Opinion

Sauver Israël de sa propre perte

Vendredi 26 juillet 2013 par Rabbin David Meyer

Dans cette tribune parue dans La Libre Belgique*, le rabbin David Meyer s’indigne de la « dérive idolâtre » des messianistes israéliens et la compare à l’hérésie de Shabbtaï Tzvi au XVIIe siècle.

 

Il y a quelques jours, l’Union européenne dévoilait une directive politique d’envergure à l’encontre d’Israël. Les accords entre l’Europe et Israël seront à présent strictement limités aux frontières internationalement reconnues, excluant de fait les colonies des territoires occupés, Jérusalem-Est et bien évidemment le Golan.

Sans surprise, cette directive a déclenché un véritable tsunami de réactions tant en Israël que dans le monde juif. L’indignation semble généralisée et nombreux sont ceux qui n’hésitent pas à se retrancher derrière l’accusation toujours prête à l’emploi d’une Europe perpétuellement antisémite qui aujourd’hui comme hier n’aurait pas de limite à sa haine des juifs.

Pourtant, une toute autre lecture du sens à donner à cette directive de l’Union européenne semble souhaitable. Une lecture qui demanderait lucidité et audace. L’audace d’une vision de l’histoire où, après la mise à mort de plus de six millions de juifs, après des siècles d’antisémitisme, l’Europe serait aujourd’hui à même de sauver Israël de sa propre perte. Renversement de l’histoire et basculement des dynamiques ancestrales.

A l’image d’une vision de l’Europe capable de surmonter ses haines, ses conflits millénaires et ses idolâtries territoriales et nationalistes pour trouver la voie d’une union et d’une harmonie, c’est à présent en se tournant vers le Moyen-Orient que l’Europe pourrait entrainer Israël vers le chemin de la paix et de la raison.

Dans une certaine lecture juive de l’histoire, le retour du peuple juif sur les lieux symboliques du récit biblique après deux mille ans de diaspora évoque de manière palpable les prémices du messianisme. Gage de l’imminence messianique, la présence souveraine juive sur chaque partie de cette terre devient non négociable.

La dérive idolâtre de cette conception de la terre se fait sentir depuis 1967 et mène à présent Israël au bord du gouffre. Sortir de l’impasse reste-t-il envisageable ? D’une certaine façon, la réponse à cette question se trouve, paradoxalement, dans l’un des épisodes les plus sombres de l’histoire du peuple juif : l’épopée "sabbataniste". Au XVIIe siècle, un certain Shabbtaï Tzvi, juif originaire de Smyrne, dans l’Empire ottoman, se proclama messie.

Abandonnant tout sens critique, toute responsabilité et toute rationalité, le monde juif ashkénaze se jeta corps et âme dans le sillage de cette figure messianique, se mettant en route, par dizaine de milliers, vers la "Terre Sainte". L’engouement messianique connut pourtant une fin tragique.

Ayant tout abandonné, errant sur les routes d’un retour vers la terre d’Israël, une partie très importante des communautés juives d’Europe se retrouva dans une situation économique, religieuse et spirituelle catastrophique lorsque Shabbtaï Tzvi fut obligé de se convertir à l’Islam pour sauver sa vie, révélant ainsi la tromperie messianique. Pour ces milliers de juifs qui avaient cru en lui, il ne restait plus rien. Le désastre fut total.

Au-delà des faits historiques, une question se pose : que se serait-il passé si les Ottomans n’avaient pas mis fin à la "bulle messianique" de Shabbtaï Tzvi en le forçant - par la conversion - à dévoiler sa supercherie ? Il n’est pas inutile de spéculer sur ce qui aurait pu être un désastre encore plus vaste si, dans la mouvance de cette époque, Tzvi avait pu continuer à bercer le peuple juif de telles illusions messianiques.

