André.
Irit. Irit Azoulay est née à Kinshasa en 1966, d’un père juif marocain et d’une mère juive polonaise qui se sont rencontrés au kibboutz, en Israël. Elle est la cadette d’un frère, Doron, qui vit à Paris, et d’une sœur, Naomi, qui réside en Californie. Entre le Congo, la Turquie, l’Allemagne, la France, Israël et la Belgique, la famille a suivi le père, diplomate israélien. Irit a donc passé son enfance à Ankara (lycée français), son adolescence à Bruxelles (école Maimonide), elle a fait son service militaire en Israël, avant de suivre des cours de philo romane, anglaise et germanique aux universités de Tel-Aviv et de Francfort. Elle détient une licence en traduction hébreu-français (Paris) et une licence spéciale en écriture de scénario de l’ULB, avec Jean-Luc Dardenne comme directeur de mémoire. Ses parents, David (74) et Sarah (68), vivent en Israël.
Le judaïsme. Outre la déportation de plusieurs membres de sa famille et quelques rares souvenirs de Nouvel an à Budapest, « où on s’échangeait des cartes de vœux en cachette », André ne prend conscience de son judaïsme qu’après son arrivée en Belgique. « Rien de religieux, plutôt un lien de connivence, une attache affective » définit-il. « Avec ma grand-mère maternelle, couturière à domicile, nous avons été pris en charge par le Service Social Juif. Mes premières colonies de vacances avec la Fédération sioniste ont été un choc, je n’avais jamais entendu parler d’Israël ! Mon deuxième contact s’est fait par le Bund et Bella Szafran, puis Solidarité juive où j’ai grandi, j’y suis devenu moniteur puis directeur. J’ai ensuite été contacté pour animer
Le quotidien. Dalia est en 2e primaires à l’école communale du Val Fleuri. Yonatan est en 2e secondaires à Ganenou. Longtemps traductrice free-lance, Irit est depuis six ans assistante parlementaire au Parlement européen. Après quinze ans de psychopédagogie, dans la formation et l’enseignement, André a lui décidé de devenir son propre patron, partageant son temps entre les répétitions et les prestations de son groupe de musique klezmer, Krupnik. Il dirige aussi une chorale sépharade et anime avec Myriam Fuks le kabalat shabbat de l’Heureux Séjour.
Krupnik. Cette soupe polonaise à base de cèpes et d’orge perlée a été choisie comme nom de groupe en 1998. « Dans le krupnik, tu ajoutes ce que tu veux, tant que la base demeure » insiste André. « La culture, c’est la même chose ! Elle se transmet comme une recette de cuisine, de bouche à oreille, en se modifiant mais en conservant ses principales composantes, ses racines ». Au service de la communauté depuis 1988, André a joué avec diverses formations musicales, au piano, à l’accordéon et à
Combats. Irit l’affirme, André est un idéaliste. Après un premier combat contre la cigarette, il s’attaque à la malbouffe en tentant de commercialiser le maïs cuit. Mais le marché s’avère difficile. En 1983, Myriam Fuks lui propose de devenir son accompagnateur. Ils se produiront ensemble à travers le monde. Avec Krupnik aujourd’hui, il poursuit la transmission culturelle au sein de la communauté et au dehors, pour ne plus revivre des événements comme ce festival multiculturel organisé par Saint-Gilles en 2002, qui avait valu à son groupe de se faire huer pour le seul fait d’être juif. Krupnik vient de sortir son 3e cd Jewish Music. From here, there and everywhere.
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