France

Oser dénoncer l'antisémitisme arabo-musulman

Mardi 1 décembre 2015 par Nicolas Zomersztajn
Publié dans Regards n°831

Ayant pointé du doigt un antisémitisme arabo-musulman qui ne cesse de gagner du terrain dans les banlieues françaises, l’historien Georges Bensoussan fait l’objet d’une campagne odieuse de délégitimation de la part d’intellectuels et d’associations refusant obstinément d’entendre parler de cette forme d’antisémitisme aux proportions inquiétantes.

 

Historien et responsable éditorial du Mémorial de la Shoah de Paris, Georges Bensoussan travaille depuis de nombreuses années sur les questions liées à l’antisémitisme, et tout particulièrement à l’antisémitisme arabo-musulman. En 2002, il avait dirigé le livre Les territoires perdus de la République. Antisémitisme, racisme et sexisme en milieu scolaire (éd. Mille et une nuit/Fayard). Il s’agissait d’un recueil de témoignages d’enseignants faisant tous état du climat d’intolérance, d’antisémitisme et de ressentiment anti-français qui s’installe dans ces écoles de banlieue à forte composante maghrébine. Accueilli dans une indifférence relative, ce livre a tout particulièrement retenu l’attention d’intellectuels de gauche et de la gauche radicale qui ne dissimulent pas le mépris qu’il leur inspire. Georges Bensoussan ne serait qu’un « xénophobe », voire un « raciste », en quête de sensationnalisme, faisant preuve d’un manque total de rigueur scientifique. Des reproches identiques sont adressés à Georges Bensoussan dix ans plus tard, lorsqu’il publie sa somme Juifs en pays arabes : le grand déracinement 1850-1975 (éd. Tallandier), un livre richement documenté sur les racines et les particularités de l’antisémitisme arabo-musulman.

Figure rédemptrice de l’immigré

Cette mouvance intellectuelle de gauche aux contours flous n’est prête à parler d’antisémitisme que s’il porte le label de l’extrême droite. « Ces intellectuels ont des ennemis préférentiels », observe Georges Bensoussan. « Lorsqu’on désigne d’autres sources d’antisémitisme, de racisme, d’homophobie, ou de régression démocratique, ils ne veulent pas l’entendre, parce que cela ne correspond pas à leurs schémas de pensée ». Une question se pose : pourquoi cette mouvance intellectuelle de gauche se refuse-t-elle à parler d’antisémitisme arabo-musulman ? « La figure de l’immigré qu’on réduit à l’immigration maghrébine a pris la suite de la figure rédemptrice du prolétaire d’hier et du colonisé d’avant-hier, et ce même si ces populations
ne sont plus immigrées depuis plus de trois générations »
, fait remarquer Georges Bensoussan. « Cette figure rédemptrice est, par définition, innocente. Ces intellectuels ont donc du mal à imaginer qu’un dominé puisse être aussi dominateur, raciste, antisémite et violent ». Sur cette vision de la figure rédemptrice du colonisé se greffe la mauvaise conscience coloniale. « Toute une gauche continue de vivre dans le fantasme de la guerre d’Algérie qui n’aurait jamais pris fin, quand bien même cette guerre s’est terminée il y a 53 ans. Cette guerre est bien documentée par l’historiographie et elle est reprise dans les programmes scolaires. Ils entretiennent malgré tout l’idée qu'elle n’est pas finie et que nous sommes face à une population d’origine immigrée encore victime du colonialisme », déplore Georges Bensoussan. Cette vision fausse est ponctuée par une troisième idée fondamentale : la culpabilité de l’Occident. « L’homme blanc doit donc constamment se flageller, comme s’il y avait une virginité ontologique des populations arabo-musulmanes », relève Georges Bensoussan. « Aucune histoire n’est virginale. Et cette manière biaisée de mettre exclusivement l’accent sur la traite atlantique en passant sous silence les traites africaines et arabes traduit bien cette vision ».