La totalité du peuple juif et du judaïsme aurait sans doute sombré dans ce qui ne fut finalement qu’une hérésie. Le judaïsme de l’époque aurait-il pu trouver lui-même les ressources nécessaires pour s’extraire de ce faux pas prêt à l’engouffrer ? Ou bien, l’intervention violente des Ottomans a-t-elle été le facteur extérieur incontournable pour sauver le judaïsme du piège qu’il s’était lui-même tendu ?

La question mérite d’être posée car la situation actuelle du judaïsme, dans le sillage de la réalité politique de l’Etat d’Israël, est également celle d’une bulle messianique ancrée à un attachement mystique à la "sainteté de la terre".

Le retour sur la terre, le contact physique et souverainiste avec les lieux mythiques de l’histoire religieuse du peuple juif, contribuent à la création d’un sentiment messianique dangereux qui comporte deux volets. Le premier relatif à l’idolâtrie de la terre ; le second à l’enfermement d’Israël sur lui-même.

Ces deux aspects ne sont que le résultat logique - mais ô combien dramatique - d’une pensée religieuse prise au piège de l’expectative messianique. La croyance dans l’arrivée imminente d’une figure salvatrice ne peut que faire sortir la pensée religieuse de toute contingence historique et temporelle.

L’ère messianique est, de ce point de vue, hors du temps et de l’histoire. Les contraintes de la "realpolitik" n’ont aucune prise sur une telle pensée, ce qui se traduit, dans le cas d’Israël, par un attachement idolâtre et suicidaire à chaque parcelle de la terre et par un refus absolu de reconnaître l’existence d’un savoir et d’une sagesse présente chez les nations du monde à laquelle il conviendrait d’être sensible et attentif.

Pour sortir de cette double impasse, théologique et politique, il me semble que les leçons historiques du Sabbatianisme s’appliquent de manière directe à la situation contemporaine que nous connaissons. Seule l’intervention ottomane - puissance extérieure - avait pu faire exploser la bulle messianique de l’époque et sauver le judaïsme de sa propre perte. N’en va-t-il pas de même aujourd’hui ?

Seule une intervention politique internationale serait capable de percer la folie messianique qui s’est emparée d’une part importante du judaïsme et par là-même sauver Israël, le peuple juif et la religion juive du piège actuel.

La pression internationale devrait forcer Israël à se retirer des territoires de Cisjordanie et de Jérusalem-Est afin de donner aux Palestiniens une chance de paix véritable et viable et par là même sceller l’échec des prétentions messianiques qui asphixient le judaïsme.

Union européenne, Etats-Unis, Quartet, Nations unies, ne pourraient-ils pas jouer le rôle de l’Empire ottoman de l’époque, faisant éclater dans la douleur la bulle messianique, mais sauvant Israël et le judaïsme de leur propre perte ?

En forçant politiquement Israël à se retirer des territoires et des lieux religio-mythiques de son histoire, le peuple juif et le judaïsme redécouvriraient alors que l’Etat d’Israël n’est ni l’avant-poste de la rédemption ni la "sainte toute-puissance" que certains voient en lui ; que la terre d’Israël n’est pas une propriété exclusive cautionnée par le sceau divin ni le lieu d’une sainteté et d’un sacré dont seule la possession totale serait la garante.

Ainsi libéré de l’emprise messianique, d’autres chemins de réflexions pourraient alors voir le jour et contribuer ainsi à donner à l’Etat d’Israël un contenu identitaire juif plus apaisé et surtout plus fidèle à l’esprit ancestral de la tradition.

L’implication des nations du monde, forçant Israël à négocier, pourrait alors permettre à la pensée juive de renouer avec cette nécessaire ouverture sur le monde non juif et sur la sagesse des nations, si essentielle à un authentique vécu juif.

Ce faisant, c’est toute la dimension identitaire juive de l’Etat d’Israël qui en serait renforcée tout en garantissant une éthique et une ouverture politique apaisante et favorable à la paix. Dans ce contexte, nous devrions nous réjouir de l’initiative politique récente de l’Europe, et non pas la craindre et la combattre.

