Israël/Etats-unis

Trump ne déménagera pas l'Ambassade des Etats-Unis à Jérusalem

Jeudi 1 juin 2017 par AFP

Le président américain Donald Trump a décidé de ne pas déménager l'ambassade américaine en Israël à Jérusalem pour l'instant, contrairement à une promesse qu'il avait faite pendant la campagne, selon un responsable américain.

 

Donald Trump a signé une clause dérogatoire permettant de conserver la chancellerie américaine à Tel-Aviv pour six mois supplémentaires, a précisé ce responsable sous couvert d'anonymat, ajoutant que le président "pense que ce n'est pas le bon moment".

Le président des Etats-Unis Donald Trump avait jusqu'à jeudi soir pour honorer ou pas l'une de ses promesses de campagne: déménager l'ambassade américaine en Israël de Tel-Aviv à Jérusalem.

En novembre 1995, le Congrès des Etats-Unis avait adopté avec une large majorité une loi (Jerusalem Embassy Act) stipulant que l'ambassade américaine en Israël devait se trouver à Jérusalem, reconnaissant ainsi de facto la Ville sainte comme la capitale d'Israël.

Mais depuis deux décennies, une clause dérogatoire à cette loi permet à l'exécutif américain de bloquer son application et tous les présidents américains successifs ont depuis la fin des années 1990 signé tous les six mois cette clause. Cela a permis à Washington, comme la plupart des autres puissances, de maintenir son ambassade à Tel-Aviv.

La dernière fois que la clause fut activée, ce fut en décembre par le président démocrate Barack Obama, un mois avant de céder le bail de la Maison Blanche au républicain Donald Trump. La prochaine échéance tombait ce jeudi 1er juin, une minute avant minuit (heure de la côte est), soit vendredi 2 juin à 05H59 HB.

Des analystes et des diplomates avaient prédit  que le milliardaire -qui n'avait rien annoncé lors de son voyage en Israël et en Cisjordanie la semaine dernière- signerait aussi la clause dérogatoire pour les six prochains mois.

Son nouvel ambassadeur en Israël, l'avocat américain juif David Friedman, est un chaud partisan du déménagement de la chancellerie. Même si, comme le président Trump, il s'était montré moins catégorique lors de son audition de confirmation devant le Sénat.

Les Palestiniens, des dirigeants arabes et même l'ancien secrétaire d'Etat américain John Kerry ont plusieurs fois mis en garde contre le risque d'une explosion de violence en cas de déménagement.

 


 
 

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  • Par ezekiel - 1/06/2017 - 23:08

    Un sans C... ce Trump

  • Par Hélène - 2/06/2017 - 11:08

    Pour ezekiel: Trump sans c... et sans le reste non plus (cœur, cerveau ...)