Mensch de l'année 2012

Guy et Marc Wolf, l'âme juive de Liège

Jeudi 7 Février 2013 par Géraldine Kamps
Publié dans Regards n°771

Aux côtés d’Eliane Sperling et de Jacques Bloch, le comité Mensch du CCLJ a décidé cette année d’honorer deux personnalités incontournables de la vie juive à Liège. Deux frères, véritables moteurs de leur communauté, qui ont contribué à faire de leur ville un exemple dans son devoir de mémoire, dans la reconnaissance du destin des Juifs de Liège.

 
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    Marc Wolf, dit Moshé, nait à Liège le 1er juillet 1951. Il sera suivi par son frère, Guy, né le 2 avril 1957. Leur père, Michel, arrivé de Pologne en 1929, est à l’époque un des piliers de la communauté juive locale, mais il est aussi un entrepreneur brillant qui fera carrière dans l’immobilier, avant de se reconvertir avec succès dans la gestion des parkings. Le jeune garçon a toujours fait preuve d’audace et de courage. Déporté dans les camps de travail de l’organisation Todt établis à Dannes-Camier (Nord-Pas-de-Calais)*, il n’a pas hésité avec son frère Armand à sauter du XVIe convoi, qui faisait route vers Malines et Auschwitz. Leur mère, malheureusement à l’autre bout du train, n’aura pas eu cette chance et décèdera à Auschwitz. Quant à leur père, ayant échappé à la déportation, il mourra assassiné en 1950, non loin de Jérusalem.

    Après avoir rejoint Liège avec son frère, Michel Wolf est caché à Grivegnée chez un couple de maraîchers (la famille Ledent sera reconnue « Juste parmi les nations »), avec lesquels il vend des bulbes de fleurs sur les marchés. Le jeune homme retourne toutefois souvent à la gare, guettant le retour de sa mère… Il y rencontre une Juive polonaise, revenue des camps après y avoir subi des expériences médicales, sans savoir qu’il choisira bientôt sa fille, Esther, comme épouse…

    Leurs deux garçons, Moshé et Guy, suivent une scolarité classique dans les écoles de la ville et fréquentent le mouvement de jeunesse juif et sioniste de gauche Hashomer Hatzaïr (photo: Moshé entouré en rouge). Ils reçoivent une éducation laïque traditionnelle de leurs parents, très juifs, attachés à Israël et parlant le yiddish.

    « Leur maman était très cultivée, elle lisait beaucoup et nous emmenait à l’opéra, c’est leur père qui apportait la fantaisie à la maison », se souvient Philippe Szerer, l’ami d’enfance de Guy. « Un jour, nous étions partis chauler dans Liège avec Jacques Brotchi, président du Foyer israélite, pour soutenir la campagne du CCLJ “Let my people go” en faveur des Juifs d’URSS. Guy a été arrêté et son père a dû venir le chercher au poste. Contre toute attente, il l’a félicité, il était fier de son fils ! ».

    L’amour d’Israël

    Mikha Weinblum connait Moshé depuis toujours et est resté son meilleur ami : « Ma grand-mère maternelle et son grand-père paternel étaient du même shtetl en Pologne, et nos pères ont tous les deux sauté du XVIe convoi », confie celui qui retrouvera Moshé à l’école et à l’athénée, y compris dans la cour de récré, « le “coin des Juifs”, où se rassemblaient tous ceux de l’Hashomer ! ».

    Le militantisme de Moshé le pousse à aller manifester contre la guerre au Vietnam et pour les Juifs d’URSS, lui aussi,« allant jusqu’à s’enchainer aux grilles de l’ambassade à Bruxelles », se rappelle Henri Gutman, le président du CCLJ, avec qui il passera une nuit au cachot.