*http://www.lalibre.be/debats/opinions/sauver-israel-de-sa-propre-perte-51f1ef423570ebbf8dff4ee8#.UfI7S4YWuBI.facebook

 


 
 

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  • Par Adam - 26/07/2013 - 16:58

    C'est drôle, votre critique ressemble étrangement à celle que les 'harédim font au sionisme religieux.

  • Par Berkenbaum Willy - 28/07/2013 - 17:14

    Entièrement d'accord avec vous.
    Si tout les rabbins avaient votre clairvoyance.........

  • Par Daniel Donner - 29/07/2013 - 7:26

    "Les accords entre l'Europe et Israël seront à présent strictement limités aux frontières internationalement reconnues"
    Internationalement? Vous pouvez nous rappelez quelles sont ces frontieres?

    "l'Europe capable de surmonter ses haines, "
    On a vu en "Europe de l'est". Et cette meme Europe ne voit sans doute pas renaitre aujourd'hui son antisemitisme, lentement, inexorablement, jour apres jour.

    Vous nous dite que la "conception idolâtre de la terre mene Israel au bord du gouffre". Sont-ce ces idolatres qui se sont fait exploser au sein de populations civiles, qui ont repousses les offres de Barak a Camp David, qui ont declence la seconde intifada en reponse, qui ont bombarde le sud d'Israel alors qu'Israel se retirait unilateralement de Gaza?

    Monsieur Meyer, jusqu'a la creation de l'etat d'Israel, le judaisme que vous representez s'opposait a cette creation. Comme beaucoup d'autres (ultra-orthodoxes, gauche bundistes, etc. ) il a du revoir ses positions face a la realite de l'histoire. Une realite assez miraculeuse, reconnaissez-le.
    Et que faites-vous aujourd'hui? Vous n'acceptez la notion messianique que de maniere imagee. Comme les miracles que la Bible raconte sans doute. Elle ne peut donc etre un fait reel pour vous. Pourtant c'est une des bases de nos croyances. Depuis longtemps deja. Pour la gauche ce sont les lendemains qui chantent auxquels les Juifs ont voulu croire malgre la realite de l'URSS, et Staline. Pour les pratiquants (oui, pas vous sans doute) une realite a venir (voir Rambam ou Juda, celui qui a vendu Jesus pour voir le Messie venir), mais une realite non imagee et qu'il faut attendre et esperer.
    De plus, tout votre discours ignore les Arabes. Israel seul fera la paix. Sans partenaire donc. Qui n'est pas realiste?
    Monsieur Meyer, que vous le vouliez ou non, Israel est aujourd'hui, surtout pour les laiques et les gens comme vous, le centre unificateur et unique du peuple juif, mais pour vous ce peuple vit encore en galout, je serais curieux de savoir comment vous le definissez.
    Le forcer a accepter une decision non negociee, c'est se moquer de lui. C'est renier son droit a l'autodetermination. Le considerer comme un enfant. Allez donc a Rome, on vous y soutiendra.

  • Par Etienne - 31/07/2013 - 12:20

    Comment body text

  • Par Jean Claude Bou... - 6/08/2013 - 13:41

    Le sionisme ne peut-il être que religieux?
    Un sionisme laïc et ouvert existe-t-il?

    Les lecteurs de Regards mériteraient un éditorial à ce sujet.

    Merci de votre suivi.

  • Par Daniel Horowitz - 6/08/2013 - 14:28

    Bonjour,

    Ci-dessous ma réponse à David Meyer, qu'on peut également retrouver sur le site de "La Libre Belgique"

    Le rabbin David Meyer est professeur de littérature rabbinique et de pensée juive contemporaine à Université pontificale grégorienne de Rome. Il a publié ces jours-ci un article intitulé "Sauver Israël de sa propre perte" dans le quotidien "La Libre Belgique" pour commenter l'adoption par l'Union Européenne d'une directive invitant les Etats-membres à limiter leurs accords entre l'Europe et Israël aux frontières "internationalement reconnues". David Meyer souscrit à la décision de l'Union Européenne avec satisfaction, parce qu'il estime que celle-ci "définit de manière officielle l'espace géographique de l'Etat d'Israël". Cependant quiconque s'intéresse à l'histoire d'Israël sait qu'il n'y a pas de frontières "internationalement reconnues" entre Israël et la Cisjordanie, mais uniquement des lignes d'armistice datant de 1949. Ce n'est pas une objection sémantique, mais une réalité formelle.

