Les enregistrements de nos conférences

    • Sholem Aleikhem : Le Yiddish comme univers ! PODCAST

      Cette activité s'est déroulée le Mercredi 21 septembre 2016 à 20:00
      Conférence & débat

      A l'occasion du centenaire de la mort de Sholem Aleikhem. Invités : Yitskhok Niborski (Professeur et grand spécialiste du Yiddish), Nadia Déhan-Rotschild (traductrice du Yiddish) , Alain Mihaly (Professeur de Yiddish et modérateur). Nous aurons droit à une évocation de la vie de Sholem Aleikhem mais aussi une présentation de son univers si particulier, si subtil. Il y a chez chaque juif ashkénaze un peu de chacune de ses histoires, comme celles que nous racontaient nos grands-parents...Il a voulu rendre compte du monde juif de son époque dans toute sa variété, ses travers et ses qualités qu’il pointa avec un humour plein de tendresse. Sholem Aleikhem fut, en son temps, le plus célèbre des écrivains de langue yiddish. A sa mort à New York, son enterrement vit défiler des milliers de personnes. Un cortège de rock star, digne de l’amour que lui portaient les Juifs de la diaspora, à lui et à ses personnages. Des livres qui sont consacrés à ses contes ainsi qu'à la langue yiddish seront disponibles à la vente !Né en 1859 dans une petite ville de l’Empire tsariste, Sholem Aleikhem – de son vrai nom Sholem Rabinovitch – grandit dans une famille juive religieuse, mais suffisamment ouverte pour qu’il bénéficie d’un enseignement au lycée, en Russe. Engagé comme précepteur, il tombe amoureux de la fille de son patron, se fait renvoyer mais réussit quand même à l’épouser. A la mort de son beau-père, il se retrouve à la tête d’une petite fortune, qu’il va s’empresser d’engloutir dans la création d’une maison d’édition d’œuvres en yiddish. C’est que le petit Sholem Rabinovitch a découvert très tôt, dès le Heder, l’école traditionnelle juive, qu’il aime faire une chose : écrire. « Vous savez que je suis toujours prêt à écrire, même sur la pointe d’une aiguille ou sur le tranchant d’un sabre ! », confie-t-il à un ami en 1904. Rapidement, il parvint à vivre de sa plume, grâce à la presse yiddish qui se développe alors et devint avide de ses feuilletons.Dans ses histoires, Sholem Aleikhem décrit le monde qui l'a vu naître. Kasrilevké, le shtetl imaginaire qui fait la toile de fond de nombreuses nouvelles, est inspiré du village où il a grandi. Tévié le laitier, qui a pour seul bien son cheval et ses sept filles, est un homme qu’il a connu enfant. Les tribulations de Menahem Mendl, le Luftmensch, l'« homme de l'air », rêveur qui croit toujours à la possibilité de faire fortune, sept fois à terre, huit fois debout, évoquent les mésaventures de l'auteur, qui fit lui aussi faillite pour cause d’investissement hasardeux. L’errance du personnage, d'Est en Ouest, d’Odessa à New York, est aussi celle de son auteur, qui fuit la vague de pogroms du début du XXè siècle pour tenter sa chance ailleurs. A Genève, à Londres, puis à New York, où il fut accueilli comme une célébrité, le « Mark Twain juif », comme le lui dit, raconte-t-on, Twain himself.Ce qui fit, sans doute, la renommée de Sholem Aleikhem, ce sont ces personnages qui, quelles que soient les innombrables vicissitudes de l'existence, ne cessent jamais de se relever. La saveur de ses récits tient à ce ton indéfinissable, où rire et larmes, ironie et tendresse sont toujours indéfectiblement mêlés. Le Luftmensch, c’est Sholem Aleikhem lui-même, rêveur et homme de l’air, qui écrit pour mieux nous aider à respirer.  

