Droit de réponse

Mehmet Saygin apporte des clarifications

Jeudi 14 juin 2018

Suite à notre article « Mehmet Saygin, agent d’influence turque en Belgique », monsieur Mehmet Alparslan Saygin nous a adressé le droit de réponse que nous publions ci-dessous.

 
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    Dans son droit de réponse publié ci-dessous, Mehmet Saygin n’apporte aucun élément neuf à ce que nous avons publié. En ce qui concerne l’association « Union of European Turkish Democrats (UETD) », dont Monsieur Saygin exerçait le secrétariat général, elle est dissoute le 22 janvier 2014 « à l’issue d’un débat interne qui a pris cours durant les derniers mois » (cf. publication au Moniteur). Elle est reconstituée sous le même nom le 3 février 2014, soit 12 jours plus tard, avec un conseil d’administration renouvelé et sans monsieur Saygin.

    Loin d’une rupture, cette dissolution/reconstitution apparaît au contraire comme un repositionnement stratégique dans le cadre d’une continuité politique. Monsieur Saygin y adhère complètement ainsi que le montre son action jusqu’à aujourd’hui au sein de Vigilance musulmane et Justice and Democracy et, tout récemment encore, début 2018, lors de l’agression du régime Erdogan contre le canton kurde d’Afrin. Quant au droit de réponse lui-même, il confirme le goût de monsieur Saygin pour les arguties procédurières comme moyen d’intimidation politique.

    La Rédaction

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    « L’article intitulé “Mehmet Saygin, agent d’influence turque en Belgique” , paru sur le site du CCLJ le 24 mai dernier, comporte des allégations et des inexactitudes au sujet desquelles je tiens à apporter les clarifications suivantes :

    1. Je suis parmi les fondateurs de l’“UETD Brussels”, association qui, lors de sa création en 2006, avait comme objet social la sensibilisation à la participation politique des Euro-Turcs, le dialogue interculturel, la lutte contre les discriminations ainsi que le suivi et la promotion du processus d’adhésion de la Turquie à l’Union européenne. J’ai quitté cette association en janvier 2014, soit antérieurement aux “faits” auxquels mon nom est associé dans l’article. Une simple consultation du Moniteur belge aurait permis de le constater :

    http://www.ejustice.just.fgov.be/tsv_pdf/2014/01/31/14031753.pdf

    2. Je suis membre du think tank Vigilance musulmane (en abrégé VM), groupe de réflexion et d’action créé en 2004 et qui s’est donné comme missions la défense du principe de laïcité/neutralité, la lutte contre les discriminations et pour la liberté religieuse et qui, dans ce cadre, s’intéresse aux diverses questions soulevées par la visibilité des citoyen-ne-s de confession musulmane. “The price of liberty is eternal vigilance” : cette citation de Thomas Jefferson a inspiré notre nom. Les activités de ce groupe de réflexion et d’action s’inscrivent pleinement dans notre cadre démocratique et il est possible de les suivre sur notre page Facebook : https://www.facebook.com/Think.tank.Vigilance.musulmane

    3. Je suis membre de Justice and Democracy (en abrégé J&D), association créée en 2009 et dont l’objet social est double : d’une part contribuer à la consolidation des standards démocratiques à travers des activités d’éducation permanente (séminaires, formations, etc.) ; d’autre part contribuer à la lutte contre l’injustice à travers des actions auprès des institutions et juridictions compétentes. J&D asbl est une initiative aconfessionnelle de VM (status disponibles ici : http://www.ejustice.just.fgov.be/tsv_pdf/2010/01/07/10003857.pdf ). Tant au sein de VM qu’au sein de J&D nous adoptons des positions et prenons des initiatives largement partagées par des organisations telles que Amnesty International, Human Rights Watch ou encore la Ligue des droits humains.

    4. La consultation circonstanciée de la page Facebook de VM, qui relaie également les initiatives et actions de J&D, permettra de constater que les affirmations concernant une série d’actions que nous avons entreprises - affirmations contenues dans l’article qui fait l’objet du présent droit de réponse - ne correspondent pas à la réalité. Par ailleurs, nos prises de position et les actions que nous entreprenons ne visent ni à plaire ni à déplaire ; elles visent à contribuer à la réaffirmation des droits et libertés fondamentaux qui constituent le socle de nos valeurs communes.

    5. Ni VM ni J&D ne luttent contre la “critique de l’islam”. Dans une société démocratique, la critique fait partie intégrante de la liberté d’expression. Allons même plus loin : nous considérons, et nous l’exprimons à chaque occasion, que l’islamophobie, cette peur aiguë voire irraisonnée de l’islam, peut s’exprimer sans crainte de criminalisation. En revanche, nous ne restons pas silencieux face aux discriminations et aux atteintes aux droits fondamentaux qui ciblent des individus sous couvert de “critique de l’islam”.

    6. Concernant mon livre, si je suis heureux que Monsieur Hervé Hasquin l’ait honoré d’une préface, je précise que sa respectabilité académique est antérieure. Ainsi, cet ouvrage est au départ un mémoire de fin d’études en droit défendu à l’Université libre de Bruxelles sous la direction du doyen de sa faculté de droit, Monsieur Patrick Goffaux, et qui a obtenu le grade “summa cum laude” (“la plus grande distinction”). Il est à l’image de la rigueur à laquelle je m’astreins en permanence dans les réflexions que je mène comme intellectuel et acteur de la société civile.

    7. Sur les réseaux sociaux, je partage publiquement mon point de vue sur une série de thématiques en lien avec l’actualité ou non et je relaie des informations que j’estime pertinentes ou intéressantes. Je continuerai à faire et l’un et l’autre.

    8. La critique est un exercice essentiel de la liberté d’expression en démocratie. Cependant, l’article qui fait l’objet du présent droit de réponse m’attribue des étiquettes et des positions de nature à porter atteinte à mon honneur et à ma réputation, et ce sans jamais se baser sur mes propos ou mes écrits (notamment sur les questions kurde et arménienne) et sans procéder à des vérifications souvent simples. J’ai néanmoins décidé de me limiter, pour cette fois, à faire valoir mon droit à la publication d’un droit de réponse ».

    Mehmet Saygin


     
     

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    http://www.respectzone.org/fr/