Israël

Hommages et mémoires posthumes un an après le décès de Shimon Peres

Mardi 12 septembre 2017 par AFP

Israël commémore cette semaine le premier anniversaire de la disparition de Shimon Peres, avec différents hommages et la publication de mémoires posthumes de l'ancien président et Nobel de la paix. L'hommage officiel de l'Etat d'Israël se déroulera ce jeudi au cimetière national du mont Herzl à Jérusalem.

David Susskind et Shimon Peres

Shimon Peres (à droite), aux côté de David Susskind, fondateur du CCLJ

Le décès de Shimon Peres le 28 septembre 2016 à l'âge de 93 ans avait suscité une effusion de sympathie internationale et des dizaines de dirigeants du monde entier avaient participé à ses obsèques.

Les mémoires de Shimon Peres, achevés quelques semaines avant son décès et intitulés « No Room for Small Dreams : Courage, Imagination and the Making of Modern Israel » (« Pas de place pour les rêves étriqués : courage, imagination et la création d'Israël »), seront publiés ce mardi.

« Je ne regrette aucun de mes rêves », écrivait Simon Peres dans ces mémoires, « mon seul regret est de ne pas avoir rêvé davantage ».

L'ouvrage retrace le parcours de Shimon Peres, étroitement associé à l'histoire d'Israël : le départ de Pologne, la déclaration d'indépendance, le programme nucléaire dont il fut l'un des architectes, la fameuse opération de libération des otages d'Entebbe (Ouganda) quand il était ministre de la Défense, l'accession d'Israël au rang de « nation startup », et l'entreprise de paix avec les Palestiniens et les Arabes.

« Au moment où j'écris ces lignes, nous sommes confrontés à de nouveaux dangers. Le déclin de la tolérance. La montée du nationalisme. Le monde au sommet d'une prospérité inégalement partagée », écrivait-il, tout en affirmant rester « optimiste ».

La science était l'une de ses grandes préoccupations. Le Centre Peres pour la paix qu'il a fondé en 1996 accueillera demain son successeur, le président Rivlin, ainsi que des chefs de grandes entreprises internationales pour une conférence sur l'innovation. « Nous allons peut-être bientôt découvrir que c'est l'innovation, et non pas les négociations, qui rend la paix possible », écrivait encore Shimon Peres dans ses mémoires.

L'hommage officiel de l'Etat d'Israël se déroulera ce jeudi au cimetière national du mont Herzl à Jérusalem. Un timbre a été édité à sa mémoire.

Dernier des pères fondateurs de l'Etat d'Israël, Shimon Peres était aussi le dernier survivant des trois récipiendaires du Nobel de la paix 1994 récompensant leur implication dans le premier accord d'Oslo, censé tracer la voie de la paix avec les Palestiniens et les Arabes. 

Dans son éloge funèbre, le président américain Barack Obama l'avait classé parmi les « géants du 20e siècle ».


 
 

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