Si ces intellectuels de gauche se refusant de parler d’antisémitisme arabo-musulman n’ont jusqu’à présent jamais attaqué frontalement Georges Bensoussan, ils ont enfin trouvé un prétexte pour lancer la grande offensive de délégitimation. Lors de l’émission « Répliques » (France Culture) du 10 octobre 2015 consacrée au sens de la République, Georges Bensoussan a dénoncé l’anti-sémitisme arabo-musulman à partir de la métaphore de l’antisémitisme qu’on tète au sein de la mère, en paraphrasant les propos très durs de Smaïn Laacher, sociologue d’origine algérienne, qui déclarait dans le documentaire Profs en territoires perdus de la République diffusé sur France 3 le 22 octobre 2015 : « Cet antisémitisme est dans l’espace domestique et il est quasi naturellement déposé sur la langue, déposé dans la langue. Une des insultes des parents à leurs enfants quand ils veulent les réprimander, il suffit de les traiter de Juif. Mais ça, toutes les familles arabes le savent. C’est une hypocrisie monumentale que de ne pas voir que cet antisémitisme, il est d’abord domestique (...) il est là, il est dans l’air que l’on respire » 

Racisme biologique

Suite à cette émission, des pétitions circulent et demandent au CSA de con­damner les propos de Georges Bensoussan en l’accusant de racisme biologique et en interpellant le Mémorial de la Shoah pour qu’il le sanctionne. Même le Mouvement contre le racisme et l’amitié entre les peuples (MRAP) menace de faire citer Georges Bensoussan devant le tribunal correctionnel pour injure raciste. « Ils s’en prennent à moi parce que j’ai pointé du doigt un antisémitisme arabo-musulman à partir d’une image culturelle qui est celle du lait de la mère, et qui n’a donc rien d’une image biologique », insiste Georges Bensoussan. Les propos de Smaïn Laacher, bien plus durs et plus radicaux, ne présentent pas non plus le moindre caractère biologique. Mais paradoxalement, c’est à Georges Bensoussan qu’ils vont s’en prendre pour l’accuser d’essentialisme, de racisme et de présentation simpliste d’une réalité complexe.

Cette polémique apporte un éclairage nouveau sur le magistère intellectuel que la gauche tient depuis longtemps en France. « Ce magistère se transforme en ce moment en terrorisme intellectuel. Plus le réel leur donne tort, plus ces intellectuels enragent », estime Georges Bensoussan. « Quand je leur fais remarquer qu’un opprimé peut être aussi un oppresseur et que la réalité est complexe, ils m’accusent paradoxalement de simplisme. Comme ils raisonnent en termes de bien et mal, de vice et de vertu, de blanc et de noir, ils ont du mal à accepter cette complexité. Et quand ils sont vraiment à court d’arguments, ils recourent à la condamnation olfactive : vos idées sont nauséabondes ».

Ces intellectuels scrutant l’islamophobie partout ne cessent d’accuser Georges Bensoussan d’essentialiser les populations arabo-musulmanes. « C’est entièrement faux dans la mesure où je parle de culture », s’insurge Georges Bensoussan. « Et la culture, ça se dépasse et ça se transcende. Ce n’est qu’une étape dans la vie d’un individu ou d’une société. Contrairement à la biologie, personne n’est lié par le sang à une culture, quelle qu’elle soit. On peut donc en sortir. Si j’essentialisais, je dirais alors que les Maghrébins sont génétiquement racistes ou antisémites. Ce qui n’est pas le cas et je ne l’ai jamais dit. Je n’ignore pas que de nombreux musulmans ont échappé à cette pesanteur antisémite ». Cette accusation de racisme et d’essentialisme est une manière de discréditer Georges Bensoussan et tous ceux qui évoquent cette forme d’antisémitisme. Mais cette stratégie fonctionne de plus en plus mal et s’avère même contreproductive. L’antiracisme qui est un combat nécessaire et légitime suscite de plus en plus la lassitude générale.

