Conflit israélo-palestinien

Olmert: Quand la paix était à portée de main, j’ai été politiquement « assassiné »

Lundi 30 juillet 2018 par Marissa Newman - The Times of Israël (extraits)

L'ex-Premier ministre affirme qu'une conspiration est venue à bout de lui : « Rabin a été tué avec des balles. Je vis dans la prison de Maasiyahu. Et ça aussi c'est un assassinat. » Bonnes feuilles des mémoires d’Ehud Olmert, rédigées durant sa détention.

 

Au mois de juin 2007, seulement 10 jours après le violent coup d’Etat mené par le groupe terroriste du Hamas dans la bande de Gaza, les services israéliens de renseignements avaient découvert un rare concours de circonstances.

Victorieux, les hauts responsables du Hamas s’étaient rassemblés dans un seul bâtiment, au sein de l’enclave côtière. Les services de sécurité avaient alors alerté le Premier ministre Ehud Olmert, demandant l’autorisation de lancer une attaque qui aurait permis d’assassiner huit des leaders du groupe terroriste en une seule frappe dévastatrice.

Mais Olmert avait rejeté cette proposition. La raison : Il se trouvait à Sharm el-Sheikh, aux côtés du président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas, du roi jordanien Abdallah II et du leader égyptien Hosni Mubarak pour des pourparlers de paix.

« Durant la réunion, on m’a interpellé pour me faire savoir que dans un certain bâtiment de Gaza se trouvaient tous les leaders du Hamas, et notamment Ahmed Jabari et Mohammed Deif [surnommé l’insaisissable]. Les services de sécurité avaient demandé une approbation pour faire en sorte de les ‘déjouer’ mais ce n’était pas le bon moment », écrit Olmert dans ses mémoires en hébreu récemment publiés.

Faire disparaître tous les leaders du Hamas à ce moment-là, avait réfléchi le Premier ministre israélien, pouvait par inadvertance impliquer les leaders palestinien, égyptien et jordanien et faire échouer les négociations (Jabari allait être tué lors d’une frappe israélienne en 2012. Deif a, pour sa part, été pris pour cible lors d’un raid en 2014 et le Hamas a affirmé qu’il y a survécu).

« Ce genre d’assassinat, alors que j’étais assis avec Abou Mazen, Moubarak et Abdallah, aurait semblé être un complot conjoint », écrit Olmer.

« Qui aurait pu croire que je ne les avais pas informés alors que, pendant que nous étions ensemble, les forces israéliennes assassinaient huit hauts responsables palestiniens ? [Le ministre de la Défense Ehud] Barak a été d’accord avec moi ».

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https://fr.timesofisrael.com/olmert-quand-la-paix-etait-a-portee-de-main-jai-ete-politiquement-assassine/


 
 

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  • Par ezekiel - 30/07/2018 - 13:59

    Dommage que ces 8 n'ont pas été neutralisés définitivement à cette occasion. Un grand pas vers la paix aurait ainsi pu être réalisé.