Expo

Eleonore Fedoul présente "Bruxelles sous le soleil"

Mardi 1 octobre 2019 par Géraldine Kamps

Du 4 octobre au 4 décembre 2019, Eleonore Fedoul vous propose sa vision de la capitale européenne. Une version multicolore et spontanée, qui mise sur le local et remet un peu d’optimisme dans la grisaille. Vernissage le vendredi 4 octobre 2019 à 19h au CCLJ.

 

Eleonore Fedoul, 32 ans, est française, de Saint-Quentin, en Picardie. Elle s’est installée en Belgique il y a onze ans, alors qu’elle y venait pour son seul Master en journalisme à l’ULB. Le dessin, la peinture, elle baigne dedans depuis toujours. Son grand-père déjà était maître du pastel, son père aussi ne cessait de dessiner. Eleonore n’a donc pas tardé à prendre, elle aussi, son carnet et à croquer les paysages de ses vacances.

Après avoir travaillé quelques années comme journaliste, celle qui avait eu l’occasion de présenter déjà deux expositions d’acryliques dans un style tout à fait abstrait a profité d’une année de pause pour voyager et  « faire le point ». L’occasion aussi de se remettre à peindre, à dessiner plutôt avec des feutres Posca® la ville qui l’a accueillie.

« J’ai commencé par la place Flagey qui me rappelait ma période étudiante, le ciel devait être bleu », sourit l’illustratrice qui fera de ses ciels ensoleillés une marque de fabrique. Une influence, elle ne le conteste pas, qui lui vient peut-être du bleu des murs de la maison de Frida Kahlo qui l’avait marquée lors d’un voyage au Mexique.

Eleonore choisit des lieux emblématiques de Bruxelles, mais pas forcément les plus touristiques : la place du Jeu de Balle certes, mais aussi De Brouckère, le Botanique, le canal, la place Sainte-Catherine, ou encore le parvis Saint-Gilles. « J’aime représenter des lieux qui évoquent des souvenirs pour les Bruxellois eux-mêmes, une trace en quelque sorte pour ceux qui sont partis et qui s’y identifiaient peut-être par leur atmosphère, leur population, leur vie locale. Qu’on puisse se dire : « Je vais envoyer ce dessin à un ami qui a habité ici ! » » C’est toute l’idée des huit cartes postales qu’Eléonore vend depuis la fin avril dans cinq magasins de la capitale.

Bruxelles, plus que jamais vivante et multicolore. Ici, la brique devient rouge, le blanc couleur vanille, les toits gris, bleus. Un même arbre peut passer à la fois devant et derrière une maison, la perspective nous joue des tours. « Je ne cherche pas l’ultraréalisme, si les murs penchent un peu, je ne lutte pas », confie Eléonore, qui ne tient pas non plus à masquer ce qui d’ordinaire ne trouverait pas sa place dans un tableau. « Bruxelles n’est pas une ville-musée, pourquoi dès lors l’aseptiser ? » Nul besoin de retirer du paysage les fils électriques, nécessaires au tram, la poubelle verte qui recadre l’image, ou la grue des travaux en cours. Ces fameuses grues que l’on retrouve dans beaucoup de ses œuvres, à la façon presque d’une signature. « Ce qui me plaît en particulier quand je dessine Bruxelles, c'est la mixité de son paysage urbain et architectural », explique Eléonore. « On retrouve de vieux bâtiments à côté de nouvelles bâtisses, de belles choses et de moins belles… A l’image de ces grues, qui sont bien réelles, ce paysage semble toujours en mouvement. Mes peintures ne sont qu’un instant d’arrêt, mais peuvent évoluer avec le temps ».

Ne manquez pas le vernissage de cette Bruxelles joyeuse le vendredi 4 octobre 2019 à 19h. Une balade colorée à travers la ville qui vous la fera voir pour une fois telle que vous la vivez ou au contraire redécouvrir sous un œil plus léger.

Entré libre au vernissage, mais sur réservation : 02/543.01.01 ou [email protected]


 
 

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