    Le 28 novembre 1972, Moshé a 21 ans lorsqu’il décide de quitter Liège pour partir en Israël. Quitte à s’opposer à ses parents qui préféreraient le voir aux études. Il restera dix ans au kibboutz Revadim. « Moshe, Myriam Glikerman et moi, nous étions les trois inséparables et Israël était la suite logique de notre parcours, l’Hashomer ayant forgé notre identité juive », poursuit Mikha Weinblum. « Nous avons choisi l’alya en bateau et mis cinq jours avec le Theodor Herzl pour rejoindre Haïfa depuis Marseille ! ».Mais à mesure que les années passent apparaissent les désillusions. « On était parti avec l’espoir de construire le socialismeen Israël, mais on est arrivé vingt ans trop tard », sourit Mikha avec le recul. « On se trouvait à un moment charnière où le pays passait d’un gouvernement de gauche à un gouvernement de droite avec Begin. La réalité du kibboutz ne correspondait pas à ce qu’on nous avait vendu… ».

    Pendant ce temps, à Liège, Guy lance, avec son ami Philippe Szerer, une dissidence de l’Hashomer, moins à gauche, appelée Organisation de la jeunesse juive liégeoise (OJJL), proche de la Jeunesse juive laïque (JJL) du CCLJ. Le mouvement qui rassemble une soixantaine d’enfants vivra de 1973 à 1979.

    Moshé effectue en Israël son service militaire comme tankiste, peu après la guerre de Kippour,tandis que Guy commence ses études de droit à l’Université de Liège. Il y rencontre Martine Doutrèwe, première de classe, qui deviendra sa femme et la juge d’instruction que l’on connait. Guy s’investit aussi dans le Librex de Liège, avec un certain Jean-Claude Marcourt.

    En 1976, Esther, la mère de Moshé et Guy, décède d’un cancer. Guy a 19 ans, Moshé revient de milouim (réserviste). Il se marie un an plus tard en Israël avec Michèle Erlbaum, dont il aura deux enfants : Esther et Dany. Guy et Martine Doutrèwe en auront trois : Natacha en 1985, et Jérémy et Déborah, les jumeaux, en 1988.

    Côté professionnel, Moshé préside l’asbl Liège Gestion Centre-Ville, outil de revalorisation et de redynamisation du centre-ville dans le domaine de la sécurité, de la mobilité, de l’environnement et de l’animation socio-culturelle, dont il est resté le vice-président. Il suit également son père dans la gestion des parkings, désormais implantés aux quatre coins du pays. Guy, de son côté, a ouvert en 1987 avec son associé Bernard André un cabinet d’avocats, toujours en activité.

    La communauté : une responsabilité

    Passionnés d’opéra grâce à leur mère, les deux frères le sont aussi de la vie communautaire. Peu de temps après son retour d’Israël, Moshé devient le président du Foyer israélite de Liège, quai Marcellis. Une fonction qu’il assumera pendant treize ans, avec cette mission de maintenir la vie juive à Liège en dehors de la synagogue.

    Jacques Brotchi, sénateur MR, témoigne d’une implication communautaire des premières heures. « Avec les Levy, les Szerer, les Weinblum et les Lerner, les parents de Guy et Moshé comptaient parmi les familles juives les plus dynamiques qui ont imprimé leur marque à la vie culturelle et sociale de Liège, en particulier au Foyer israélite, où comme président à l’époque, je savais que je pouvais compter sur eux ». Il retrouvera les frères Wolf à Bruxelles dans différentes manifestations, défendant Israël, combattant l’antisémitisme, s’investissant pour la reconnaissance du destin des Juifs de Liège.

