Jeunesse

Succès de la Messiba 2017 de la JJL

Dimanche 12 Février 2017 par La Rédaction

La Jeunesse Juive Laïque (JJL) a organisé ce samedi 11 février sa grande Messiba 2017. En raison de son succès, deux représentations ont été proposées au public venu nombreux.

Nous pouvons être fiers de la JJL. Une Messiba pleine d'humour, de connaissance du judaïsme laïque et de ses valeurs d'ouverture et de pluralisme.

Bravo aux Haverim de la JJL, à Mikha, aux madrihim et aux bogrim.

Les mots des Rashei Ken

Lucas De Lathouwer
 : Pour ma part, cela fait maintenant 4 ans que j'ai intégré la JJL, un peu plus de 6 mois que je suis madrih et autant de temps que je gère le mouvement en compagnie de ma charmante co-rosh ci-présente. Pour ceux qui ne le savent pas, avant de rejoindre la JJL, bien qu'étant juif, j'étais aux scouts.
Reclus dans ma lointaine contrée de Waterloo, Je n'avais jamais entendu parler des mouvements de jeunesse juif. Puis, je suis passé en secondaires où j'ai rencontré d'autres jeunes juifs, j'ai fait ma bar-mitzvah au CCLJ et c'est là que j'ai rencontré ceux qui allaient d'abord devenir mes amis, puis ma famille. Je pensais qu'en arrivant à la JJL, je m'amuserai avec mes potes, je participerai aux activités puis je rentrerai chez moi satisfait de ma journée.
La réalité est toute autre. Je rentrai chez moi frustré.
 Frustré de ne pas pouvoir rester plus longtemps, frustré de devoir attendre une longue semaine pour y retourner.  Puis le temps est passé et je suis enfin arrivé au moment fatidique qu'est celui de devenir madrih.
Du temps où j'étais encore un haver, j’espérai avoir de bons madrihim au début de l'année, j'espérai que les mahanot soient dingues, j'espérai aussi recevoir de bonnes critiques en tsiratzikoum.
Mais depuis, je passe beaucoup plus de temps à espérer. Espérer que mes peoulot plaisent, que nos samedis et nos mahanot soient réussis ou encore que je remplisse correctement mon rôle de rosh ken. La liste est encore longue mais il me suffit d'une seule chose pour que toutes mes craintes soient balayées. Une chose d'apparence tellement ordinaire et pourtant qui me sert de carburant tous les samedis. Tous ceux qui sont ou ont été madrihim me comprendront, quand je vous annonce que cette chose n'est autre que le sourire sur le visage d'un haver satisfait. Un simple sourire, un simple merci et me revoilà en piste, prêt à m'investir à 1000% dans mon mouvement. Je pourrais encore continuer longtemps sur pourquoi j'aime la JJL et sur la place qu'elle occupe dans ma vie mais je vais plutôt laisser ma très chère Yaël continuer. 
Yaël Antonaros : Quant à moi, c’est  ma cinquième et dernière année a la JJL, ma deuxième en tant que madriha de la kvoutsa Maccabim et la première en tant que Rosh Ken. Lorsque j’avais l’âge d’entrer dans la nouvelle kvoutsa, mes parents m’ont proposé d’aller à la JJL, j’ai refusé allez savoir pourquoi… C’était encore un de ces moments où j’aurais du ecouté mes parents ! Je me suis donc fait recruter, comme on dit chez nous, par une de mes amies en 2e secondaire. La première fois que je suis arrivée, je vais être sincère j’ai rien compris… Qu’est-ce que ça voulait bien dire koumzitz ? Mifkad ? Pourtant quand je suis ressortie et que je suis rentrée dans la voiture de mon père, j’avais hâte d’être le samedi suivant. Mes trois années en tant que havera ont passé trop vite. Dans ma kvoutsa Degania, je ne me suis pas fait des amis, mais plus que ça. Je suis sincèrement convaincue que les liens qu’on tisse avec ses co-haverim est un lien spécial et qui n’est pas comparable à ceux que l’on entretient avec ses amis de l’école. Cependant il ne faut pas oublier les madrihim, qui étaient pour nous de véritables repères, à qui je me confiais et qui sont encore aujourd’hui comme des grands frères ou des grandes sœurs pour moi.  Et sans que je voie le temps filer je me retrouvais en Mahane Israël et puis madriha depuis maintenant 1 an et demi.  La vision que l’on a de la JJL change, tout devient plus professionnel si je puis dire, on voit l’envers du décor. Mais c’est peut-être en tant que madriha que j’ai réussi à réellement réaliser l’ampleur qu’elle prenait dans ma vie.  L’expérience au sein de la JJL, et même au sein d’un mouvement de jeunesse quel qu’il soit, est une expérience unique ou l’on rit, beaucoup, on râle, souvent, on s’amuse, tout le temps, et où on pleure, énormément et ou on apprend, sans cesse. Mais la JJL ne se termine pas de manière définitive pour moi dans maintenant 5 mois et 9 jours, je pense que lorsqu’on a été à la JJL, on ne quitte vraiment jamais la grande famille qu’est ce mouvement, la présence des bogrim et shlihim et même des anciens JJLiens dans la salle le prouvent. Je vais juste conclure par Merci JJL pour tout ce que tu m’apportes et ce que tu vas continuer a m’apporter ! 
