Du côté de la JJL

La JJL, c'est quoi?

Mardi 4 avril 2017 par Noah Gottlob et Mikha Weinblum
Publié dans Regards n°859

Bienvenue dans cette nouvelle rubrique de la JJL ! Cette première parution aura pour objet de présenter la JJL à ceux qui ne la connaitraient pas encore. Nous l’illustrerons ensuite dans nos prochains articles par des exemples concrets.

 

Pour ceux qui ne font pas encore partie de la grande famille JJL, bienvenue dans ce mouvement de jeunesse merveilleux qu’est la Jeunesse Juive Laïque ! Ici, en plus de s’amuser, la jeunesse éduque la jeunesse… On s’instruit en se divertissant !

La JJL, c’est un mouvement éducatif qui a pour objectif de transmettre un judaïsme laïque, l’histoire, la culture juive et une série de valeurs puisées dans les écrits et dans cette culture.

Ce qu’en disent Daniela et Noah, nos shlihim (responsables de la JJL) : « Chaque samedi et pendant les vacances, plus de 100 haverim se retrouvent et passent des moments i-nou-bli-ables ! On retrouve ses amis, on fait du sport et des expériences inhabituelles. Chaque activité a un but éducatif, bref, tout un programme ! Ici, on aspire à transmettre nos valeurs et à faire de nos haverim et madrihim des citoyens responsables, engagés, critiques et convaincus par une vision du monde où chacun à sa place et où l’on vit ensemble. Nous appliquons d’ailleurs ce modèle à la vie JJLienne. Nos portes sont ouvertes à tous ».

Notre messiba (spectacle de la JJL) était une réflexion sur ce qu’est être juif. Y a-t-il une seule manière d’être juif ? Yaël et Lucas, nos rashei ken (responsables de l’équipe de moniteurs), répondaient en préambule de la messiba : « Le judaïsme et la laïcité sont les piliers que nous avons choisis comme thème central de notre messiba, parce qu’ils éveillent souvent la polémique. Après tout, judaïsme et laïcité ne sont-ils pas un peu opposés, comme on l’entend souvent ? Nous avons cherché la définition de la laïcité au dictionnaire et nous avons trouvé celle-ci : “La laïcité est la séparation de l’Eglise et de l’Etat. Ce dernier est neutre a l’égard des convictions religieuses”. Et en y réfléchissant si l’on remplace Etat par JJL, cela ne s’adapte-t-il pas à notre mouvement ?  A la JJL, nous avons un dicton : “qui se sent juif est juif”. Peu importe que tu sois un Juif orthodoxe ultra pratiquant ou un Juif dont le seul rapport avec le judaïsme est justement ton mouvement de jeunesse, la JJL t’est ouverte. Alors oui, la JJL est un mouvement laïque au sens strict du terme, mais cela va beaucoup plus loin que ça… J’ai questionné ma maman sur le sujet et celle-ci m’a répondu : « Tu sais, il y a un proverbe qui dit : “Tu es juif si tes enfants se sentent juifs” ». En discutant avec Lucas, nous avons trouvé qu’il n’y avait pas phrase plus vraie. Le judaïsme, c’est bien plus qu’une histoire de faire shabbat, d’être dans une école juive ou un mouvement même. Le judaïsme, ce sont des traditions, c’est comprendre les principes fondamentaux sur lesquels il est basé, c’est se souvenir de l’histoire de nos ancêtres qui est aussi la nôtre. Voici donc la définition que nous avons d’un juif laïque, celle-ci n’est sûrement pas parfaite et peut-être que d’autres en auront une différente ».

Evènement à venir

Vendredi 28 avril : Repas shabbatique

Les madrihim et les shlihim invitent les parents et les haverim à un diner shabbatique ! C’est l’occasion d’une rencontre conviviale entre enfants, madrihim et parents. Les madrihim préparent déjà des animations et des spectacles pour rendre cette soirée grandiose.
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http://www.respectzone.org/fr/
  • Par Michel - 16/04/2017 - 7:08

    La JJL est aussi le seul mouvement de jeunesse juif de Belgique qui poursuit ses activités le jour de Yom Kippour contrairement aux autres qui respectent le jour le plus sacré du calendrier juif.