    • ' Ils avaient leurs raisons " PODCAST

      Cette activité s'est déroulée le Jeudi 15 septembre 2016 à 20:00
      Conférence & débat

      Invités : Luc Beyer de Ryke (Journaliste et auteur de " Ils avaient leurs raisons "), Bruno De Wever (historien et spécialiste de l'histoire du mouvement nationaliste flamand). Débat animé par Nicolas Zomersztajn (Directeur de publication de la revue Regards). Le Mouvement flamand est en quête d'une nation. La langue, à ses yeux, est « tout le peuple ». Pour réaliser son dessein, ses protagonistes collaboreront avec l'Allemagne impériale en 14-18, avec le Reich en 40-45. À la différence de la Wallonie, où la collaboration est réelle également, en Flandre, l'héritage, sans être revendiqué, est assumé par un grand nombre de personnes (comme en témoigne l'enquête de terrain menée par l'auteur). Pourquoi cela ? Par volonté d'indépendance de la Flandre ? Pour défendre Rome (et la religion catholique) face à Moscou (le le communisme) ? Et qu'est-ce que cela nous dit de la Flandre d'aujourd'hui et de ses projets ?Ancien présentateur du Journal télévisé de la RTBF, à deux reprises parlementaire européen dans le groupe libéral présidé par Simone Veil, Luc Beyer de Ryke, francophone des Flandres, fut élu au conseil provincial et au conseil communal de Gand. Observateur de la vie politique, amoureux de l'Histoire, il cherche à comprendre « les raisons » qui ont porté une partie des Flamands à collaborer par deux fois avec l'envahisseur...Bruno De Wever est historien et professeur à l'Université de Gand. Il est, entre autres l'auteur, avec Martine Van Ash et Rudi Van Doorslaer, de " Belges en guerre. Images inconnues, histoires insolites ", éd. Renaissance du Livre,2012. 

    • Brigitte Stora : " Que Sont Mes Amis Devenus ? " PODCAST

      Cette activité s'est déroulée le Mercredi 11 mai 2016 à 20:00
      Présentation du livre & débat

      Débat animé par Willy Wolsztajn, secrétaire général pour JCall Belgique. Janvier 2015. « Le pire c'est que nous savions… ». Comme si cette destruction nous était intime, connue. Depuis quinze ans, nous, Juifs, étions presque seuls, ciblés, abandonnés. Charlie aussi avait été lâché, puis criminalisé et assassiné. A sa manière, il était devenu un peu juif. Onze mois plus tard, plus de 130 jeunes seront assassinés au Bataclan et sur les terrasses des cafés à Paris et maintenant, près de 32 personnes à Bruxelles. L'Europe toute entière est désormais visée. Pendant des décennies, l’idéal révolutionnaire d’une certaine gauche a épousé le désir d’émancipation, la soif de fraternité. Nous pensions qu’après la Catastrophe, la source du venin était tarie, nous avons cru en un monde pluriel où nous avions enfin notre place...Mais les amants du chaos se sont réveillés et abreuvent les jeunes générations de leur fiel et de leur ressentiment. Aux mots ont succédé les meurtres : celui d’Ilan Halimi, celui des militaires et des enfants juifs de Toulouse, des clients d’un magasin cacher puis le mitraillage de toute une rédaction. L’horreur des attentats de novembre a plus clairement encore ciblé le « nous », celui que depuis longtemps ils détruisent.Aujourd’hui la « révolte » s’avance trop souvent contaminée par la haine au point parfois de relayer insidieusement la terreur fasciste, de lui donner une justification. Alors que du temps de nos engagements,  le choix de la vie dominait, je me demande « que sont mes amis devenus ? ».Après des études de sociologie et d’Ethique, Brigitte Stora est devenue journaliste indépendante et chanteuse. 

    • Jean Birnbaum : " Un silence religieux : La gauche face au djihadisme " PODCAST

      Cette activité s'est déroulée le Jeudi 14 avril 2016 à 20:00
      Conférence & débat