Lucas : On parle beaucoup de nous depuis toute à l'heure, mais la JJL ne se limite évidemment pas à nous. Heureusement d'ailleurs car sinon on aurait vite fait le tour. Avec Yaël, quand on réfléchissait à ce qu’on pouvait bien dire lors de notre discours, à part raconter nos vies comme on l’a fait on s’est posé la question : Quel est le premier mot auquel on pense lorsqu’on nous dit JJL ? Pour ma part j’ai répondu « famille », et Yaël a répondu « valeurs ». Et en réfléchissant on s’est accordé sur le fait qu’avec ces deux mots on arrivait à faire la description la plus proche possible de ce qu’est la JJL. Et s’il faut que vous ne reteniez qu’une seule chose dans ce discours, c’est celle-là ! 
Yaël : La JJL c'est une deuxième famille, des madrihim motivés et des haverim géniaux, des idéaux, des piliers... D'ailleurs, parlons-en de ces idéaux et piliers.
 Pour les idéaux qui sont les principes vers lesquels nous essayons de tendre au maximum et que nous appliquons activement, on peut les résumer par cet acronyme RESPOu : Respect, Égalité, Solidarité, Pacifisme et Ouverture.5 mots si simples et pourtant tellement plus compliqués à appliquer. La première que nous avons remarqué tous deux lorsque nous sommes arrivés à la JJL est la phrase « c’est pas JJLien. » Quand un haver est violent, ne partage pas, insulte un de ses co-haverim, dit un grand motce n’est pas JJLien. Cette petite phrase bête résume parfaitement l’état d’esprit de la JJL.
Lucas : Aussi, en Tyoul Stav, nous avons eu une discussion avec les Maccabim, futurs madrihim à propos de ces idéaux et a propos du fait que ceux-ci passent avant tout. Et tous ensemble on s’est accordé sur le fait que les idéaux de la JJL ne sont pas applicables qu’à la JJL, mais dans la vie de tous les jours et ces ideaux resteront a jamais ancrés dans la vie d’un JJLien.
Yaël : Pour ce qui est des piliers, nous n'avons malheureusement pas de petit raccourci.
Mais commençons par vous expliquer ce qu'est un pilier en lui-même. Les piliers sont les fondements de base de la JJL, sans eux la JJL ne serait pas ce qu’elle est aujourd’hui.
Parmi eux, la transmission, l'engagement, le sionisme, le judaïsme et la laïcité.
La JJL est un mouvement engagé. Lors du séminaire du Mahane Horef, nous sommes allés dans les hôpitaux, les maisons de retraite ou même dans la rue pour apporter un peu de bonne humeur pendant la période de Noël. Comme dit précédemment, la JJL est un mouvement avec des valeurs, que nous défendons et qui nous font agir afin de les défendre. 
Lucas : Quant à la transmission, nous avons un mantra ici à la JJL : « apprendre en s’amusant ». Pour nous, madrihim, c’est un devoir d’apprendre à chaque samedi et chaque mahane des choses à nos haverim. Que ce soit nos valeurs que nous transmettons a plein temps, ou des connaissances en matière de judaisme ou comprendre l’actualité. Chaque peoula ou grand jeu a un fond éducatif. A présent, parlons du judaïsme et de la laïcité, des piliers que nous avons choisis comme thème central de notre messiba parce qu'ils éveillent souvent la polémique. Après tout, judaïsme et laïcité ne sont-ils pas un peu opposés comme on l’entend souvent? 
Yaël : Lors de notre quête de la vérité, nous avons cherché la définition de la laïcité au dictionnaire et nous avons trouvé celle-ci « La laïcité est la séparation de l’Etat et de l’Eglise. L’Etat est neutre à l’égard des convictions religieuses ». Et en y réfléchissant si l’on remplace Etat par JJL, cela ne s’adapte-t-il pas à notre mouvement ? 
Lucas : A la JJL, nous avons une doctrine, oui on sait on a beaucoup de phrases types…, « qui se sent juif est juif ». Peu importe que tu sois juif orthodoxe ultra pratiquant ou un juif dont le seul rapport avec le judaïsme est justement ton mouvement de jeunesse, la JJL t’est ouverte. Alors oui  la JJL est un mouvement laïque au sens strict du terme, mais cela va beaucoup plus loin que ça … 
Yaël : Toujours en quête de la vérité et pendant que je préparais notre passage a l’emission du CCLJ sur Radio Judaica afin de parler de la messiba, j’ai questionné ma maman sur le sujet et celle-ci m’a répondu « tu sais, il y a un proverbe qui dit « tu es juif si tes enfants se sentent juifs. » Et en discutant avec Lucas, nous avons trouvé qu’il n’y avait pas phrase plus vraie. Le judaïsme, c’est bien plus qu’une histoire de faire shabbat, d’être dans une ecole juive ou un mouvement même. Le judaïsme ce sont des traditions, c’est comprendre les principes fondamentaux sur lesquels il est basé, c’est se souvenir de l’histoire de nos ancêtres qui est aussi la nôtre. 
Lucas : Voici donc la définition que nous avons d’un juif laïque, celle-ci n’est surement pas parfaite et peut-être que d’autres en auront une différente. Passez une bonne messiba, merci beaucoup JJL HAZAK
Retrouvez ici toutes les photos de la Messiba !

 
 

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