Faire le jeu de…

Il est surtout étonnant que des gens intelligents et cultivés soient à ce point obsédés par une vision idéologique. Ces intellectuels de gauche, tout particulièrement ceux de la gauche radicale, ne veulent pas entendre parler de cet antisémitisme qui dérange leurs certitudes, tout comme ils refusent d’entendre qu’une partie de la population arabo-musulmane est en train de faire sécession. « Ce type de réaction fait écho à ce qui se passait dans les années 1950, lorsqu’on découvrait la réalité du système soviétique et que des intellectuels ne voulaient rien entendre », suggère Georges Bensoussan. « On avait beau leur apporter des preuves précises, rien n’y faisait, parce que c’était “faire le jeu de” l’impérialisme ou de la bourgeoisie. Cette pensée de gauche militante a toujours fonctionné en termes de “faire le jeu de”. La vérité passant ainsi au second plan ». Aujourd’hui, il s’agit de ne pas faire le jeu de l’extrême droite. « C’est terrible, car dans cette logique du “ne pas faire le jeu de”, la vérité n’est plus qu’une variable d’ajustement et non plus une valeur fondamentale », conclut Georges Bensoussan. « C’est comme cela que des intellectuels s’enferment dans un système porté à la croyance et non pas à l’examen critique ».
« Une polémique en forme de curée »

Georges Bensoussan qui se trouve accusé, ni plus ni moins, d’être sinon raciste, en tout cas essentialiste. Et pourquoi ? Tout simplement parce qu’il a osé souligner l’existence d’un habitus (et non d’un gène !) antijuif typiquement musulman à la manière d’un Jules Isaac qui dénonça, un habitus antisémite typiquement chrétien. Et comment lui donner tort ? Le basculement d’un Mohamed Merah ne trouve-t-il pas l’une de ses sources dans le discours familial, mieux maternel ? Les principaux vecteurs de l’antisémitisme contemporain ne sont-ils pas aujourd’hui les jeunes issus de l’immigration ? Evidemment pas tous les jeunes, mais une minorité active de ces jeunes qui ont tôt fait de transformer certains établissements scolaires en « Territoires perdus de la République », pour reprendre le titre de son maître livre.

Son constat est le fruit de milliers de rencontres avec des professeurs d’histoire-géo, issus de tous les coins de l’hexagone. Avec cette polémique en forme de curée, je commence enfin à comprendre pourquoi il a choisi, en 2002, de signer son livre d’un nom d’emprunt, Emmanuel Brenner. (Joël Kotek, professeur à l'ULB et direcetur de publication de Regards)

 
 

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http://www.respectzone.org/fr/
  • Par Yoram - 14/12/2015 - 14:34

    En 2005, une pétition avait été lancée par la Shomer contre la venue de Dieudonné au théâtre de Poche à Bruxelles. Je me souviens avec quel élan unanime le CCLJ s'était levé pour dénoncer – non, je rigole – les propos racistes dont cette belle jeunesse avait cru devoir agrémenter ses commentaires d'accompagnement à la pétition. On y trouvait à la fois un racisme relevant, disons, de la version Pascal Bernheim et aussi la proclamation quasi analphabète – et du coup tout spécialement drôlatique – d'une supériorité juive.

  • Par Yvette Kanarek-... - 14/12/2015 - 14:41

    J'ai écrit sur mon blog deux articles au sujet de la chasse aux sorcières dont Bensoussan est victimes, les 14 et 26 octobre dernier. Je signale qu'ils ont plusieurs fois été rejetés par la modération de l'OBS pour les mêmes raisons évoquées dans l'article de Regards. J'ai tenu bon, ai republié, et ils sont finalement restés en ligne.


    http://lavissauve3.blogs.nouvelobs.com/archive/2015/10/14/francoise-giroud-a-echappe-a-la-chasse-aux-sorcieres-571257.html

    http://lavissauve3.blogs.nouvelobs.com/archive/2015/10/26/suite-de-l-affaire-bensoussan-et-demontage-de-la-grotesque-a-571976.html

  • Par Philippe J - 14/12/2015 - 15:16

    Dites-moi Yoram Michel Ghys, quel est le rapport entre cette polémique grotesque visant un historien et ce propagandiste antisémite plusieurs fois condamné pénalement ?

  • Par Jess - 15/12/2015 - 18:54

    Une fois n'est pas coutume, chez Yoram Michel Ghys la mauvaise foi crasse le dispute au rabâchage pisse-vinaigre.
    Non seulement on ne voit pas bien la mise en balance entre Bensoussan et Dieudonne, entre un historien reconnu et un pseudo humoriste multi- condamné pour incitation à la haine raciale, mais notre champion oublie de dire ( mais est ce vraiment un oubli? ) que l'hachomer avait publié lors de cet épisode, un communiqué regrettant les termes qui avaient étés utilisés comme étant inappropriés.

