Théâtre en yiddish sur-titré en français

Dimanche 25 Février 2018 à 16:00

Le petit Prince - דער קליינער פּרינץ

d’après Antoine de Saint-Exupéry - adaptation et mise en scène Amos Oren. Musique originale de Nicolas Dupin. Le Petit Prince, pur et compatissant, voit au coeur des choses sans jamais les juger selon les apparences. Il vous permet de ne pas oublier l'enfant que chacun de vous a été. L’adaptation théâtrale reste fidèle à la trame du texte. Un narrateur conte la rencontre du pilote et du Petit Prince, première d'autres étranges et poétiques découvertes qui suscitent questionnement et émerveillement chez le jeune héros...suite 

Le Petit Prince a fêté ses 70 ans ! À cette occasion, le Troïm Teater a désiré monter une adaptation en yiddish de l’oeuvre de Saint-Exupéry. Le Petit Prince, pur et compatissant, voit au coeur des choses sans jamais les juger selon les apparences. Il nous permet de ne pas oublier l’enfant que chacun de nous a été. L'adaptation théâtrale reste fidèle à la trame du texte. Un narrateur conte la rencontre du pilote et du Petit Prince, première d'autres étranges et poétiques découvertes qui suscitent questionnement et émerveillement chez le jeune héros. Son désir de comprendre l’amènera toujours à la tolérance. La mise en scène insiste sur la vision humaniste du monde proposée par le Petit Prince, sur l'importance de conserver sa singularité, de ressentir amour et compassion envers les vulnérables, de préserver une part de rêve. Faire résonner cette oeuvre en yiddish est le rêve du Troïm Teater et d’Amos Oren, le metteur en scène qui en a fait l’adaptation. Comme toutes les pièces jouées par la troupe, cette adaptation est surtitrée en français. Et comme les rêves se transmettent, c’est Leopold (Leybl) Niborski, 12 ans, qui joue le rôle du Petit Prince.

Avec : Léopold (Leybl) Niborski Le Petit Prince, Rodolfo (Velvl) Niborski Le Pilote - Businessman n° 2, Michel Fisbein Le Narrateur, Mireille Sicari-Zolty La Rose, Michel (Abish) Kornfeld Le Roi - Écho de la rose n° 3, Betty Reicher Le Vaniteux - Rose n° 3, Annick Prime-Margules Le Buveur - Le Serpent, Marion Blank Businessman n°1 - Rose n° 1, Laurence Aptekier-Fisbein L’Allumeur de réverbère - Rose n°2, Amos Oren Le Renard.

« Lorsque j’étais petit garçon, j’habitais une maison ancienne, et la légende racontait qu’un trésor y était enfoui. Bien sûr, jamais personne n’a su le découvrir, ni peut-être même ne l’a cherché mais il enchantait toute cette maison. Ma maison cachait un secret au fond de son coeur. » Le Petit Prince, Antoine de Saint-Exupéry
"Au coeur de Paris, dans une rue passante, entre des murs gris, se cache un trésor : la Maison de la culture yiddish. C’est un monde en soi, qui vit de mille mouvements et de mille événements. C’est peut-être l’un des derniers vestiges d’une culture riche et vivante qui a fait partie, durant de nombreuses années, de la vie française. Avant la deuxième guerre mondiale, le yiddish était parlé par onze millions de juifs en Europe. Il a pratiquement disparu en même temps qu’eux. Dans cette même guerre, Antoine de Saint-Exupéry a trouvé la mort en essayant de libérer la France. Monter la pièce du Petit Prince en yiddish, c’est saisir l’opportunité de créer une rencontre entre le texte immortel de Saint-Exupéry et cette langue, par-delà le temps et l’espace. La dédicace du livre semble par ailleurs nous y autoriser. Saint-Exupéry a en effet dédié son livre à son ami Léon Werth, un juif français qui s’était caché dans le Jura sous le gouvernement de Vichy. Ont aussi été cachés pendant la guerre, dans une cave parisienne, les livres qui composent le noyau initial de la Bibliothèque Medem, la plus grande bibliothèque yiddish d’Europe. C’est autour de cette collection sauvée des mains des nazis et de la France antisémite que s’est bâtie l’actuelle Maison de la culture yiddish. Ce qui nous intéresse dans cette oeuvre, au-delà d’une rencontre que l’on espère fructueuse, c’est la manière dont Saint-Exupéry traite de la possibilité de conserver son regard d’enfant, frais et compatissant, un regard qui va au coeur des choses, au-delà des apparences. Comme l’astronome turc au début de l’histoire, qui a dû abandonner son costume traditionnel pour être pris au sérieux, il dénonce l’absurdité des préjugés adultes et invite à les dépasser. Présenter cette pièce en yiddish, c’est inviter les Français qui ne connaissent pas le yiddish à retrouver par-delà l’étrangeté une histoire qu’ils connaissent, comme le Petit Prince voit le mouton à travers la boîte. L’adaptation théâtrale sera fidèle à la trame du texte. Un narrateur sera le prisme à travers lequel l’histoiresera rendue. Il situera la rencontre du pilote avec le Petit Prince, ainsi que les aventures du Petit Prince lui-même.
La mise en scène souhaiterait insister, quant à elle, sur la vision du monde proposée par le Petit Prince : elle souligne l’importance de conserver sa singularité, de ressentir amour et compassion envers les vulnérables, de ne pas chercher toujours à se mettre à la portée des gens, de garder sa « lucidité » face aux opinions des autres. L’adaptation sera simple et claire, souhaitant avant tout rester fidèle à la lettre du texte. Dans le monde d’aujourd’hui, il est essentiel de retrouver le regard du Petit Prince, de s’ouvrir à la singularité de chacun, de ne pas juger selon les apparences – couleur de peau, croyances, etc. –, de garder cet amour et cette compassion envers les autres. Comme nous l’apprend le renard : « Voici mon secret. Il est très simple : on ne voit bien qu’avec le coeur. L’essentiel est invisible pour les yeux. »

Amos Oren

Informations

Où : CCLJ - Rue de l'Hôtel des Monnaies, 52 1060 Bruxelles

Quand : Dimanche 25 Février 2018 à 16:00

Contact : 02/543.01.01 ou [email protected] - RÉSERVATION INDISPENSABLE !

Prix et Réservations