Les enregistrements de nos conférences

    • Brigitte Stora : " Que Sont Mes Amis Devenus ? " PODCAST

      Cette activité s'est déroulée le Mercredi 11 mai 2016 à 20:00
      Présentation du livre & débat

      Débat animé par Willy Wolsztajn, secrétaire général pour JCall Belgique. Janvier 2015. « Le pire c'est que nous savions… ». Comme si cette destruction nous était intime, connue. Depuis quinze ans, nous, Juifs, étions presque seuls, ciblés, abandonnés. Charlie aussi avait été lâché, puis criminalisé et assassiné. A sa manière, il était devenu un peu juif. Onze mois plus tard, plus de 130 jeunes seront assassinés au Bataclan et sur les terrasses des cafés à Paris et maintenant, près de 32 personnes à Bruxelles. L'Europe toute entière est désormais visée. Pendant des décennies, l’idéal révolutionnaire d’une certaine gauche a épousé le désir d’émancipation, la soif de fraternité. Nous pensions qu’après la Catastrophe, la source du venin était tarie, nous avons cru en un monde pluriel où nous avions enfin notre place...Mais les amants du chaos se sont réveillés et abreuvent les jeunes générations de leur fiel et de leur ressentiment. Aux mots ont succédé les meurtres : celui d’Ilan Halimi, celui des militaires et des enfants juifs de Toulouse, des clients d’un magasin cacher puis le mitraillage de toute une rédaction. L’horreur des attentats de novembre a plus clairement encore ciblé le « nous », celui que depuis longtemps ils détruisent.Aujourd’hui la « révolte » s’avance trop souvent contaminée par la haine au point parfois de relayer insidieusement la terreur fasciste, de lui donner une justification. Alors que du temps de nos engagements,  le choix de la vie dominait, je me demande « que sont mes amis devenus ? ».Après des études de sociologie et d’Ethique, Brigitte Stora est devenue journaliste indépendante et chanteuse. 

    • Jean Birnbaum : " Un silence religieux : La gauche face au djihadisme " PODCAST

      Cette activité s'est déroulée le Jeudi 14 avril 2016 à 20:00
      Conférence & débat

      Rencontre animée par Joël Kotek, historien et professeur à l'ULB. Alors que la violence exercée au nom de Dieu occupe sans cesse le devant de l’actualité, la gauche semble désarmée pour affronter ce phénomène. C’est qu’à ses yeux, le plus souvent, la religion ne représente qu’un simple symptôme social, une illusion qui appartient au passé, jamais une force politique à part entière.Incapable de prendre la croyance au sérieux, comment la gauche comprendrait-elle l’expansion de l’islamisme ? Comment pourrait-elle admettre que le djihadisme constitue aujourd’hui la seule cause pour laquelle un si grand nombre de jeunes Européens sont prêts à aller mourir à des milliers de kilomètres de chez eux ? Et comment accepterait-elle que ces jeunes sont loin d’être tous des déshérités ?Là où il y a de la religion, la gauche ne voit pas trace de politique. Dès qu’il est question de politique, elle évacue la religion. Voilà pourquoi, quand des tueurs invoquent Allah pour semer la terreur en plein Paris, le président socialiste de la France martèle que ces attentats n’ont « rien à voir » avec l’islam.Éclairant quelques épisodes de cet aveuglement (de la guerre d’Algérie à l’offensive de Daech en passant par la révolution islamique d’Iran), ce livre analyse, de façon vivante et remarquablement documentée, le sens d’un silence qu’il est urgent de briser.
      Jean Birnbaum dirige Le Monde des livres. Il est l’auteur de plusieurs essais, tous parus chez Stock, parmi lesquels : Leur jeunesse et la nôtre. L’espérance révolutionnaire au fil des générations (2005) et Les Maoccidents. Un néoconservatisme à la française (2009).

