Conflit israélo-palestinien

Israël à la croisée des chemins ?

Samedi 5 août 2017 par Claire Rozen, Secrétaire générale de JCall Belgique

Afin de faire le point sur le conflit israélo-palestinien et la solution à deux peuples et à deux Etats, JCall Belgique a invité Ami Ayalon, ancien contre-amiral de la Marine israélienne et ancien directeur du Shin Beth (sécurité intérieure), ainsi que Shaul Arieli, ancien colonel de Tsahal, ex gouverneur de la Bande de Gaza, chef de délégation lors des négociations israélo-palestiniennes sous les gouvernements Yitzhak Rabin et Ehud Barak. La conférence s’est tenue le 19 juin 2017 au Parlement européen.

De gauche à droite: Shaul Arieli, Guy Haarscher (JCall Belgique), Ami Ayalon, David Chemla (JCall Europe)

A propos de la faisabilité de la solution à 2 états Shaul Arieli dresse d’abord un état des lieux en ce qui concerne la Cisjordanie et les colonies, d’un point de vue territorial et démographique.

Il en ressort le constat que le projet politique de colonisation visant à inverser la balance démographique en faveur de la population juive a échoué. Annexer ne fut-ce qu’une partie de la Cisjordanie (hormis les alentours de Jérusalem) mettrait en danger le principe d’un état juif et démocratique vu que la majorité de la population est palestinienne.

Il aborde ensuite les différents points prévus pour un accord et qui formeraient un « package deal » : échange de territoires, sécurité, Jérusalem, retour de réfugiés palestiniens.

Shaul Arieli conclut en soulignant la possibilité de séparation et d’une solution à 2 états, mais un chemin encore long reste à parcourir pour convaincre les deux administrations, israélienne et palestinienne, que c’est la seule voie possible pour un accord permanent.

Ami Ayalon fait part de ses considérations d’un point de vue éthique, « le juste équilibre entre identité juive et démocratique », en insistant au préalable sur la seule solution possible : celle à 2 états.

Il soulève le problème du sens d’une victoire, quel en est le but véritable et reprend le concept de « guerre juste et injuste » de Michaël Walzer pour expliquer la désaffection de la communauté internationale vis-à-vis d’Israël.

Pour lui la politique d’annexion mettra fin à notre identité et à un état juif .

Enfin, Ami Ayalon explique pourquoi les juifs de diaspora ont non seulement le droit mais aussi le devoir de s’exprimer.

Pour lire les comptes rendus des exposés de Shaul Arieli et Ami Ayalon ainsi que les questions /réponses lors de la conférence du 19 juin 2017 au Parlement Européen :

http://fr.jcall.eu/a-la-une/israel-a-la-croisee-des-chemins-conference-organisee-le-19-juin-2017


 
 

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http://www.respectzone.org/fr/
  • Par ezekiel - 11/08/2017 - 8:37

    Voilà un nouvel article d'une toute grande objectivité émanant de J Call Belgique dont on ne trouve nulle part les statuts au Moniteur belge donc travaillant dans la clandestinité la plus totale.