    A la fin des années 90, Guy reprend à son tour la présidence du Foyer israélite qu’il rebaptise « Foyer culturel juif ». A côté de la synagogue de Liège, du Musée et de quelques autres associations juives (WIZO, Solidarité…), le Foyer constitue le cœur de la vie juive liégeoise, la communauté étant aujourd’hui réduite à une centaine de familles. Tout au long de l’année, à l’initiative de Guy, épaulé par son frère, conférences, expos et soirées festives y sont organisées. Les fêtes juives aussi, avec Pourim, le Seder de Pessah et les commémorations de Yom Haatzmaout et Yom Hashoah, auquel les représentants de la communauté tutsi sont désormais conviés. « Depuis plus de 25 ans, Moshé et Guy font vivre le Foyer », souligne Philippe Szerer.« C’est une responsabilité qu’ils ont prise devant la communauté juive, mais aussi leurs enfants et tous les autres », souligne Dominique Celis, la compagne de Guy depuis trois ans. « Ils veulent partager la tradition juive dans ce qu’elle a de plus honorable et consacrent beaucoup d’énergie à démonter les préjugés ».

    Avec cette volonté d’assumer pleinement son identité juive, Guy édite une revue bimestrielle, le Jewish Post, auquel collabore une équipe de bénévoles particulièrement motivée. Parmi eux, Pierre Gothot, son ancien professeur en droit comparé. « Même dans un amphithéâtre, c’était un étudiant qu’on remarquait, très gai et joyeux, qu’on savait sioniste », se souvient P.G. « C’est devenu plus qu’un ancien élève après le décès tragique de sa femme Martine Droutrèwe en 1999 ». Rosita Winkler connaissait les parents Wolf et a rencontré Guy lorsqu’il est devenu stagiaire chez son mari, Jean Gol. Elle évoque avec bonheur les réunions du comité de rédaction, « l’occasion de refaire le monde », affirme-t-elle. « Guy a un don pour écrire des P.V. très drôles, qu’on attend chaque fois avec impatience ! ». L’artiste Jacques Charlier, qui signe Léo Josefstein, fait lui aussi partie de la joyeuse bande.« Moshé est plus expansif, bon enfant, très communicatif, prêt à monter sur une chaise pour parler, tandis que Guy est plus mondain, plus réservé », observe leur ami.

    Ouvert à tous, Juifs comme non-Juifs, véritablement intégré dans la vie de la cité, le Foyer organise aussi des activités en partenariat avec la Ville de Liège et les autres communautés. Le bourgmestre, Willy Demeyer, connait Guy pour l’avoir eu comme élève-assistant du professeur Hansemme en 1979, avant de le retrouver comme confrère, avocat au Barreau. « C’était déjà un homme très agréable, courtois, érudit, mesuré. Lorsque je suis devenu échevin, puis bourgmestre, nos relations se sont renforcées. Les frères Wolf m’ont apporté leur éclairage sur le destin de la communauté juive de Liège, ils m’ont aidé à comprendre ce que signifie “être juif”. Avec Guy, on a aussi quitté le génocide des Juifs pour aller vers la notion de crime contre l’humanité, en menant une réflexion plus globale et en organisant des actions communes avec d’autres rescapés ».

    Dans plusieurs projets réalisés avec les frères Wolf, le sénateur PS et conseiller communal Hassan Bousetta rend compte lui aussi de cette ouverture : « En février 2012, le Foyer culturel juif et le Centre culturel arabe en pays de Liège (CCAPL) ont présenté ensemble le spectacle de Richard Kalisz “A portée de crachat”. C’était une occasion de célébrer ce qui nous unit », relève-t-il.« Le travail de reconnaissance auquel tiennent les frères Wolf est indispensable à celui de la connaissance ».

    Le devoir de mémoire, sacré

    En 2000, Moshé, Myriam Glikerman, Thierry Rozenblum, Mikha Weinblum et Jean Claude Griess (Yokhi), enfants de survivants des camps de travail du nord de la France, créent l’asbl Dannes-Camiers pour rassembler toute la documentation sur cet épisodeméconnu de la guerre. Une recherche que Moshé dédie à ses enfants qui ont alors l’âge qu’avaient son père et son oncle quand ils ont sauté du train.

    Quelques années plus tard, choisi par la Conférence du Jeune Barreau de Liège comme orateur de rentrée, Guy fera lui son discours sur Max-Albert Van den Berg, cet avocat liégeois, administrateur-délégué des Colonies scolaires catholiques, qui mourra en déportation pour avoir organisé le sauvetage de plus de 400 enfants juifs. En 2010, Guy parviendra à faire ériger une stèle en sa mémoire.

