODCAST

      Cette activité s'est déroulée le Jeudi 28 janvier 2016 à 20:00
      Présentation du livre & débat

      Soirée animée par Jacques Sojcher, philosophe. A l’heure des replis communautaires et des identités figées, que signifie appartenir et transmettre ? Contrairement à ce qu’affirment tous les fondamentalismes, la transmission d’un héritage ne doit pas être une réplication à l’identique. Elle dépend d'une infidélité partielle, garante de surgissements inattendus, aujourd’hui comme hier. Mariant filiation et rupture, la tradition juive ne se renouvelle qu’en étant bousculée et nourrie par sa rencontre avec d'autres ; cela implique l’ouverture à l’Etranger, ainsi que l’ouverture au Féminin.Cet ouvrage est donc d’abord un plaidoyer pour une « religion matricielle » qui, à la manière d’un utérus, est un lieu de fertilisation. Les textes sacrés eux-mêmes y sont fécondés par des lectures inédites.
      Illustrant brillamment cette vision ouverte de la religion, Delphine Horvilleur revisite, loin des interprétations convenues, quelques épisodes fameux de la Genèse, notamment Adam et Eve, Caïn et Abel, l'histoire biblique des premiers parents et des premiers enfants de l'humanité. Elle montre aussi sa capacité à repenser les grands problèmes contemporains à partir de la tradition rabbinique. Trois thèmes sont successivement abordés : Comment, selon le judaïsme, se fabriquent un parent, une identité et un désir, c'est-à-dire la possibilité d'enfanter l'avenir.
      Procédant avec clarté et humour, citant aussi bien Emile Ajar et Amos Oz que la Genèse et le Talmud, elle conclut son livre par une analogie entre le Texte et le Féminin, dotés d’une même capacité de croître et de multiplier.Delphine Horvilleur, née en 1974 à Nancy, est une femme rabbin et une journaliste française. Elle exerce au Mouvement juif libéral de France (MJLF), et est directrice de la rédaction du magazine Tenou'a.

    • François De Smet : PODCAST - " Migrants : Sortir des idées reçues pour mieux en comprendre les enjeux "

      Cette activité s'est déroulée le Mardi 12 janvier 2016 à 20:00
      Conférence & débat

      Rencontre animée par Yves Kengen, Journaliste et Directeur de la communication du CAL . En collaboration avec le Centre d'Action laïque (CAL) et avec le soutien de la Région de Bruxelles-Capitale. Auteur du livre " La marche des ombres: Réflexions sur les enjeux de la migration " (paru dans la collection "Liberté j’écris ton nom" du Centre d’Action Laïque), François De Smet, philosophe et Directeur de MYRIA (Centre Fédéral Migration) a reçu le prix du Livre politique 2015. " Comme le souligne le jury dans son communiqué, ce livre, c’est une sorte de remède contre le syndrome de Walcourt. Vous savez, Walcourt, ce village où, quand l’arrivée d’une centaine de demandeurs d’asile est annoncée, une joggeuse se demande ce qui va se passer 'si elle rencontre quelqu’un'…En 85 pages, François De Smet bouscule toutes les idées reçues sur les migrations. Et c’est d’une écriture bougrement efficace. Son immense mérite, c’est d’abolir les distinctions subtiles mais artificielles entre réfugiés politiques et réfugiés économiques..." (Communiqué de presse du CAL).Docteur en philosophie de l’Université libre de Bruxelles, François De Smet est scénariste et essayiste. Il a publié récemment Reductio ad hitlerum. Une théorie du point Godwin (PUF, 2014) et Une nation nommée Narcisse (L’Académie en poche, 2014). Il est également chroniqueur régulier pour la Première (RTBF) et La libre Belgique. Depuis la parution de cet essai, il est devenu directeur de Myria (Centre fédéral Migration). 