  • Par Yoram - 15/12/2015 - 21:58

    Jess a bien raison de ne pas bien voir "la mise en balance entre Bensoussan et Dieudonne" dans mon commentaire puisqu'elle ne s'y trouve pas. Moins heureux que lui, Philippe J préfère garder ses visions, doublées d'une logique bancale (ça fait beaucoup pour un seul homme, même prêt à tout). Jess pourra-t-il sauver Philippe de sa berlue ?

  • Par Jess - 16/12/2015 - 7:17

    C'est bien là le problème de Yoram Ghys.
    " il ne voit pas bien "
    Et c'est nous qui avons la "berlue",...... de lire sa saillie hors contexte agrémentée d'un mensonge par omission juste en dessous de l'article consacré à Bensoussan.

  • Par Jacky - 16/12/2015 - 7:58

    Si BenSoussan a bien évoqué une transmission de l'antisemitisme par le lait maternel, c'est bien d'une transmission biologique de l.antisemitisme qu'il parle, le lait étant jusqu'à nouvel ordre un liquide biologique. ( suite dans un message ultérieur)

  • Par Jacky - 16/12/2015 - 8:01

    ((2) (suite) Si Ben Soussan s'est fourvoyé dans sa métaphore, il peut facilement se rétracter sur base de son ..inculture biologique. ( a suivre. )@

  • Par Jacky - 16/12/2015 - 8:13

    (3) suite - Enfin, rappelons le non- antagonisme entre culture et biologie. Car si la majorité des adultes contemporains digèrent le lait, initialement destiné aux nourrissons, c'est parce que leur gêne "lactase" s'exprime toujours à l'âge adulte, (un phénomène biologique)depuis la sédentarisation et l'élevage ( un phénomène culturel), car l'absorption du lait après le sevrage maternel constitue un avantage sélectif (biologique)qui a permis la diffusion de la consommation de produits lactés (culturelle) dans une grande partie de l'humanité.

  • Par Yoram - 16/12/2015 - 17:55

    Jess tient à nous rappeler que "l'hachomer avait publié lors de cet épisode, un communiqué regrettant les termes qui avaient étés utilisés comme étant inappropriés". Ne pas le rappeler tient pour Jess du "mensonge par omission".
    .
    Ce que Jess omet de dire, c'est que jamais au grand jamais il ne se serait satisfait, lui, d'un tel communiqué (regret de "termes inappropriés") venant de la direction d'un mouvement de jeunesse quelconque dont une pétition aurait été agrémentée de propos ordurièrement antisémites de la nature des propos racistes qui avaient accompagné la pétition d'Hashomer. Dans un cas pareil, Jess aurait même hurlé de voir l'ordure raciste simplement réduite à des "termes inappropriés".

  • Par jess - 17/12/2015 - 18:58

    Vous vous les racontez, cher Ghys.
    Vos commentaires sont hors de propos et purement spéculatifs
    Merci quand même pour votre effort insistant à vouloir "penser" pour les autres.

  • Par Yoram - 18/12/2015 - 11:31

    L'étrange reproche qu'adresse Jess à son "cher Ghys". N'est-ce pas respecter la règle première, fondamentale, existentielle, de se site que de "se la raconter" ?

  • Par candide - 18/12/2015 - 20:01

    Avant d'en venir à une réflexion sur le texte lui-même permettez-moi d'exprimer mon ennui e ma consternation à propos de l'échange de messages entre Yoram (qui semble recouvrer un autre nom), Jess, Philippe J, Jacky etc qui me paraît stérile, puérile et sans objet...sans oublier une "leçon" bien incomplète sur le lactose par quelqu'un qui n'est évidemment pas médecin professionnel ou alors très amateur!Parlons donc du fond du problème car je trouve que Bensoussan exprime clairement un fait indéniable et tous ceux qui ont vécu dans un pays de culture arabe savent que même lorsqu'on a des amis musulmans que l'on apprécie et estime le terme "juif" recouvre à la fois du mépris, une insulte, de l'envie et parfois de la haine. Ce n'est pas très différent de la culture chrétienne en Occident, finalement et je souhaite rappeler ici que le terme "marrane" (donné aux juifs convertis mais pratiquant le judaïsme en cachette) est plus complet avec "cochino marrano" que l'on peut traduire par "cochon marrane" et ce n'est pas un hasard si l'on associait le porc au juif ce que l'on continue à faire dans le salafisme radical puisque les juifs seront transformés en porcs ou en chiens même s'ils sont le "peuple du livre".Allons bon! dégageons-nous une bonne fois de ces lourdeurs religieuses et culturelles et faisons droit à notre Centre Communautaire LAIC JUIF