    Avec sa compagne Dominique Celis, attachée parlementaire et auteure de l’ouvrage Gêneurs de survivants ! La question du génocide des Tutsi (éd. Espace de Libertés), Guy se sera ouvert à la réalité d’un autre génocide, dans lequel elle a, comme lui dans la Shoah, perdu une partie de sa famille. Dominique se dit frappée par la joie de vivre de la famille Wolf, malgré les drames vécus. « Ce sont des gens qui restent vigilants, tout en parvenant à aller de l’avant. Leur père Michel avait plutôt tendance à parler de la Shoah comme dans La vie est belle. Il a su transmettre cette force, cette énergie et cette bonne humeur à ses enfants, auxquels la vie a appris à prendre conscience de la valeur des choses ».

    Leur enthousiasme et leur persévérance auront conduit à l’épanouissement de toute une communauté, mais aussi et de façon essentielle à l’aboutissement du devoir de mémoire des Juifs liégeois. Le bourgmestre Willy Demeyer leur en est reconnaissant : « J’ai pris conscience que Liège n’était pas seulement, pendant la guerre, la capitalede la Résistance, qu’elle avait aussi ses pages sombres. C’est à Liège que des excuses ont été prononcées pour la première fois, en 2009. Cela me semblait normal, comme je n’ai pas vu de problème à ouvrir les archives. Avec le livre de Thierry Rozenblum, l’exposition “Liège, cité docile ?” au Grand Curtius et le mémorial des Juifs de Liège, inauguré le 9 décembre 2012, le devoir de mémoire à Liège est abouti à tous les niveaux, socialement accepté et tombé dans le domaine public. Nous connaissons à présent le destin du premier au dernier déporté juif liégeois, ce qui, comme bourgmestre, fait ma fierté. Et si Liège est aujourd’hui un exemple en la matière, nous le devons en partie aux Wolf ».

    Papas-poules

    En ce qui concerne l’éducation donnée à leurs enfants, les avis sont unanimes : Guy et Moshé sont deux papas-poules. « Guy est un vrai père juif, très impliqué et soucieux de bien élever ses enfants », reconnait son ami Philippe Szerer. « Il a choisi une éducation “démocratique”, où le débat et la contestation sont permis, mais dans les règles », assure Dominique Celis, qui évoque « une main de fer dans un gant de soie. Réussir sa vie de père est pour lui une priorité. Il se comporte d’ailleurs aussi comme un père avec la communauté ».

    Jérémy est le dernier de ses trois enfants à vivre à la maison. Il confirme : « Mon père est un homme exceptionnel, avec un réel sensdu dévouement. Suite au décès de notre mère, il a su faire preuve d’une capacité incroyable à réagir et à nous protéger. Il a su combler le manque, sans nous faire ressentir son manque à lui. Que ce soit la communauté, la famille ou les amis, il a cette tendance à faire passer les autres avant lui. Très à l’écoute, de bon conseil, c’est quelqu’un sur qui on peut toujours compter ».

    Originaire de Nice, Laure Vincent, la compagne de Moshé depuis six ans, a pu observer, elle aussi, « quelqu’un de très famille, toujours bienveillant. Et avec mon fils, c’est un papy épatant, spécialiste des grandes promenades, grand raconteur d’histoires et qui chante en hébreu ! “S’il y a un problème, c’est qu’il y a une solution” pourrait être sa devise », affirme encore celle qui voit les deux frères comme complémentaires, « vouant tous les deux une véritable admiration à leur père ».

    Le trio a d’ailleurs pris l’habitude de se réunir chaque mardi dans un petit restaurant de Liège et de se retrouver aux fêtes de famille dans la traditionnelle « danse des Wolf » , à laquelle se joignent Jérémy et Dany. Une hora endiablée, au rythme de leur musique fétiche, « If I were a rich man », d’Un violon sur le toit.

