Au CCLJ

Sylvie Poffé, nouvelle directrice culturelle du CCLJ

Lundi 6 janvier 2020 par Géraldine Kamps

Depuis le 3 décembre 2019, Sylvie Poffé a repris les rênes du département Culture au CCLJ. Elle succède ainsi à Jean-Marc Finn qui a occupé ce poste pendant près de huit ans, avec le dévouement et le professionnalisme que l’on sait. Merci encore à toi Jean-Marc et bienvenue à Sylvie ! Rencontre.

On connaît votre nom de Bel-RTL où vous êtes resté journaliste pendant près de douze ans. Votre carrière professionnelle avant cela était déjà riche. Expliquez-nous quel a été votre parcours ?

Je suis née à Bruxelles, mais j’ai vécu une partie de mon enfance au Congo, en suivant mon père, qui y gérait un manège d’équitation. Il a ensuite été engagé comme entraîneur de l’équipe olympique algérienne, et nous avons donc passé six mois en Algérie, avant de rentrer en Belgique, du côté de Saint-Hubert, dans les Ardennes. Je suis revenue sur Bruxelles vers l’âge de 11 ans, en étant scolarisée à l’Institut Montjoie jusqu’à ma rhéto. J’ai ensuite fait deux candidatures en Droit à Saint-Louis, et puis une Licence (Master) en Communication à l’ULB. J’ai travaillé comme attachée de presse pour Armand de Decker pendant une année, puis en radio pour R(ossel)FM d’abord, avant la RTBF au début des années 90, et pendant dix ans, sur Bruxelles Capitale, Radio 21 et La Première.

Votre ex-mari Richard Ruben a souhaité ensuite s’installer à Paris, et vous êtes devenue sa productrice ?

J’ai d’abord travaillé en Relation Presse Télé pour placer des personnalités dans des émissions et programmes télé. Et puis, quand Richard a commencé à faire des salles à Paris, après avoir fait des premières parties, je me suis occupée de produire ses spectacles et d’en assurer la communication, pendant cinq ans. C’est en partie pour le confort de vie que nous sommes revenus à Bruxelles en 2007, lorsque j’ai commencé à travailler pour RTL.

Aviez-vous une idée plus jeune de quel serait votre parcours ?

Pas du tout, tout est venu un peu par hasard dans ma vie. Ma voix a été remarquée, ce qui m’a orientée vers la radio. J’ai vu ici cette annonce diffusée par le CCLJ et j’ai considéré que c’était une opportunité pour moi de revenir vers le secteur culturel qui m’a toujours beaucoup plu. Je connaissais Regards et j’ai beaucoup d’amis journalistes qui me parlaient très favorablement du CCLJ. Je suis sensible aux valeurs qu’il porte et défend, alors si je peux combiner cela avec mon travail, c’est magnifique !

Quels sont vos liens avec la communauté juive ?

Ma grand-mère paternelle était juive et mon père m'a souvent parlé de sa judéité. Quand j’ai rencontré Richard, j’ai très vite été intéressée à m’y replonger. Il voulait que ses enfants soient juifs, je me suis donc convertie en 1995 avec le rabbin Benizri. Ce sont surtout les parents de Richard qui ont transmis à nos deux enfants leur identité juive, et ils se sentent d’ailleurs tous les deux très juifs !

Comment envisagez-vous la direction de la Culture que vous avez reprise en main ?

Je n’ai pas pour ambition de révolutionner les activités de cette maison qui roule, mais j’essayerai d’y apporter un peu de sang neuf, c’est possible même à 55 ans ! J’aimerais y renouveler un peu, par exemple, le panel des intervenants, en proposant de nouveaux invités, philosophes, historiens… Continuer à divertir les gens et à les satisfaire, avec des activités qui mènent à la réflexion et à la discussion. 2020, qui fêtera le 60e anniversaire du CCLJ, devrait être une excellente occasion.


 
 

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