      Rencontre animée par Joël Kotek, historien et professeur à l'ULB. Alors que la violence exercée au nom de Dieu occupe sans cesse le devant de l’actualité, la gauche semble désarmée pour affronter ce phénomène. C’est qu’à ses yeux, le plus souvent, la religion ne représente qu’un simple symptôme social, une illusion qui appartient au passé, jamais une force politique à part entière.Incapable de prendre la croyance au sérieux, comment la gauche comprendrait-elle l’expansion de l’islamisme ? Comment pourrait-elle admettre que le djihadisme constitue aujourd’hui la seule cause pour laquelle un si grand nombre de jeunes Européens sont prêts à aller mourir à des milliers de kilomètres de chez eux ? Et comment accepterait-elle que ces jeunes sont loin d’être tous des déshérités ?Là où il y a de la religion, la gauche ne voit pas trace de politique. Dès qu’il est question de politique, elle évacue la religion. Voilà pourquoi, quand des tueurs invoquent Allah pour semer la terreur en plein Paris, le président socialiste de la France martèle que ces attentats n’ont « rien à voir » avec l’islam.Éclairant quelques épisodes de cet aveuglement (de la guerre d’Algérie à l’offensive de Daech en passant par la révolution islamique d’Iran), ce livre analyse, de façon vivante et remarquablement documentée, le sens d’un silence qu’il est urgent de briser.
      Jean Birnbaum dirige Le Monde des livres. Il est l’auteur de plusieurs essais, tous parus chez Stock, parmi lesquels : Leur jeunesse et la nôtre. L’espérance révolutionnaire au fil des générations (2005) et Les Maoccidents. Un néoconservatisme à la française (2009).

    • Djemila Benhabib : " Après Charlie, Laïques de tous les pays, mobilisez-vous ! " PODCAST

      Cette activité s'est déroulée le Mardi 12 avril 2016 à 20:00
      Présentation du livre & débat

      Rencontre animée par Yves Kengen, Journaliste et Directeur de la communication du CAL . En collaboration avec le Centre d'Action laïque (CAL). Les massacres de Charlie Hebdo et du 13 Novembre ne sont pas des gestes isolés ou des actes de folie. Ils s’inscrivent dans une démarche réfléchie et sont le fruit d’une stratégie qui a fait ses preuves de l’autre côté de la Méditerranée et qui vise à anéantir la démocratie. Cette idéologie a un nom : l’islam politique...Ceux qui ont donné l’ordre d’exécuter les caricaturistes de Charlie sont les mêmes qui ont fait assassiner Tahar Djaout, premier journaliste martyr d’Algérie, qui ont lancé la fatwa contre l’écrivain anglo-indien Salman Rushdie ou qui ont commandité l’attentat contre le grand homme de lettres égyptien Naguib Mahfouz. Ils sont nourris de la même détestation de toute pensée libre, de la même aversion pour la connaissance, la culture et les arts, de la même révulsion morbide pour la vie, l’amour, le rire.
      Ce qui est nouveau, c’est l’expansion de ce phénomène en Europe et en Amérique. Ce virus mortel se nourrit des incohérences et des contradictions des États occidentaux aussi bien que des complaisances, voire des complicités de certaines élites démissionnaires toujours promptes à excuser les assassins et à accabler les victimes.
      Alors, il est temps d’agir. Il faut défendre fermement ce que nous avons de plus cher en démocratie : la liberté de conscience et la liberté d’expression. Il faut redire que critiquer ou rire de l’islam ne relève pas du racisme, et que seule la laïcité peut assurer la coexistence des croyants de toutes confessions et des non-croyants.
      C’est à ce sursaut salutaire que nous invite Djemila Benhabib.Née en Ukraine d’une mère chypriote grecque et d’un père algérien, Djemila Benhabib a grandi à Oran. Très tôt, elle prend conscience de la condition subalterne des femmes de son pays et s’installe au Québec en 1997. Elle est l’auteure de Ma vie à contre-Coran (Prix des Écrivains francophones d’Amérique en 2009), des Soldats d’Allah à l’assaut de l’Occident (H&O, 2012) et de L’automne des femmes arabes (H&O, 2013). Elle a reçu le Prix international de la laïcité 2012 décerné par le Comité Laïcité République.

    • " PIANOFOLIA " PODCAST

      Cette activité s'est déroulée le Dimanche 6 mars 2016 à 16:00
      Concert

      Avec le soutien de la Région de Bruxelles Capitale, du Service public de programmation de la Politique scientifique fédérale et des Tournées Arts & Vie. Pianofolia, c'est 6 pianistes renommés rien que pour vous ! 4,6,8 et 12 mains sur 1 ou 2 pianos, le tout dans un répertoire gai,varié…et humoristique (Haydn, Rossini, Brahms, Debussy, Strauss, Fetis, Joplin ...). Aux claviers, Dalia et Orit Ouziel, Daniel Blumenthal, Caridad Galindo, Johan Schmidt et Marianne Rubenstein ! Attention : réservations et paiements via le site recommandés! 

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