    « Le David Susskind de Liège »

    Fidèles en amitié, les deux frères l’ont toujours été aussi à l’égardde la communauté. Membre de Dialogue & Partage et signataire de J Call, comme Guy, Moshé s’investit depuis longtemps au Keren Hayesod (Magbit) - photo avec Shimon Peres, encore ministre, 2002-, contribuant à la formation informatique des jeunes en Israëlù il se rend tous les ans. Guy est lui membre du comité directeur du CCOJB depuis des années. Son président, Maurice Sosnowski, ne tarit pas d’éloges à son sujet : « Guy est d’un appui indéfectible et d’une rigueur dans le travail, avec souvent un jugement d’une finesse exceptionnelle. Je le prends toujours comme référence dans mon comité, parce que la manière dont il pense est très saine. Il est d’ailleurs écouté et apprécié de tous ».

    Gentillesse, disponibilité, loyauté, intelligence et humilité sont probablement les qualificatifs qui se prêtent le mieux à Moshé et Guy Wolf, Moshé étant vu par certains comme un « rabbin laïque », Guy comme « le David Susskind de Liège » !« Il est assez logique et important que la communauté juive célèbre ces deux personnalités », soutient le ministre des Affaires étrangères Didier Reynders, qui connait Guy depuis l’université, a fréquenté Marc dans le cadre de ses activités professionnelles et entretient avec eux des liens d’amitié. « Fidèles et disponibles, capables de se bouger pour aider quelqu’un en difficulté, très actifs sans jamais se mettre en avant, je sais que quand ils demandent à me voir, c’est pour quelque chose de sérieux. Ma porte leur est immédiatement ouverte »

    * Thierry Rozenblum, Une cité si ardente… Les Juifs de Liège sous l’Occupation (1940-1944), Luc Pire, 2010


     
     

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    http://www.respectzone.org/fr/
    • Par Kalisz - 7/02/2013 - 17:04

      Guy Wolf, Mensch de l'année. C'est une bonne nouvelle.
      Quel travail il a donné pour réunir autant de monde- réputé antagoniste- pour cette soirée mémorable à Liège. Et toute la journée, avec le sourire. Pourtant que d'obstacles...
      Félicitations.
      R. Kalisz.

    • Par closse robert - 8/02/2013 - 21:32

      Félicitations pour cette reconnaissance

    • Par Rose-Marie FRANCOIS - 7/03/2013 - 12:54

      Félicitations ! C'est magnifique ! Cette "gloire" illumine toute la communauté... et au-delà !

    • Par ashkenazi ch - 7/03/2013 - 16:26

      C'est un beau chemin fait par les Wolf. Je connaissais plus Michel que ses fils. Ce parcours m'était inconnu à 80%;c'est bien de le savoir.
      Il y a eu des moments tristes et d'autres sombres;je ne savais pas l'échappée de Michel avec son frère du train;cela montre le courage et la détermination.
      De même, celui des frères Moshé et Guy le long de leur parcours dans la vie active.Je me rappelle de Guy quand il étudiait l'hébreu avec mon frère Moïse et,voyant son comportement en classe,j'ai compris qu'il était un garçon dynamique,déjà à l'âge de 11 ou 12 ans.
      Leur dévouement vis à vis de la communauté israélite de Liège ainsi qu'à leur travail les a amenés à être en "osmose" avec certains dirigeants de ce pays et de cette ville ainsi qu'avec la communauté elle-même.
      Je les félicite et suis en admiration devant leurs activités parfois difficiles et devant leurs ouvertures d'esprit;il n'est toujours pas facile d'assister à leur nombreuse organisation, réunion,conférence établie par des gens ou professeurs imminents.
      Cela n'empêche que la plupart,je pense,des juifs liégeois sont au courant des programmes de ces activités religieuses,plus orientées vers la connaissance des valeurs du judaïsme à travers la Belgique et et ailleurs.