    • Beate et Serge Klarsfeld présentent : " Mémoires "

      Cette activité s'est déroulée le Vendredi 25 septembre 2015 à 20:00
      Présentation du livre & débat

      Rencontre animée par Nicolas Zomersztajn, rédacteur en chef de la revue Regards.COMPLET !!!!!Dans cette autobiographie croisée, Beate et Serge Klarsfeld reviennent sur quarante-cinq années de militantisme, poursuivant par ce geste leur combat pour la mémoire des victimes de la Shoah. Leur couple est une légende, leur biographie une épopée...Pourtant, rien ne prédestinait cette fille d’un soldat de la Wehrmacht et ce fils d’un Juif roumain mort à Auschwitz à devenir le couple mythique de "chasseurs de nazis" que l’on connaît. Leur histoire commence par un coup de foudre sur un quai du métro parisien entre une jeune fille au pair allemande et un étudiant de Sciences Po. Très vite, avec le soutien de Serge, Beate livre en Allemagne un combat acharné pour empêcher d’anciens nazis d’accéder à des postes à haute responsabilité.Sa méthode : le coup d’éclat permanent. Elle traite ainsi de nazi le chancelier Kurt Georg Kiesinger en plein parlement, puis le gifle en public lors d’un meeting à Berlin, geste qui lui vaut de devenir le symbole de la jeune génération allemande.Leur combat les conduit aux quatre coins du monde. En France, ils traînent Klaus Barbie devant les tribunaux et ont un rôle central dans les procès Bousquet, Touvier, Leguay et Papon. Ni les menaces ni les arrestations - notamment lors de leur tentative d’enlèvement de Kurt Lischka, ancien responsable de la Gestapo - ne parviennent à faire ployer un engagement sans cesse renouvelé jusqu’à aujourd’hui. Livre publié chez Fayard / Flammarion - 2015. 

    • Raphaël Enthoven : " Marcel Proust ou l'art de réenchanter le monde "

      Cette activité s'est déroulée le Mardi 26 mai 2015 à 20:00
      Conférence & débat

      Le CCLJ a le grand honneur d'accueillir Raphaël Enthoven, philosophe et écrivain. La rencontre sera animée par Emmanuelle Danblon autour du livre "Le dictionnaire amoureux de Marcel Proust" de Raphaël & Jean-Paul Enthoven (paru aux Editions PLON)." Quelle attitude adopter face au désenchantement que nous éprouvons face au réel ? Nous enfermer dans l'aigreur et le repli, ou au contraire voir du merveilleux dans toutes choses, y compris les plus basses et les plus vulgaires ? Marcel proust propose, lui, une troisième voie : L'expression poétique...Elle seule prend la mesure du réel mais le transcende, elle seule peut faire coïncider le merveilleux et le monstrueux. Là est la vocation proustienne, être poète de la vie, devenir héros du réel."Raphaël Enthoven est philosophe. Conseiller de la rédaction de "Philosophie Magazine", il anime l'émission LE Gai Savoir » (chaque dimanche, de 16h à 17h) sur France Culture et a écrit de nombreux ouvrages parmi lesquels le philosophe de service (2011-Gallimard) et " La dissertation de philo " (2011-Ed. Poche) ainsi que des CD tirés de l’émission « commentaires »" Kant, la tête dans les nuages " et " Sartre, la liberté dans tous ses états ".Emmanuelle Danblon : Emmanuelle Danblon est professeur de Rhétorique à l’ULB.Proust et l’art de ré-enchanter le monde ou l’héroïsme des poètes de la vie :Quand j’étais étudiante, j’ai eu la chance d’avoir un cours entier sur Marcel Proust, donné par le Professeur David Mingelgrün. À la sortie de la séance qui décrivait la puissance magique de réminiscence contenue dans une madeleine et une tasse de thé, mon amie Françoise et moi nous nous sommes précipitées à la boulangerie puis à la maison pour réitérer l’expérience. Je crois que je n’ai pas besoin de décrire la déception qui a été la nôtre. Rien. Ni Combray, ni Swann, ni aucun pan de mur jaune. Le calme plat du réel qui se moquait bien de notre enthousiasme. Cette déception est la première expérience proustienne. Une expérience douloureuse qui a son corollaire, dans lequel se trouve le secret de toute poésie authentique. De ce désenchantement vécu avec sincérité, naîtra la décision de créer. Une attitude poétique devant la vie comme réponse éthique à l’idiotie du monde, lequel se moque bien de nos espoirs et de nos désespoirs. C’est là la quête du héros proustien.Et c’est bien l’expérience que fait le narrateur de La Recherche. La Berma, célèbre cantatrice, n’est pas si fascinante de près, Albertine prisonnière se révèle ennuyeuse, et même les baisers de Maman n’ont pas le pouvoir magique de réveiller les morts. Ceci se nomme le réel. Quelle attitude adopter face à cela ? Certains se mettent au balcon de la vie et, comme le Renard de la fable, érigent leur ressentiment en vertu. « Ce monde est bien terne, disent-ils, nous ne le fréquenterons que du bout des lèvres ». Ce sont les zombies de la vie, armée nombreuse de la zone grise. D’autres choisissent le déni et s’obstinent à voir du merveilleux partout, jusqu’au cœur de la vulgarité. Ce sont les idiots utiles, compagnons de route des zombies. Et puis, il y a les poètes de la vie. Ceux qui ont le courage de garder les yeux ouverts sur le réel. Ceux qui comprennent que, par ce courage, leur cœur trouve la force de s’ouvrir encore. Ils ont trouvé le point d’appui de l’humanité et vérifient la parole prophétique de Nietzsche : Nous avons l’art pour ne pas mourir de la vérité. Ceux-là sont les proustiens, poètes de la vie, héros du réel. Ceux-là savent que le merveilleux n’a de sens qu’avec l’ombre portée du monstrueux sur lui. Nietzsche l’a dit, Proust l’a fait. La Recherche du temps Perdu est une spirale de vie qui vient se déposer au creux de tous nos sens, si nous consentons à les fréquenter. (Emmanuelle Danblon).

