Nouvelle génération

Liora Balog, parce qu'on est plus fort ensemble

Mercredi 1 novembre 2017 par Géraldine Kamps
Publié dans Regards n°871 (1011)

A bientôt 34 ans, Liora Balog a déjà vu du monde, entre la Belgique, Israël et le Costa Rica. C’est comme envoyée de la Sohnout (Agence juive) qu’elle travaille désormais, partagée entre Bruxelles et Anvers. Son but : devenir un partenaire, pour renforcer les institutions juives locales.

Liora Balog

Il suffit de parler un instant avec Liora Balog pour se rendre compte que ce n’est pas sa vie d’avant, en Belgique, qui l’intéresse, mais bien ce qu’elle fera aujourd’hui, et plus encore demain. Liora a néanmoins grandi à Bruxelles, avec sa sœur cadette Sharon, scolarisée à l’Athénée Ganenou, puis à Uccle 1 -« pour sortir de la bulle communautaire », expliqueront ses parents, qui inscriront en même temps leurs filles à l’Hashomer Hatzaïr, la part de culture juive. Dès la rhéto terminée, Liora partira pour un oulpan de six mois au kibboutz Maagan Michael, près de Césarée, l’occasion d’apprendre l’hébreu tout en travaillant. « C’est une formidable entrée en matière pour découvrir le pays et c’est ce qui m’a donné envie de faire mon alya », sourit-elle. « J’ai en quelque sorte quitté ma famille pour en retrouver une autre… ». Liora Balog étudie l’Education spécialisée à Tel-Aviv et travaille avec des enfants handicapées chez des particuliers. Elle tombe littéralement amoureuse de la société israélienne qui l’accueille « à bras ouverts », du climat, de la beauté des paysages, et surtout d’un garçon venu d’Uruguay qui deviendra son mari. « J’ai constaté de nombreuses similarités entre la Belgique et l’Uruguay », confie-t-elle, « notamment par rapport au nombre de jeunes investis dans les mouvements de jeunesse de la communauté ».

L’Hanoar Hatzioni, mouvement de jeunesse israélien, proposera alors au couple une shlihout de deux ans au Costa Rica, où naitra leur fille. « Mon mari a été engagé comme shaliah du seul mouvement juif dans ce pays, avec quelque 150 jeunes de 9 à 21 ans. Je participais de mon côté aux cérémonies, aux mahanot, aux fêtes, etc. C’était notre projet à tous les deux, même si je travaillais parallèlement à l’ambassade israélienne », souligne Liora qui découvre une nouvelle communauté forte de quelque 3.000 membres, majoritairement ashkénaze, plutôt religieuse, mais très peu confrontée à l’antisémitisme, le pays allant jusqu’à être qualifié par les médias de « paradis pour les Juifs » !

Des partenariats constructifs

L'Hanoar proposera ensuite à son mari de prendre le poste de shaliah en Belgique, où ils vivent désormais depuis un an. En septembre dernier, la Sohnout a engagé Liora Balog pour lancer « Israel Fellows », une initiative existant déjà en France, en Angleterre, en Hongrie et en Allemagne, ayant pour ambition de renforcer les communautés juives locales. « A ses début, la Sohnout avait comme objectif de créer un Etat pour les Juifs », rappelle Liora. « Après la création d’Israël, elle s’est concentrée sur l’alya, et aujourd’hui, elle vise à renforcer l’identité  des Juifs de diaspora et de rapprocher les Israéliens des communautés juives dans le monde. Pour y arriver, elle met des shlihim à disposition de ces communautés ». Parler d’Israël, proposer des idées d’événements, des partenariats… « Je ne me positionne certainement pas comme une concurrente, mais bien comme une partenaire qui peut aider les différentes associations dans l’organisation et le financement d’activités, de conférences, d’actions de mobilisation », souligne Liora Balog.

L’occasion aussi pour la shliha de présenter le programme Massa, lancé par la Sohnout il y a une quinzaine d’années, avec une multitude d’opportunités offertes aux jeunes âgés de 18 à 30 ans : plus de 200 formules de séjours aux jeunes, parmi lesquelles l’oulpan kibboutz, la préparation aux études, le volontariat, les études religieuses en yeshiva, mais aussi des formations et des stages professionnels… tout en permettant aux jeunes de vivre dans la société israélienne. « La Sohnout s’est rendu compte qu’un jeune qui a vécu en Israël une expérience de plus de dix jours revient avec une motivation plus forte pour s’investir dans sa propre communauté », fait remarquer Liora, qui a déjà pu apporter son aide à la VJSB (UEJB à Anvers) pour la fête de Souccot et continue de multiplier les contacts avec les différentes organisations juives de Belgique. Ce qui ne l’empêche pas, bien au contraire, de « garder Israël dans la tête… C’est là que je me suis trouvée et que je retournerai », assure-t-elle.

Plus d’infos masaisrael.org/fr - liobalog@gmail.com


 
 

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