Israël

Teva condamné à 22 millions de dollars d'amende pour corruption

Lundi 15 janvier 2018 par AFP

Le ministère de la Justice israélien a annoncé ce lundi avoir infligé une amende de 22 millions de dollars à Teva pour corruption de responsables étrangers, évitant au géant pharmaceutique un procès aux lourdes retombées potentielles.

 

L'accord entre les parties signé hier intervient un mois après l'annonce de la suppression de 14.000 emplois à travers le monde par le numéro un mondial des médicaments génériques.

L'amende a été infligée pour des pots-de-vin versés à des fonctionnaires et des médecins pour décrocher des marchés en Russie, en Ukraine et au Mexique.

Teva a déjà été sanctionné en 2016 aux Etats-Unis d'une amende de 519 millions de dollars pour les mêmes accusations.

Les autorités israéliennes avaient lancé leur propre enquête « afin d'examiner les ramifications de cette affaire en Israël », a déclaré le ministère de la Justice dans un communiqué.

Plutôt qu'un procès, le ministère a opté pour une amende de 75 millions de shekels (22 millions de dollars, 18 millions d'euros) en prenant en considération le fait que Teva avait reconnu les faits, coopéré avec les investigations et pris des mesures pour que cela ne se reproduise plus, a-t-il dit.

La situation financière de Teva et la récente vague de licenciements ont également été pris en compte, a-t-il ajouté. « Pour une entreprise internationale, des poursuites pénales pourraient causer de graves dégâts », a affirmé le ministère.

Teva a de son côté affirmé avoir mis en place depuis l'enquête aux Etats-Unis « un plan vigoureux de mise en conformité afin de (se) protéger ainsi que (ses) filiales de futures infractions ». « Tous les employés impliqués de leur plein gré dans ces actes illégaux ne font plus partie de la société », a-t-elle souligné dans un communiqué.

En Russie, Teva est accusé d'avoir acheté un responsable gouvernemental pour qu'il facilite les ventes de son traitement contre la sclérose en plaques, résultant en 200 millions de dollars de profit pour le groupe et 65 millions pour le responsable russe entre 2010 et 2012, selon les autorités américaines.

En Ukraine, la compagnie aurait corrompu un responsable du ministère de la Santé en lui offrant des cadeaux et des voyages pour 200.000 dollars afin de permettre la mise sur le marché de ses médicaments dans le pays.

Au Mexique, elle aurait versé des pots-de-vin à des médecins employés par le gouvernement dans l'espoir de promouvoir ses traitements.


 
 

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