    • "Israël et ses paradoxes"

      Cette activité s'est déroulée le Mercredi 29 avril 2015 à 20:30
      Conférence & débat

      Israël, plus que tout autre pays, suscite les passions. Pro- et anti- attisent la polémique à coup d’idées reçues : « Israël et le lobby juif dictent la politique des États-Unis au Moyen-Orient », « Israël est la seule démocratie au Moyen-Orient », « Israël pratique l’apartheid », « Tsahal est l’armée du peuple », « Israël est un État théocratique », etc. Pour en débattre, nous avons invité Denis Charbit, auteur de l'ouvrage Israël et ses paradoxes (2015-Ed. Le Cavalier Bleu), Isaac Franco (chroniqueur sur Radio Judaïca dans l'émission " Cherchez l'erreur "), Henri Wajnblum (Rédacteur en chef de Points critiques, revue de l'UPJB). Le modérateur sera Henri Gutman, président du CCLJ.Nos intervenants : Denis Charbit : Denis Charbit est maître de conférences au département de sociologie, science politique et communication à l’Open University d’Israël. Ses recherches portent sur le sionisme et sur les intellectuels français de l’Affaire Dreyfus à nos jours. Isaac Franco : Chroniqueur sur Radio Judaïca dans l'émission " Cherchez l'erreur ", chroniqueur à Radio Judaïca, coresponsable avec Gérard Grosjean de l'émission hebdomadaire "Cherchez l'erreur" le lundi de 17h à 18 heures, cofondateur et vice-président de la LBCA (Ligue Belge contre l'Antisémitisme,  membre du bureau directeur du CCOJB de 2008 à 2010. Henri Wajnblum : Rédacteur en chef de " Points critiques" (revue de l'UPJB), diplomé en journalisme. Ancien membre de l'Hashomer Hatzaïr, cinq ans de kibboutz.

    • Jean Benguigui : ' Un parfum d'oranges amère '

      Cette activité s'est déroulée le Mardi 24 Février 2015 à 20:30
      Présentation du livre & débat

      Rencontre animée par Jack P. Mener, critique de cinéma et Vice-Président de l'Union de la Presse Cinématographique Belge (UPCB/UBFP), membre de la FIPRESCI.
      C’est au balcon d’un appartement d’Oran que tout a commencé. Encore enfant, Jean Benguigui regarde passer les voitures des vedettes venues de Paris et, entre deux pitreries, rêve du monde des artistes. À l’âge de dix-sept ans, il est envoyé en France pour échapper à la guerre et à la pression montante de l’OAS.Jean rejoint la famille des acteurs qui, au premier ou au second plan, font les grandes heures de la scène et du cinéma français. Il fréquente Chéreau, de Broca, Deneuve, Noiret, Chabrol, Depardieu. Avec la « bande à Ruquier », il révèle une personnalité chaleureuse donnant la réplique aux hommes politiques et aux humoristes.Dans ce livre, tout en tendresse, il revient sur les riches heures de sa vie, celles où son destin a basculé. Plus qu’une histoire, c’est une ode à l’amitié, à l’amour et à l’humour.Jean Benguigui a mené sa carrière d’acteur en jouant au théâtre (Brecht, Feydeau ou plus récemment Labiche), tout en multipliant les rôles à la télévision et au cinéma : de Buffet froid de Blier au Grand Pardon d’Arcady.Livre édité chez Fayard.

Pages