  • Par Yoram - 24/12/2015 - 12:57

    Je serais presque d'accord avec Candide sur le peu d'intérêt de "l'échange de messages entre Yoram, Jess, Philippe J, Jacky etc".
    .
    Mais de quel poids peut bien être la dénonciation chez l'autre (voir le titre de l'article) d'une tare qu'on trouve aussi bien répandue chez soi – ce que j'avais cherché à évoquer en rappelant comment une certaine jeunesse s'était illustrée à l'occasion d'une pétition lancée, en 2005, par Hashomer contre la venue à Bruxelles d'un humoriste qui avait aussi le tort de n'être pas tout-à-fait blanc ?
    .
    Pourquoi est-il si impératif, pour certains, de noyer ce rappel ? d'aller jusqu'à y ajouter de feindre de croire qu'il y avait lieu, à l'époque, de se satisfaire du communiqué d'Hashomer censé tout effacer sans effort ?
    .
    Un racisme serait-il plus scandaleux quand il s'illustre chez d'autres que quand il s'illustre chez soi (ou ce qu'on croit devoir prétendre tel) ? N'y a-t-il pas une dénonciation somme toute raciste de certains racismes ? Je ne suis pas sûr que l'essence des remarques de Candide soit si éloignée de celle des commentaires laissés en accompagnement de la pétition d'Hashomer en 2005.
    .
    Comme aurait pu dire Candide, en se débarrassant enfin de ses majuscules : "dégageons-nous une bonne fois de ces lourdeurs religieuses et culturelles et faisons droit à notre..." commune condition d'humains pas toujours ni trop souvent très glorieux.

  • Par Yoram - 4/01/2016 - 14:48

    Plutôt que de s'empresser de passer au bleu toute manifestation de racisme au sein de la communauté censément juive et censément propre sur elle – à l'exemple du communiqué d'Hashomer après les exploits de signataires de sa pétition contre la venue d'un humoriste célèbre au Théâtre de Poche, en 2005, et dont Jess comme d'autres aimerait qu'on se satisfasse – pourquoi ne pas faire circuler, pour une méditation collective, ce texte de Miko Peled publié le 28 décembre dans l'American Herald Tribune (grâce soit encore une fois rendue à Dorothy Naor d'avoir, avec flamme, attiré l'attention sur cet article) : “What is Israel supposed to do?” L'article est là : http://ahtribune.com/world/north-africa-south-west-asia/third-intifada/294-what-is-israel-supposed-to-do.html ... mais il devrait être ici.

  • Par Jacky - 5/01/2016 - 22:19

    Je prends connaissance avec stupéfaction du commentaire d'un certain "Candide" qui semble bien porter son nom et qui se permet de qualifier mon propre commentaire en termes injurieux ,sans donner la moindre justification à son appréciation péjorative. A son intention et surtout à celle des lecteurs qui auraient pu être abusés par les propos de "Candide" dont la vacuîté le dispute à la vulgarité, je me dois de répéter que 1°)en évoquant la transmission de l'antisémitisme par le lait maternel, Ben Soussan a bien glissé dans un racisme plus biologique que culturel ,mais que 2°)la biologie et la culture ne sont pas des domaines sans interférence. Enfin je profite de ce courrier pour faire savoir à Candide, que "marrane" voulait sans doute déjà dire "cochon" et qu'il n'était pas nécessaire de parler de "cochon cochon" pour qualifier péjorativement les "conversos"

  • Par Marie Randaxhe - 15/01/2017 - 15:06

    merci de m envoyer vos infos