Mémoire

Israël déclassifie des milliers d'archives de la guerre des Six Jours

Vendredi 19 mai 2017 par AFP

Israël a déclassifié ce jeudi des milliers de documents officiels datant de la guerre des Six Jours, relatant notamment les débats des responsables israéliens sur l'avenir de la Cisjordanie dont l'occupation depuis 50 ans est aujourd'hui au cœur du conflit israélo-palestinien.

 

Les archives nationales israéliennes ont publié des milliers de documents, enregistrements et témoignages datant de la guerre israélo-arabe du 5 au 10 juin 1967, des semaines qui l'ont précédé et des jours qui l'ont suivie.

A l'issue du conflit qui a opposé Israël à l'Egypte, la Jordanie et la Syrie, l'Etat hébreu a occupé la Cisjordanie, la bande de Gaza, Jérusalem-Est, le plateau syrien du Golan et la péninsule égyptienne du Sinaï.

La publication des minutes du « cabinet de sécurité » israélien permet d'accéder à des informations inédites sur cette guerre, déjà objet de nombreux recherches et ouvrages historiques.

Le 15 juin 1967, cinq jours après la fin de la guerre, les ministres du cabinet de sécurité ont ainsi discuté de différentes options pour les territoires occupés.

Le ministre des Affaires étrangères de l'époque, Abba Eban, a mis en garde contre « un baril de poudre », en soulignant les risques de l'occupation israélienne de la Cisjordanie et de la bande de Gaza, explicitant les termes d'une controverse qui divise toujours la société israélienne.

« Nous sommes en présence ici de deux populations, l'une bénéficiant de tous les droits civils et l'autre à laquelle on dénie ces droits », estime-t-il, dans un extrait publié par les médias israéliens.

« C'est un tableau de deux classes de citoyens qu'il est difficile de défendre, même dans le contexte de l'histoire juive. Le monde prendra parti pour le mouvement de libération de ce million et demi » de Palestiniens, ajoute-t-il.

La possibilité de transférer les Palestiniens vers d'autres pays a été évoquée pendant la réunion du cabinet de sécurité, le Premier ministre Lévy Eshkol estimant que « si cela dépendait de nous, nous enverrions tous les Arabes au Brésil ».

Ce à quoi le ministre de la Justice Yaacov Shimshon Shapira a objecté : « Ils sont des habitants de cette terre, et aujourd'hui vous la contrôlez. Il n'y a aucune raison d'expulser les Arabes et de les transférer en Irak ».

Et Lévi Eshkol de répliquer : « Ce ne serait pas un si grand désastre (...) Nous ne nous sommes pas infiltrés ici, nous avons dit que la terre d'Israël est à nous de droit ».

Ces documents permettent aussi de suivre l'évolution du moral du gouvernement pendant la guerre, de la crainte lors de son déclenchement à l'euphorie après la destruction de l'aviation égyptienne et les victoires israéliennes sur les fronts jordanien et syrien.


 
 

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  • Par ezekiel - 24/05/2017 - 8:24

    Responsables communautaires, où êtes-vous ? que faites-vous ?

    Nous célébrons aujourd'hui le 50ème anniversaire de la réunification de Jérusalem, capitale éternelle et indivisible de l'état d'Israël.

    Rien n'est organisé dans la communauté juive de Belgique pour célébrer cet anniversaire.

    C'est tout simplement inconcevable.

    Où est le CCOJB ? Où est la fédération sioniste ? Où est le Cercle Ben Gourion, où est le CCLJ ?

    Je vous avoue ne pas comprendre cette attitude et ce manque complet de solidarité avec Israël alors qu'il y avait ces jours-ci une occasion unique de la prouver par un événement qu'il était du devoir des responsables communautaires de mettre sur pied.

    Un juif bruxellois extrèmement frustré.

  • Par Mathias - 24/05/2017 - 14:45

    Je ne suis pas d'accord que la communauté organise une manifestation à ce sujet.
    De quel droit chacun de nous serait il privé d'avoir sa propre opinion ?
    Pour moi Jérusalem n'est pas indivisible, chaque partie doit avoir sa partie de la ville
    israël a droit à sa part et les arabes à celles que leur a pris Israël en 1967 par une occupation sans aucune légitimité

  • Par Willy bxl - 25/05/2017 - 0:35

    Mathia oublie que du 14 mai 1948 jusqu'au 6 juin 1967 la vielle ville de Jerusalem ainsi que la Judee et Samarie étaient sous occupation jordanienne et que les juifs ne pouvaient pas se rendre au Mur Occidental ou au mont du temple. Depuis la reunification de la ville, tous les citoyens du monde, quel que soit leurs convictions religieuses peuvent visiter, se recueillir ou prier sur lieu de leur culte.

  • Par Yoram - 25/05/2017 - 11:33

    Willy n'oublie rien de cette manie de tenter de justifier l'injustifiable en éblouissant autant de naïfs que possible.