    • Djemila Benhabib : " Après Charlie, Laïques de tous les pays, mobilisez-vous ! " PODCAST

      Cette activité s'est déroulée le Mardi 12 avril 2016 à 20:00
      Présentation du livre & débat

      Rencontre animée par Yves Kengen, Journaliste et Directeur de la communication du CAL . En collaboration avec le Centre d'Action laïque (CAL). Les massacres de Charlie Hebdo et du 13 Novembre ne sont pas des gestes isolés ou des actes de folie. Ils s’inscrivent dans une démarche réfléchie et sont le fruit d’une stratégie qui a fait ses preuves de l’autre côté de la Méditerranée et qui vise à anéantir la démocratie. Cette idéologie a un nom : l’islam politique...Ceux qui ont donné l’ordre d’exécuter les caricaturistes de Charlie sont les mêmes qui ont fait assassiner Tahar Djaout, premier journaliste martyr d’Algérie, qui ont lancé la fatwa contre l’écrivain anglo-indien Salman Rushdie ou qui ont commandité l’attentat contre le grand homme de lettres égyptien Naguib Mahfouz. Ils sont nourris de la même détestation de toute pensée libre, de la même aversion pour la connaissance, la culture et les arts, de la même révulsion morbide pour la vie, l’amour, le rire.
      Ce qui est nouveau, c’est l’expansion de ce phénomène en Europe et en Amérique. Ce virus mortel se nourrit des incohérences et des contradictions des États occidentaux aussi bien que des complaisances, voire des complicités de certaines élites démissionnaires toujours promptes à excuser les assassins et à accabler les victimes.
      Alors, il est temps d’agir. Il faut défendre fermement ce que nous avons de plus cher en démocratie : la liberté de conscience et la liberté d’expression. Il faut redire que critiquer ou rire de l’islam ne relève pas du racisme, et que seule la laïcité peut assurer la coexistence des croyants de toutes confessions et des non-croyants.
      C’est à ce sursaut salutaire que nous invite Djemila Benhabib.Née en Ukraine d’une mère chypriote grecque et d’un père algérien, Djemila Benhabib a grandi à Oran. Très tôt, elle prend conscience de la condition subalterne des femmes de son pays et s’installe au Québec en 1997. Elle est l’auteure de Ma vie à contre-Coran (Prix des Écrivains francophones d’Amérique en 2009), des Soldats d’Allah à l’assaut de l’Occident (H&O, 2012) et de L’automne des femmes arabes (H&O, 2013). Elle a reçu le Prix international de la laïcité 2012 décerné par le Comité Laïcité République.

    • Lionel Obadia : " Shalom Bouddha : Judaïsme et bouddhisme, une rencontre inattendue " PODCAST

      Cette activité s'est déroulée le Jeudi 3 mars 2016 à 20:00
      Présentation du livre & débat

      Présentation du livre et débat avec Lionel Obadia et Carlo Luyckx, Président de l'Union Bouddhique belge et échevin de la Culture, des Cultes et des Philosophies non- confessionnelles. Débat animé par Jean-Marc Finn. Avec le soutien de la Région de Bruxelles- Capitale.Des héritiers du plus ancien monothéisme de l’histoire de l’Occident, le judaïsme, comptent désormais parmi les plus fervents pratiquants d’un polythéisme importé d’Orient, le bouddhisme, au point d’en être les plus actifs adeptes et promoteurs sous nos latitudes. Depuis un demi-siècle, les Jubus – « mi-juifs-mi-bouddhistes » – s’efforcent ainsi d’inventer une forme hybride de spiritualité, qui mêlerait des « racines juives et des pétales bouddhistes » comme le veut l’expression consacrée Outre-Atlantique...Mais jusqu’à quel point et avec quels effets ? A partir d’une enquête menée sur plusieurs continents, ce livre dresse un portrait des Jubus et analyse les conditions historiques comme les limites culturelles de ce métissage original. C’est tout l’arrière-plan des rendez-vous manqués ou des rencontres plus manifestes entre deux religions orientales (l’une, Proche-orientale et l’autre, Extrême-orientale) qui se révèle pour rendre compte d’antiques et complexes relations que le judaïsme a pu entretenir avec les religions de l’Asie. Lionel Obadia, professeur en Anthropologie à l’université de Lyon, est l’auteur d’une centaine d’articles de revues et d’une dizaine d’ouvrages dont notamment : La Marchandisation de Dieu (CNRS Editions, 2013), L’Anthropologie des religions (La Découverte, 2007) Le Bouddhisme en Occident (La Découverte, 2007), La Sorcellerie (Le Cavalier Bleu, 2005), La Religion (Le Cavalier Bleu, 2004), L’Ethnographie comme dialogue (Publisud, 2003).​Débat animé par Jean-Marc Finn, directeur de la Culture.