    L'occupation de la Cisjordanie est la conséquence d'une agression caractérisée de la Jordanie contre Israël en juin 1967 lors de la Guerre des Six-Jours, sans quoi cette occupation n'aurait jamais eu lieu. Il est vrai qu'Israël avait initié les hostilités suite au casus belli créé par le blocus des égyptiens du détroit de Tiran, mais ce sont bel et bien les jordaniens qui ont attaqué Israël à partir de la Cisjordanie (qu'ils occupaient eux-mêmes à l'époque) alors qu'ils n'avaient pas été provoqués. Le roi de Jordanie avait estimé qu'Israël n'aurait pas la capacité de résister sur deux fronts, et comptait saisir l'occasion de l'engagement d'Israël contre l'Egypte pour s'emparer de la Palestine historique toute entière en jetant les juifs à la mer. Israël a riposté en chassant les jordaniens, et l'occupation israélienne de Cisjordanie a ainsi commencé en toute légalité sur base de la légitime défense et conformément au droit international. Ce qui est peut-être plus ambigu sur ce plan, c'est l'annexion de Jérusalem-Est et celle du Golan, mais ainsi va la guerre. On n'ose penser à ce qui se serait passé si Israël l'avait perdue.

    Comment peut-on imaginer un seul instant qu'Israël accepte maintenant de retourner au statu quo ante, sans garanties et sans fin du conflit? C'est tellement impensable que le monde arabe lui-même, palestiniens compris, ont explicitement accepté le principe de l'échange de territoires entre la future Palestine et Israël. C'est l'esprit du plan Clinton comme celui des pourparlers Olmert-Abbas, qui constituent selon toute vraisemblance la base sur laquelle les parties s'apprêtent à négocier en ce moment même. Dans ces conditions, comment l'Europe fait-elle pour déterminer où sera la frontière entre Israël et la Palestine alors que les protagonistes eux-mêmes ne le savent pas encore? Et si l'Europe estime que la frontière sera intégralement celle que réclament les palestiniens - soit la ligne verte - alors où est sa neutralité, et sur quel texte fonde-t-elle son point de vue alors qu'elle est cosignataire de la Feuille de Route avec l'Amérique, dont la position officielle est qu'"il serait irréaliste de s'attendre à ce que les pourparlers se terminent par un retour absolu aux lignes d'armistice de 1949", et que par conséquent les parties doivent convenir entre elles d'un nouveau tracé ?

    Même si l'on se base sur la version française de la Résolution 242 de l'ONU, qui parle de retrait des forces armées israéliennes des territoires occupés (et non de territoires comme le laisse entendre la version anglaise), il n'en reste pas moins que le deuxième point de cette Résolution (Fin de toute revendication ou de tout état de belligérance, respect et reconnaissance de la souveraineté, de l'intégrité territoriale et de l'indépendance politique de chaque État de la région et de son droit de vivre en paix à l'intérieur de frontières sûres et reconnues, à l'abri de menaces ou d'actes de violence) est très loin d'être acquis, ce qui fait que l'occupation israélienne, fondée à l'origine par l'attaque de la Jordanie, continue d'être légale quel que soit l'angle d'observation. Le simple fait que l'Autorité palestinienne ne se porte pas garante de Gaza (soit grosso modo de la moitié de la population et du territoire de la future Palestine) et ne parle pas en son nom est en soi une raison plus que suffisante, juridiquement parlant, pour arguer que les conditions ne sont pas réunies mettre fin à l'occupation. Par ailleurs, les liens informels entre l'Autorité Palestinienne et le Hamas sont incompatibles avec le passage qui dit le droit [d'Israël] de vivre en paix à l'intérieur de frontières sûres et reconnues, à l'abri de menaces ou d'actes de violence. La position de l'Union Européenne est donc en contradiction flagrante avec la Résolution 242, qui malgré ses limitations est un document que la plupart des parties prenantes du processus de paix prennent au sérieux.

