Votre implication dans la vie communautaire juive belge ne date pas d’hier. Comment le virus du militantisme vous a-t-il été transmis ? Cela a commencé lorsque j’étais étudiant à l’ULB. Cela ne s’est pas déclenché par hasard. Mon grand-père maternel et mes oncles étaient des militants actifs dans des organisations sionistes en Pologne avant la guerre. Comme mes parents étaient des rescapés de la Shoah, les notions de continuité et de survie m’ont marqué dès mon plus jeune âge. Sans être particulièrement politisés, mes parents m’ont fait prendre conscience qu’on ne pouvait pas vivre en subissant. D’un point de vue personnel et collectif, on ne peut se sauver qu’en agissant. Cet univers dans lequel j’ai baigné est donc à l’origine de mon engagement militant. En entrant à l’université dans les années 67-68, j’ai été amené à prendre des positions politiques fortes tant au sein du cercle facultaire où j’étais actif qu’à l’Union des étudiants juifs de Belgique (UEJB). J’ai ensuite repris la présidence de la Fédération de la jeunesse juive qui regroupait l’UEJB et tous les mouvements de jeunesse juifs. Quand j’ai terminé mon mandat, un homme est venu me chercher en me demandant de le rejoindre dans son organisation : David Susskind. J’ai évidemment accepté, car tout naturellement le CCLJ correspondait à l’idée que je me fais du judaïsme. Tout en militant activement au CCLJ, j’ai poursuivi mon engagement communautaire au CCOJB, à la Centrale d’œuvres sociales juives, au home L’Heureux séjour et au Musée juif de Belgique.


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