    • Vincent Vagman : " Présence juive à Charleroi : Histoire et mémoire " PODCAST

      Cette activité s'est déroulée le Mercredi 24 Février 2016 à 20:00
      Présentation du livre & débat

      Rencontre et débat animé par Pascale Falek-Alhadeff, conservatrice du Musée Juif de Belgique. En partenariat avec le Musée Juif de Belgique. Parmi les émigrants venus participer à l'essor industriel de Charleroi après 1918, des centaines de
      familles juives fuient l'Europe orientale. Elles comptent bien offrir un avenir prometteur à leurs enfants. L'invasion allemande en décidera autrement.
      Une Résistance juive s'organise à Charleroi. Elle accomplira le tour de force d'enrayer la rafle des Juifs encore en ville. Autre fait unique en Belgique, elle révèlera dès juin 1943 la réalité d'Auschwitz a ses centaines de protégés...Les Juifs de Charleroi ne seront pas au bout de leurs tourments avec la Libération. Tout est à reconstruire...La jeunesse montre la voie. Les uns partent retrouver un parent en Amérique. Certains participent à la guerre d'indépendance de l'Etat d'Israël puis s'installent dans des kibboutz.Les autres choisissent de rester à Charleroi. Aujourd'hui, plusieurs dizaines de familles juives y vivent toujours.
      Tout en reliant de manière intime Charleroi aux grands soubresauts du XXe siècle, ce livre comble aussi une lacune. Il offre une reconstitution historique de la Shoah à Charleroi. Des illustrations inédites accompagnent les souvenirs des derniers témoins.Auteur de multiples recherches sur la présence juive en Belgique, Vincent Vagman est historien.
      Il propose notamment ses services aux familles et aux institutions juives en quête de leur passé. Visitez son site www.zakhor-belgium.com.Pascale Falek Alhadeff : Conservatrice au Musée Juif de Belgique et Dr. en Histoire et Civilisation de l'Institut Universitaire Européen (Florence)
      Auteur avec G. Desmet, sous la direction de P.-A. Tallier, du "Guide des Sources pour l'histoire des Juifs en Belgique, 19e-20e siècles", Archives de l'Etat, Bruxelles, 2016. 

    • Viviane Teitelbaum : " Je ne suis pas antisémite, mais..."

      Cette activité s'est déroulée le Jeudi 18 Février 2016 à 20:00
      Présentation du livre & débat

      Rencontre animée par Jean-Pierre Martin, grand reporter à  RTL-TVI. Ni Merah, ni Nemmouche, ni Coulibaly ne sont nés par génération spontanée. Ils se sont construits sur un échafaudage de haines, de confusions, de préjugés et de généralisations qui leur ont donné bonne conscience. Même au moment de tuer d’une balle dans la tête une petite fille de 7 ans à Toulouse. Car, aussi provoquante que soit cette réalité, il faut le dire : ce qui est inquiétant n’est pas seulement que l’on tue des Juifs, c’est aussi qu’on le fasse en pensant agir ainsi au nom du bien ou de la justice. Avec le soutien de la Région de Bruxelles-Capitale.Dans les mois qui ont suivi ces crimes, la situation a continué à se détériorer. Entre insultes, tags, menaces, agressions verbales, physiques et cris de morts aux Juifs, profanations de sépultures, glorification des assassins sur les réseaux sociaux ou sur les murs de nos villes, le nombre de violences antisémites n’a cessé d’augmenter.Cet ouvrage présente les différents visages de ce nouvel antisémitisme.Livre paru aux Editions Luc Pire.

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