    L'Union Européenne mène la diplomatie qu'elle juge utile pour ses Etats membres, et c'est à la fois son droit et son devoir. Mais prétendre comme le fait David Meyer que la directive récente concernant la Cisjordanie relève de bonnes dispositions envers Israël relève de la méthode Coué et est d'une naïveté abyssale.

    En revanche David Meyer a un point de vue qui vaut la peine d'être retenu à propos des relents messianiques nauséabonds que dégagent les sionistes radicaux et idolâtres de la terre. Cette dérive est réelle, mais n'en est pas moins une dérive, c'est-à-dire qu'elle n'a rien à voir avec l'essence du sionisme, qui est tout sauf religieux, et ne reflète en rien le sentiment majoritaire de l'opinion publique israélienne, dont le souci principal est la sécurité et non l'expansion territoriale.

    Il y a des juifs qui se réclament de la religion pour fonder leur fanatisme, mais cette aliénation est un effet et non pas une cause. Elle n'a pu prospérer que suite à l'impossibilité de négocier la fin du conflit depuis 1967, ce qui a emmené tous les gouvernements israéliens sans exception à encourager ou à laisser faire les irréductibles de la Terre Sainte. Ceci dit, la thèse de David Meyer est surréaliste, qui pose qu'Israël mènerait une guerre de religion, alors qu'en face il y a le Hamas, le Djihad islamique, Al Qaeda, le Hezbollah et autres ardents assassins de l'islamisme extrême.

    Les plupart des israéliens font confiance en leur démocratie pour gérer le problème des ultras juifs le jour où la fin du conflit sera en vue. En attendant l'opinion publique en Israël est majoritairement favorable à la fin de l'occupation, pour autant qu'il y ait à qui parler. Dans le cas contraire, il est probable qu'Israël finira par se retirer de manière unilatérale de Cisjordanie sur des lignes déterminés par lui seul, tout comme lors du retrait de Gaza.

  • Par Opoczynski Paul - 1/09/2013 - 21:33

    Faire référence à Shabattai Zwi pour analyser la situation actuelle d 'Israel face au conflit qui l'oppose aux arabes dit palestiniens et la remise de territoires contre la paix ainsi que l'exige l'UE est comme se cacher la forêt derrière son petit doigt.
    En ce sens la bafouille du rabbin Meyer David participe d'une méconnaissance de la réalité du monde Musulman. Le retrait du Goush Katif n'a apporté aucune changement dans la politique du Fatah pas plus que dans celle du hamas à l'encontre d'Israel. Que du contraire. Ce n'est pas pour rien que le symbole de deux sabres croisés sur leur banderole rappelle et on ne peut en douter : le "dar la harb" le territoire de la conquête tant sur ce qui est ou fut le "dar al islam" (le territtoire du monde islamique) ce que fut la Palestine sous domination Ottomane. Il ne faut pas et ce serait faute gravissime que d'oublier que la charte du Fatah n'a jamais été abrogée dans son texte arabe pour jeter les juifs à la mer, et pour celle du Hamas d'annihiler toute présence juive.
    Le messianisme moderne sans référence à la religion est le sionisme. Celui qui s'écarte de cette notion ne peut à mes yeux se considérer comme un ami d'Israel qui n'a d'autre part aucune leçon à recevoir de quelque état que ce soit, pas plus que d'illuminés comme le rabbin David Meyer.

    Paul Opoczynski

  • Par RAPACE - 3/09/2013 - 17:19

    Que le rabbin Meyer s'occupe de sa synagogue "réformée" ,qu'il ne s'occupe pas de politique et qu'il nous foute la paix
    Amen