      Félicitations encore aux 2 Mensch liégeois de l'année, aux 2 frères Guy et Marc Wolf
      Chaoul A

    • Par Niwemugore - 7/03/2013 - 20:31

      Toutes mes félicitations pour cette reconnaissance. Vous le méritez bien! Je connaissais Guy et pas Marc, j'ai l'impression de vous connaître mieux en lisant votre parcours. Merci pour ce que vous faites pour la communauté, vous êtes des modèles pour nous qui avons survécus au génocide des Tutsi. Merci pour votre sympathie et votre soutien aux rescapés.
      Spéciose.

    • Par Ludivine - 24/05/2014 - 23:27

      Je reçois un tel choc en apprenant l'attentat de ce 24 mai à Bruxelles dans le Musée Juif : je sanglote seule...car je n'ai plus personne... Alors j'ai cherché un site "liégeois" et Juif! Mes parents m'ont caché mes origines jusqu'à mes...50 ans..et cependant je ne parlais, je ne pensais qu'à cela, même pendant la guerre et à la fin nous avons accueilli des rescapés des camps...alors???ils avaient peur "que cela recommence"...j'ai - "sauvé" la vaisselle de mes arrière grands parents, aux initiales "WW": cousins WEILER-WEILER...J'ai tout lu - je crois - tout visité...sauf Israël...et j'en souffre. Je déverse ma douleur PARDON! Je me sens si impuissante, si coupable d'être ici, de savoir avec certitude depuis même 1945 que beaucoup de mes compatriotes sont restés antisémites...
      Je porte - par pure provocation - la croix de David...provocation bien faible....quand je lis une Haine incroyable sur internet et cela depuis des années...

    • Par battistuzzi/kli... - 28/06/2014 - 19:01

      Je suis ravie d'avoir su me connecter à votre adresse e-mail. Je reçois régulièrement des newsletters de juif.org qui me permettent de retrouver un sens à ma vie. Fille unique d'émigrés, née en 1949, je n'ai jamais su trouver un sens à ma vie. Pendant les premières années de ma vie, nous vécûmes en vase clos avec tous les amis juifs de LIEGE qui connurent la galère pour leur origine juive. Nous les fréquentions car ma mère a épousé en premières noces SALOMON REISEN, puis lorsque celui-ci décéda suite à son séjour de 7 ans dans un goulag en SIBERIE, ma mère épousa mon père, un autre prisonnier de guerre (5 ans). Lorsque celui-ci décéda à 62 ans, je décidai de les réunir car ils se ressemblaient en raison de la souffrance accumulée, de la déstabilisation de leur vie privée. Moralement, je me connecte quotidiennement à juif.org, seul site apte à me permettre de trouver un sens à ma vie. Pourquoi? Je ne sais pas. Ma mère est-elle d'origine juive, Je ne sais pas. Je ne pousse pas les investigations au-delà de mes espérances. Je me suis toujours sentie déracinée. Ma mère est née à BUDAPEST d'un père de descendance allemande dont les ancêtres ont quitté brusquement le BAD WURTEMBERG il y a 5 générations. Ils étaient tailleurs de pierre et sa mère est née également à BUDAPEST d'un père polonais et d'une mère autrichienne. Il y eut beaucoup de sous-entendus, de moments de malaise, des moments perturbants que je n'osai jamais aborder par pudeur. Peu importe, il me reste mon mari, un BELGE, mes seuls contacts avec juif.org qui me permettent de trouver un nouveau sens à ma vie. CHALOM. ANGELA

    • Par Cardon - 11/09/2014 - 16:00

      Quel bel article (que je découvre par hasard en cherchant par facilité l'adresse de Guy sur mon pc) !
      Je confirme et c'est avec plaisir que je lis la reconnaissance bien méritée manifestée à ces 2 frères si complémentaires.
      Jacques Cardon

    • Par DAVID Josiane e... - 18/06/2018 - 12:51

      Félicitations pour tout et merci pour le sympathique barbecue
      de ce 17.06.2018