  • Par Renée - 18/04/2017 - 17:43

    Habitant la Suisse une amie me fait part de son désarroi à la lecture de cet article.

    Si ce qu'écrit Michel est vrai il s'agit sans nul doute d'un scandale communautaire de grande envergure.
    J'ai suggéré à mon amie d'envoyer un courrier à la Fondation du Judaïsme belge afin de diligenter une enquête et leur demander d'arrêter tout octroi de subsides à la JJL si ce qui est dénoncé ici est exact.

    Je me demande pourquoi nos parents ont été déportés et assassinés si un mouvement de jeunesse juif ne respecte même pas le jour de Kippour.

    Une telle attitude équivaut à les assassiner une seconde fois.

    Ceci dit je ne peux m'imaginer que ce soit vrai.

    J'attends d'en savoir plus avant de porter un jugement.

  • Par Pierre Lasky - 18/04/2017 - 19:09

    Les commentaires que je lis ci-dessus me font honte. Comment peut-on oser écrire des horreurs pareilles à propos d’un mouvement de jeunesse portant de si belles valeurs.

    Si les enfants (et leurs parents) n’ont aucun problème avec l’ouverture du mouvement à Yom Kippour si cette fête tombe un samedi, où le problème ?

    Comment peut-on être aussi irrespectueux envers les Juifs morts pendant la Shoah (dont mes parents. Je suis un enfant caché) en écrivant qu’ouvrir les portes de la JJL équivaut à une nouvelle Shoah. C’est stupide et cela banalise la mémoire de la Shoah.

    Ma honte est d’autant plus grande quand je lis que Renée demande qu’on retire des hypothétiques subsides à ce mouvement de jeunesse juif qui abat un travail formidable. Quelle bêtise. C’est révoltant.

    J’ai mis mes deux enfants à la JJL et ils s’y sont épanouis. Au moins, ils y ont appris à être des Juifs tolérants et ouverts sur l’Autre.

    Que la JJL continue d'exister et qu'elle maintienne ses activités, même à Yom Kippour.

    Si les Juifs incultes comme Renée ou Michel savaient qu'avant la guerre, en Pologne et Lituanie, des organisations juives laïques socialistes organisaient chaque année le banquet de Yom kippour pour narguer les rabbins. Pourquoi ne pas relancer le concept rien que pour faire parler tous les Michel et Renée de la terre.

  • Par M. Weinblum - 20/04/2017 - 14:29

    Tout d'abord merci à Pierre Lasky pour sa réaction qui décrit bien ce qu'est la JJL.
    A la JJL, notre vision du judaïsme est que chacun est libre de vivre son judaïsme à sa manière (ça ne semble pas être le cas de tout le monde).
    Voici ce que nous communiquons aux parents quand Kippour tombe un jour où la JJL se réunit:
    "Comme vous le savez, nous célébrons la plupart des fêtes juives au CCLJ et à la JJL. Nous estimons qu'elles font partie de notre patrimoine culturel, de notre histoire et qu'elles sont porteuses de valeurs morales ou philosophiques que nous défendons, au delà de tout message religieux. Nous savons que certains d'entre vous célèbrent Yom Kippour, vont à la synagogue et jeûnent et nous respectons évidemment ce choix. Nous savons aussi que dans d'autres familles Kippour n'est pas célébré et que les enfants mènent une activité normale ce jour là. Par conséquent, nous avons décidé au CCLJ et à la JJL de maintenir le ken ouvert si Kippour tombe un samedi. Libre à chacun de venir ou pas et cela y compris pour les madrihim. Nous pouvons vous rassurer, il y aura suffisamment de madrihim pour s'occuper des enfants qui viendront. Une partie de l'activité sera consacrée à Kippour et à sa signification".
    Par ailleurs, il fut un temps pas très lointain où le ken de l'Hashomer Hatzaïr était aussi ouvert à Kippour.
    Mikha Weinblum, directeur de la maison de Jeunes du CCLJ.